Économie et Finance
Resume
Mes opinions sur l’économie et la finance
1) Quelque généralité et concept important
1) 1) L’économie physique
Tout d’abord voici un schéma expliquant ma vision de l’économie.
Pour moi un système économique est une énorme boite noire qui prend en entre des ressources naturel (eau, air, terre , animaux minerais, pétrole,…), des ressources humaines (des travailleur plus ou moins qualifié et plus ou moins en bonne santé,...) et du capital (machine, maison, infrastructure, connaissance,…). En sortit de cette boite noires on a des modification du capital (usure, entretient, remplacement, création de machine,…), des modification de l’environnement (pour l’instant on ne fait que produire des déchets mais un jour peut être que l’on produira de la restauration environnement) et des modification des ressource humaines(on produit du soin, des maladie professionnelles , temps libres, des bien de consommation, une répartition de ses biens, de la formation, des mort, des enfant, du soin au enfant,…). A noter que les déchet et autre modification de l’environnement ont également un effet sur la santé des humains.
Bien sur c’est un modèle très simpliste auquel on peut trouver plein de défaut comme par exemple le fait de ne pas laisser de place à obsolescence du capital grâce au progrès technologique ou de séparer de manière bien trop forte l’homme de son environnement, mais je le pense suffisant pour expliquer comment je vois l’économie.
Pour moi le but de l’économie c’est d’étudier scientifiquement comment fonctionne actuellement cette boite noire et de ce qui se passerait si on modifié certain paramètre de cette boite noire.
Et le but d’une politique économique c’est de décider qu’elles sont les critères de sortit que l’on veut modifier puis de consulter les économiste pour savoir comment les atteindre. La conséquence de cela c’est que tout économiste qui vous dit à la télé ce qu’il faut faire est un charlatant. Ou plutôt sur la question son avis a le même poids que celui de n’importe qu’elle citoyen. Là ou il a une expertise c’est sur ce qui va se passer si on fait une modification. Et encore à condition que la dite modification porte sur un sujet qu’il a étudié car l’économie c’est vaste (trop vaste pour que chaque aspect soit connus même superficiellement par un seul homme).
Personnellement je pense que le but d’une bonne politique économiques doit être de maximiser les critères que j’ai mis en vert sur le schéma (temps libre, soin et confort matérielle,….) et de minimiser ceux en rouge (mort, maladie,...). Et il faut trouver une répartition efficace et juste des revenue, du travail et du pouvoir.
Pour moi les autres sortit sont également important mais se sont des moyens et non des fin. Je veux bien entendu que l’on augmente le stocke de maison et que l’on diminue les atteintes à l’environnement mais uniquement si cela sert à augmenter le bien être des humains. Or actuellement dans la bouche des politicien ou des pseudo économistes ses dernier sont souvent considéré comme des fins en soit qui justifierait que l’on sacrifie la santé et le confort des humains. En effet on nous rabâche à longueur de journée que pour produire plus de bien il faudrait faire travailler les gens plus et dans des condition moindre quitte a ce que cela provoque plus de maladie professionnelle et de mal-être. Et cela sans se poser la question de l’utilité des dit bien pour les humains. Au contraire on nous dit qu’il faudrait réduire la production de bine qui sont extrêmement utile pour l’homme comme les soins ou l’éducation au nom de considération absente de mon schéma : les considération financière.
En effet sur mon schéma il n’est point gnostique de monnaie, de dette ou de système bancaire. Et pourtant c’est ce qui vient immédiatement en tête lorsque l’on parle d’économie. La raison c’est que pour moi la finance c’est juste des statistiques qui sont collecté pour permettre au décideur de prendre des décision et des règles qui contraigne ceux qui ne sont pas tout en haut de l’échelle social à agir d’yen certaine manière.
Pour moi la finance c’est quelque chose qui ne contraint en rien nos dirigeants. Ou plutôt c’est comme en informatique : on peut tout faire. L’argent, les dettes, le PIB se sont des chiffres sur des bout de papier. Ce qui importe c’est ce qu’ils sont censé mesuré et qui est la seul chose qui importe vraiment : l’économie physique.
Quand on parle de s’il faut augmenter l’age de départ en retraite la question, n’est pas de savoir si c’est nécessaire pour équilibrer un budget. Ça on peut toujours simplement en appuyant sur un boutons. La question c’est est ce que l’on maque de travailleur et est ce que ça va permettre de combler ce manque et est ce que c’est la meilleur méthode.
Quand on parle de si il faut ou non augmenter le nombre de lit d’hôpital la question n’est pas de savoir si on peut le financer (on le peut toujours). La question est : est-ce que l’on a assez de personnelle correctement formé. Si non comment s’en procurer. Qu’elle impact sur les autre secteur ? Est ce que l’on a assez de matière première,… Le comment on le fiance c’est une affaire de spécialiste qui s’arrange entre eux. L’intendance suivra comme disent les généraux médiocre.
1) 2) Le marche
Pour moi, le marché est l’un des nombreux outils dont on dispose pour organiser l’économie. Comme tous les outils, il a ses avantages et ses inconvénients. Comme tous les outils, il est parfaitement adapté à certaine situation et parfaitement inutile dans d’autre. Même le meilleur des marteaux ne sert à rien pour visser une vis. Pour moi les ayatolas du marché et les anticapitalistes forcenées sont tout autant incompréhensible l’un que l’autre. Pour moi dans les deux cas, c’est s’interdire de penser et de tester des solutions innovantes au nom de dogmes aberrants.
Pour moi dans certain cas comme l’assurance santé ou l’électricité l’expérience montre clairement qu’un monopole d’état fonctionne mieux que des entreprises en concurrence sur un marché (quand je parle d’expérience je parle de meta-étude publié dans des revues à comité de lecture). Mais dans d’autre domaine le marché à prouver sa supériorité. Pour moi ce qu’il faut c’est une société qui fasse à un problème essaye toute les solutions possibles, sans dogmatisme, jusqu’à trouver celle qui fonctionne le mieux. Ou alors qui s’appuie sur les études des économistes et les expériences des autres pays pour choisir sa politique.
D’ailleurs au passage l’ensemble des solutions ne se limite pas à mettre en place un marché ou un monopole d’état. Au cours des siècles l’humanité à essayer des dizaines de façon différentes d’organiser l’économie. Et il en existe probablement encore des centaines que l’on n’a même pas encore imaginées.
1) 3) Les normes
Actuellement beaucoup de gens fustigent les normes. Et je vais vous surprendre mais je pense que c’est à raison. Je pense que les normes actuelles sont souvent le fruit de la corruption de nos dirigeant et ont pour unique but de favoriser les grandes entreprises au détriment des petit ou des concurrent étranger. Et c’est pareille pour les impôts, les lois et les autre tracasserie administratives.
Mais la solution à de mauvaise norme ou à de mauvais impôt ce n'est pas de supprimer les impôts et les normes. Pas plus que la solution à un mauvais médicament c'est de supprimer tout médicament.
Les normes à la base c'est un truc positif. Tout le monde apprécie d’avoir la garantit que les produits qu'il achète sont sans danger, sans avoir à devenir un spécialiste de l’industrie qui l'a produit. Tout le monde apprécie que le voisin n'ai pas le droit de déverser des produits toxiques dans la rivière où ses enfants se baigne. La vie en communauté et la bonne marche du commerce nécessite des normes, des loies , des administration et des impôts.
1) 4) Le libéralisme est plus efficace
Les esclaves sont plus obéissants et serviles que les hommes libres. Autrement dit, il vaut mieux demander poliment avec un flingue à la main plutôt que juste poliment. Avec l'esclavage, pardon le libéralisme (je ne sais pas pourquoi je confonds toujours les deux), lorsque l'on est riche on demande et l'autre s’exécute sans poser de question. Par contre, avec un système plus égalitaire il faut qu'il ait envie de le faire. Et convaincre les gens de se comporter en esclaves ce n'est pas facile. On y arrive mais ce n'est pas facile. Les managers en savent quelque chose.
C'est une réalité que personne ne nie mais même si moi aussi j'ai de gros revenus, cela ne me convainc pas pour deux raisons :
-
La première c'est le risque que la situation s'inverse.
Un jour notre pays ou notre profession risque de ne plus faire partie des privilégiés. Ou alors un accident de la vie risque de nous faire perdre notre statut. Ou alors pour maintenir ce statu quo très avantageux on risque de devoir se battre ou faire la guerre et perso je n'ai pas envie.
Perso j'accorde beaucoup plus d'importance à la tranquillité d'esprit et à la sécurité qu'à... (fin de phrase un peu floue). En fait je ne sais même pas ce que l'on peut faire avec de l'argent. Perso j'ai beau avoir des revenus nets après impôt de 5000 euros, je n'arrive pas à dépenser plus de 800 euros par mois. Je ne vois juste pas quoi acheter.
Même en voulant je ne pourrais pas dépenser plus. Si j'avais une femme, des enfants, je suis sûr qu'ils trouveraient à ma place mais je n'en veux pas.
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La deuxième c'est que le libéralisme entraîne une impossibilité totale de traiter les problèmes écologiques. Et je ne parle pas du réchauffement climatique.
Je parle du fait d'avoir accès à de l'eau non contaminée aux pesticides ou un air sans particules fines ou des routes sans voitures pour pouvoir faire mon jogging le soir.
En gros, avec le libéralisme la qualité de vie accessible même avec de l'argent infini diminue. Ou plutôt ce que je valorise n'est plus accessible même en étant millionnaire.
1) 5) Bernard Arnault et l’éloge des entrepreneures
Bernard Arnault est un censuré qui n’a jamais créé la moindre richesse, ni pris le moindre risque de sa vie. Il a fait jouer ses relations avec Laurent Fabius pour obliger le propriétaire de l’entreprise qu’il a achetée à lui céder son bien à lui plutôt qu’à un autre.
Et pour ce faire il a reçu un prêt garanti par l’État et des subventions parfaitement illégales et pour lesquelles il a d’ailleurs fini par être condamné. Il n’a pas racheté cette entreprise avec son argent mais avec celui de l’État. Et si cela avait échoué et que l’entreprise avait fait faillite, il aurait revendu avec une moins-values et serait resté millionnaire.
Et même dans le cas où il aurait fini ruiné, ses relations lui auraient permis de retrouver facilement un poste de PDG de boîte du CAC 40 et il serait redevenu millionnaire. Le risque qu’il a pris c’est de passer pour un con, pas de finir ruiné.
Dire que l’on a besoin de ce genre d’énergumène et plus généralement des investisseurs pour moi, c’est une négation du réel. On a besoin d’eux parce que l’on a passé des lois et organisé la société de manière à ce que l’on soit obligé de leur demander l’autorisation avant de faire quoi que ce soit. À ce qu’ils soient nos maîtres et que nous on doive leur obéir.
Et cela conduit à des décisions très efficaces pour maximiser la valeur d’échange produite par notre société mais au prix de totalement négliger la création de valeur d’usage. Or c’est la valeur d’usage qu’une société doit créer pour être prospère. Songez à ce que LVMH détruit et mettez-le en regard de ce qu’elle produit (en gros de la drogue, de la frustration artificielle, de l’envie et des sacs à main de mauvaise qualité) et venez me dire que c’est une entreprise qui produit de la valeur.
De plus historiquement l’humanité n’a jamais eu besoin que des oligarques de ce genre nous diriges pour créer de grandes choses. Pour créer l’hôpital public, EDF, TotalEnergies, la SNCF et plus généralement pour reconstruire la France après-guerre et créer la plupart des entreprises actuelles on n’a pas eu besoin des investisseurs.Et d’ailleurs parfois on n’a pas eu besoin de l’État non plus, les cotisations gérées en démocratie directe par leur bénéficiaire au sein d’organismes indépendants de l’état et du marché suffisait.
1) 6) Migration du libéralisme vers féodalisme
Actuellement dans l‘agriculture les terres agricoles sont de plus en plus regroupés entre les mains de quelques grands propriétaires qui font de gros investissement pour produire à bas coût de grande quantité de céréale. Pour être rentable ses agriculteurs ont besoin d’exporter et en conséquence supporte l’adoption d’accord de libre-échange.
Tout ceci entraîne une baisse des prix. À tel point qu’il passe en dessous du prix de production de la plupart des petits agriculteurs, y compris le métayer de mes parents. Il décide donc d’arrêter l’exploitation et personne ne se propose pour le remplacer. Mes parents se retrouvent avec des terres qui coûtent en taxe foncière mais ne rapporte plus rien.
Résultat ils sont obligés de vendre à prix bradé à ses gros agriculteurs qui vont achever ainsi la concentration des terres entre quelque main. Et comme ce résultat se produit pour tous les actifs productifs et pas seulement la terre, mes parents ne pourront pas réinvestir l’argent perçu dans un actif productif financièrement équivalent.
Pour prendre un cas que je connais, dans les actions malgré une multiplication des dividendes par 5 en 20 ans, le rendement des actions américaines sur dividende est passé de 3% à 1,5% car leur prix a été multiplié par 10 du fait de leur raréfaction (ce sont des valeurs approximatives).
En effet une part de plus en plus important des actions sont détenues par un petit nombre de personne qui n’ont aucune envie de les vendre.
Pour l’immobilier en France on est en retard par rapport à d’autre pays mais bientôt on sera comme aux Etats-Unis dans une situation où il est impossible d’investir dans la pierre à des prix raisonnables, car tout appartient déjà à un petit nombre ultra riche qui ne veulent pas vendre et au contraire acquière toujours plus de bien à des prix délirant.
Résultat mon rêve de devenir rentier même avec un million d’euros devient hors d’atteinte. Si rien n’est fait mon destin risque d’être le même que celui des autres travailleurs à savoir me retrouver obliger de travailler contre à peine le minimum vital sans avoir le pouvoir d’exiger des conditions de travail décente. En bref un serf qui travaille pour des nobles. Pas un esclave, car j’ai des droits. Mais plus un salarié, car je n’ai plus toutes les protections et le niveau de vie qu’accordée le droit du travail et les luttes syndicales.
Et mes maîtres ne seront plus des bourgeois mais des nobles car contrairement à un bourgeois ils ne sont pas soumis aux lois, ne paye pas l’impôt (alors qu’l concentre entre leur main la majorité des revenues du pays), doivent leur position à leur héritage et à leur proximité avec le pouvoir politique, vivent d’une rente sur un monopole et non des profits d’entreprise sur un marché concurrentiel. Bref c’est une sortie du capitalisme vers un régime féodal
Pour moi c’est un sujet sur lequel Marx avait tort. Il pensait qu’il y aurait dans le capitalisme une baisse tendancielle du taux de profit qui le mènerait fatalement au communisme. Pour moi il n’y a jamais eu de baisse du taux de profit des entreprises autre que conjoncturelle. Par contre, il y a une baisse tendancielle du rendement des actifs financiers provoqué par une forme particulière capitalisme qui le mène au féodalisme.
2) Bourse et finance
2) 1) Introduction
Si vous avez passé ne serait ce que 5 minutes sur internet à faire des recherche sur comment placé votre argent, vous avez sans doute lu qu’il fallait absolument investir votre argent sur un ETF MSCI WORLD car sur le long terme çà ne fait que croire depuis au moins les années 1920. Que certes il y a des crise mais que les pertes qu’elle engendre sont général résorbe en moins de 5 ans (le record étant 10 ans). Que non seulement ça ne fait que croître mais qu’en plus c’est la classe d’actif qui croit le plus sur le long terme.
En gros investissement passif en action à condition qu’ils soit sur un indice suffisamment diversifié serait sans risque et extrêmement rentable. Donc pourquoi se privé. La réponse est simple : les performance passé ne garantisse pas les performance futures.
Autrement dit ça me fait une belle jambe de savoir que si il y a 50 ans j’avais investi tout mon argent dans un ETF world ou dans le S&P 500 je me serais fait des couille en or. Ce qui m’intéresse c’est de savoir si le faire aujourd’hui me permettra de m’enrichir. Pour la savoir il faut établir une théorie permettant d’expliquer les performance passé des actions afin de déterminer si ses performances vont être pérennes.
2) 2) comment évaluer prix d’une action
Pour moi on a l’égalité suivante :
Pm*I= D
Avec :
-
Pm = Prix maximum d’une action
-
I = taux d’intérêt des obligation d’état actuelle net d’impôt ajuste de l’inflation futur moyenne
-
D=retour total net d’impôt futur aux actionnaire ajuste de l’inflation en moyenne par an et par action
La raison c’est que si on gagne autant voir plus en prenant une obligation d’état alors on va prendre une obligation d’état.
Attention le retour total au actionnaire ce n’est pas seulement les dividende ou les rachat d’action mais également les investissement de l’entreprise qui vont permettre d’accroître ce que possède l’entreprise et donc in-fine les actionnaires (si on considère que les actionnaires sont les propriétaire de l’entreprise et donc de son patrimoine même si juridiquement les entreprise sont des personne moral et donc ne peuvent pas avoir de propriétaire depuis l’interdiction de l’esclavage).
C’est aussi l’accroissement (ou la diminution )futur du prix de l’action. Ou pas car on pourrais argumenter que ce n’est pas vraiment un retour aux actionnaire. En effet lorsque le prix de votre maison double est ce que vous êtes plus riches ? Si seul le prix de votre maison double alors oui vous êtes plus riches mais si le pris de toutes les maison double alors ça se discute.
Personnellement je suis de ceux qui considère que la variation du prix des maison ne doit pas être considérer comme un enrichissement, mais c’est un long débat assez inutile donc je ne vais pas développer ma position. On va juste dire que cette méthode dévaluation de la valeur pose un premier problème qui est que définir le retour au actionnaire n’est pas totalement évident.
Mais on va simplifier le problème et adopter la méthode la plus consensuel dans le monde de la finance et dire que le retour au actionnaire c’est le cash flow.
Donc on a :
PM = Cf/I
avec : Cf = Cash-flow futur ajuste de l’inflation moyen par an et par actio
Mais on a encore un gros problème : on ne connaît pas le futur. Du coup on ne peut pas connaître les cash-flow futur ou l’inflation futur pour faire les ajustement.
La chacun a sa méthode mais la méthode la plus simple si on est en zone euros ou en zone dollars c’est de prendre 2 % pour l’inflation car c’est la cible des banque central européen et américaine et que jusqu’à pressent elles n’ont eu aucun problème à atteindre leur cible et que rien ne laisse penser que ce ne sera pas le cas dans le futur.
Quand au cash-flow c’est là que ça se corse vraiment. Si on est un grand fond d’investissement on est censé faire de longue étude pour déterminer les cash-flow, les plus probable dans différent scenarios et faire son choix. Mais on peut aussi ne pas s’embêter et prendre les cash-flow futur prévus par la direction de l’entreprise pour les 5 prochaines années et considérer que les cash-flow continueront d’augmenter dans les même proportion ensuite. Après tout on cherche un prix maximal et a part dans le cas des GAFAMc’est assez rare que les entreprise fasse régulièrement mieux que ce qui était prévu par leur dirigeant.
On a donc :
Pm =(Cf/1,02)/(I-0,02)
Donc si on suppose que :
P = Pm-Pr
avec
-
P = prix des actions
-
Pr= prime de risque
Alors pour que le prix des action augmente il y a trois possibilité :
-
Soit les cash flow augmente plus que prévus
-
soit les taux d’intérêt baisse
-
soit la prime de risque baisse
Dans le passée le progrès techniques, la mondialisation, l’explosion démographique ont conduit à ce que les cash flow explose au-delà de toute espérance. Et les politique néo-libéral et 70 ans de croissance boursière ininterrompu des marche boursière ont conduit a ce que la prime de risque diminue. Les taux d’intérêt ont également diminué de manière constante sans que la raison en soit très claire mais je dirais que c’est une conséquence de tout ce qui a été dit plus haut.
Mais maintenant essayons de regarder le futur(exercice bien plus casse-gueule).
Actuellement pour la prime des risques sont à des plus bas historique donc j’ai des doutes sur le fait qu’elle puissent encore baisser.
Sur les taux d’intérêt dans un futur proche il devrait encore baisser mais dans un futur plus lointain la transition énergétique, la raréfaction des ressource et l’augmentation des crise géopolitique devrait au contraire créer des crise inflationniste qui obligeront les banque central a monter leur taux pour maintenir l’inflation à 2 %. Donc sur le long terme, pour moi, pas de secoure non plus de ce cote là.
Par contre sur les cash flow sur le long terme on ne peut pas savoir. D’un cote je pense que l’on sous estime grandement le futur décollage de l’inde et de l’Afrique et le progrès technologique. Mais d’un autre cote le futur me semble peuplé de crise existentielle comme le réchauffement climatique, la montée des inégalité, la monte des tension géopolitique,….
2) 3) Dans qu’elle classe d’actif investir
Cependant il faut bien faire quelque chose de son argent (lorsque l’on en a). Le militant en moi bien sur diras que le meilleur des investissement c’est de financer des médias indépendant, des syndicat, des partit politique qui défende vos intérêt et évite qu’un monde dystopique n’advienne. Ou alors de financer la création d’une communauté local résiliente aux crises et solidaire où vous aurez une place de notable.
Mais je suis particulièrement radin et anxieux vis a vis de l’argent donc je ne peut me résoudre a donner tout mon argent durement gagné. J’ai besoin de me constituer un matelas de sécurité conséquent. Il faut donc choisir sur qu’elle classe d’actif investir et dans qu’elle véhicule d’investissement.
Sur les classe d’actif il y en a que 3 différentes :
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les obligation
-
l’immobilier
-
les actions
-
les matière première/ métaux précieux
-
les
arnaquesles investissement exotique comme les bouteille de vin , les œuvre d’art ou les cryptomonnaie. Je les mentionne pour être exhaustif mais je ne vais pas perdre mon temps à les considérer sérieusement. Ils sont parfois rentable au même titre qu’un ticket de loto est parfois rentable.
Si le monde continue sa course vers la croissance, la mondialisation et les politique néo-libéral et que les conséquence écologique ne se font pas trop sentir ou sont compensé par le progrès technologique alors comme dans le passé les action seront le meilleur investissement.
Par contre si la mondialisation s’arrête, que les taux d’intérêt augmente durablement et que la croissance mondai se stop alors c’est plus difficile a savoir. Dans un tel scenarios il est probable que plusieurs état fassent défaut sur leur dette. Il est probable que le marche de l’immobilier se retourne car en plus de la hausse des taux, la fin de la la mondialisation signifiera sans doute également la fin de la métropolisation. Quand aux action et au matière première personne ne peut savoir. Peut être que dans se scenario sa augmentera et peut être que sa baissera mais moins que le reste ou alors les action des multinational qui trust les indice effondrerons et c’est en fait le pire investissement possible. Cependant il me semble que les actions est l classe d’actif qui a le plus de chance de surpasser les autres. En effet il me semble plus probable de voir les état faire défaut sur leur dette que de voir les grande entreprise ne pas réussir à s’adapter au changement ou ne plus être soutenue par les état s’il n’y arrive pas.
Et le meilleur véhicule investissement pour investir en action en terme de facilite, de sécurité, de volatilité et de performance est et restera l’ETF monde. Mais je donnerais plus d’élément sur se sujet dans la partie suivante et à la fin de la partie ou je dit ce que je pense des IA et de la frénésie d’investissement récent dans ce domaine.
2) 4) Pourquoi je ne crois pas a la gestion active
On dit souvent que 80 % des investisseurs professionnels ne batte pas l’ETF monde mais à mon avis il y en a même zéro sur le long terme. Ou plutôt, pour moi, les rares qui y parviennent comme Warren Buffett le doivent à la chance et non à une méthode secrète qui n’aurait jamais été découverte par d’autres ou à des dons exceptionnels qui confinent au surnaturel.
Je le pense non pas parce que j’ai une preuve mais parce que c’est ce qui me paraît le plus probable (et de loin). En effet il est possible qu’il existe des gens avec des capacités exceptionnelles jamais détectées chez aucun autre être humain et qu’elles leur permettent d’évaluer les performances futures des actions en bourse. Il est également possible qu’ils aient inventé des méthodes qui fonctionnent et que personne d’autre n’ait réussi à redécouvrir ou à répliquer (et que cette méthode continue à fonctionner malgré les modifications régulières du fonctionnement des marchés ou dans l’économie). Mais c’est très improbable.
Par contre, si des centaines de milliers d’investisseurs professionnels sélectionnent des actions au hasard (et ne soyons pas naïfs, in fine la plupart des gérants choisissent leurs actions avec la méthode éprouvée du pifomètre et maquillent cela derrière des calculs savants qui n’ont rien à envier à l’astrologie en termes de légitimité scientifique), alors naturellement il y en a un petit nombre qui va réussir à surperformer le marché sur le long terme. C’est extraordinaire de gagner au loto mais ce n’est pas extraordinaire qu’il y ait un gagnant du loto.
Il y a un côté circulaire dans ma démonstration mais en gros ça se résume au fait que tant qu’ils ne révéleront pas leur méthode miracle d’investissement de manière suffisamment détaillée pour qu’elle soit répliquée par n’importe qui, alors je ne croirai pas qu’elle existe. Il me faut plus que leur simple parole pour croire qu’ils possèdent un savoir que les armées de traders payés des millions, assistés par des supercalculateurs, n’ont jamais réussi à trouver.
Je ne crois pas au discours des gérants qui disent qu’ils savent mieux que les autres ou qu’ils travaillent plus. Ils ne m’ont pas fourni suffisamment de preuves pour ça. Et en même temps, s’ils divulguaient cette méthode, alors elle serait immédiatement caduque. En effet, s’ils la possèdent et qu’ils la fournissent alors elle sera immédiatement répliquée par tous, ce qui fera que les prix des actions repérées comme sous-évaluées par cette méthode monteront et qu’il n’y aura plus d’opportunités d’achat. En fait tout est question de comment on explique le fonctionnement des marchés financier. Est-ce que l’on croit que les gérants sont des gens très intelligents disposant de savoir auquel on a pas accès, qui travail beaucoup et qui sont dévoue à la satisfaction de leur client. Où est ce que l’on pense que se sont des gens ordinaires qui comme nous n’ont rien appris d’utile à l’université (inutile ne veut pas dire inintéressant), avance à l’aveugle et défende uniquement leur intérêt en se fichant de toute notion d’éthique.
La réalité est sans doute moins extrême, mais je pense qu’elle est plus proche de la deuxième option. Faire confiance dans l’humain n’est pas mon fort, surtout lorsque l’on parle d’argent. Et je déteste idolâtries sous toutes ses formes. Moi je suis d’avis de brûler les idoles, les églises, les drapeaux et les statues. Et je me trompe peut-être mais ton discoure sur ce gérant ça ressemblait beaucoup à de l’idolâtrie.
2) 5) Les banques centrales indépendantes ou au service du politique
Souvent à gauche, on est très critique de l’indépendance des banques centrales qui a été mis en place un peu partout sur la planète dans les années 70/80.
La plupart des mouvements de gauche aimeraient que la banque centrale soit de nouveau sous le contrôle du politique et qu’elle finance de nouveau directement le budget de l’État.
Cependant, personnellement, je considère que l’indépendance des banques centrales est l’une des rares bonnes choses mises en place par les néolibéraux. Mais là, je mets la charrue avant les bœufs et je vais d’abord expliquer quelles sont les deux modèles qui s’affrontent ici.
Pour faire simple, en ce qui concerne la gestion de la monnaie, traditionnellement, 3 modèles s’affrontent :
2) 5) 1) Le modèle de la droite libéral
L’ancien modèle de la droite avant l’effondrement du libéralisme classique dans les années 20/30, mais qui est aussi celui des soutien du bitcoin : il ne doit pas y’avoir d’institution publique comme une banque centrale qui gère la monnaie. Ce sont des banques privées en concurrence qui doivent décider et de manière décentralisée quelle quantité de monnaie imprimer et à qui la prêter.
C’est le modèle en place aux USA jusqu’au début du 20 iéme siècle, mais qui a été abandonné pour diverses raisons plus ou moins avouables. L'argument le plus avouable étant que ce système provoquait une instabilité financière permanente et de graves crises financières à répétition.
Cependant, en dehors des USA, très tôt, pour pouvoir financer les coûteuses guerres européennes, les droites se sont résignées à l’existence d’une banque centrale.
Mais dans ce cas-là, ils souhaitent qu’elle soit le plus possible contrôlée par des acteurs privés ou qu’elle soit contrainte à respecter une règle comme l’étalon or (du moins en temps de paix) qui revient à ne jamais utiliser le pouvoir monétaire.
En un mot, pour eux si le privé ne peut pas avoir le pouvoir monétaire, alors personne ne doit l’avoir (sauf s’il s’agit de financer l’armée).
En dehors des cercles libertariens partisans du bitcoin, qui tentent de ressusciter ce modèle avec des arguments pseudo-scientifique, il a été abandonné, car il provoque bien trop de misère et de crise financière.
Sans compter qu’il offre un pouvoir bien trop important aux riches qui la contrôlent (sans doute un hasard si les plus fervents promoteurs du bitcoin sont les milliardaires de la Silicon-Valley.
2) 5) 2) Le modèle traditionnel de la gauche
Le modèle traditionnel à gauche consiste à ce que la politique monétaire soit entre les mains du gouvernement.
C'est-à-dire que ce soit le gouvernement qui décide à qui, pour combien et à quelle condition la banque centrale prête ou donne de l’argent (et il peut obliger la banque centrale à lui donner de l’argent). Ce modèle a d’énormes avantages et l’expérience a montré qu’il était bien plus stable que le précédent.
Par exemple, contrairement au précédent, il permet une stabilité financière totale. En introduisant un acteur publique tout-puissant, qui peut imprimer à tout moment de l’argent à l’infini et qui a la pouvoir de contraindre tous les acteurs de la fiancer à respecter les règles qu’il édicte, on peut créer des actifs sans risque comme les bons du trésor sur lequel le système financier peut se reposer.
Avec un acteur public qui n’est pas contraint de faire des bénéfices pour survivre et donc de respecter les règles du marché, on peut faire des politiques contracyclique.
C’est-à-dire se mettre à prêter durant les périodes de crise où on ne sait pas qui est solvable ou non. On a un préteur en dernier ressort qui élimine totalement le risque qu’une crise se produise à cause d’un problème de liquidité (c’est-à-dire que l’on a créé les banques centrales et envoyé baladé les règles stupides comme l’étalon or, il est impossible qu’une crise financière se produise parce que tous les clients d’une banque voudraient retirer leur argent en même temps).
Ce système permet d’avoir une cohérence entre la politique budgétaire et monétaire qui fait cruellement défaut à la zone euro aujourd’hui et qui est totalement impossible dans le modèle précédent.
Par contre ce système à un énorme défaut souvent présenté comme sa qualité : il permet à l’état de se financer sans avoir recouru à la dette en imprimant des billets à l’infini et de stimuler l’économie en baissant les taux chaque fois qu’il en a envie.
Vous me demanderez pourquoi est-ce que je pense que c’est un défaut ? Dit comme ça à l’air de quelque chose de génial qui permettrait d’anéantir le chômage, la misère et la crise écologique en finançant la production et la distribution de tout ce qui nous manque.
Tellement génial que vous vous dite que c’est trop beau pour être vrai. Que ça ressemble à l’argent magique tellement vilipendé par les politiciens aussi corrompus qu’incompétents dont la seule défense, face à la gabegie et l’irresponsabilité avec laquelle ils ont géré l’argent public, c'est qu’eux ils sont sérieux.
La preuve, ils ont une cravate, un costume à 3000 euros et une coupe de cheveux impeccable. On ne va quand même pas faire confiance à des pouilleux en jean qui passent tellement de temps le nez plongé dans les livres de compte qu’ils en oublient d’aller chez le coiffeur tous les jours. À quoi ça peut bien servir de faire budget, de se demander quels seront les impacts des impôts que l’on met en place et la cohérence avec les nombreux existants ou si ce que l’on finance sera utile. Il vaut bien mieux gérer l’argent de l’état à l’instinct et en fonction de ce qui permettras de faire les plus beaux discours à la télé.
Hors sujet me direz-vous.
Et bien pas du tout, car contrairement à ce que l’on pourrait penser, aussi incroyable que ce soit, l’argent magique existe bel et bien et les milliards tombés du ciel suite à la crise de 2008 et au Covid en 2020 le prouvent. Seulement, qui peut croire une seule minute que ce soit une bonne idée de confier un tel pouvoir à nos politiciens.
Et, cela quel que soit leur bord. Je suis tout autant opposé à confier ce pouvoir à Mélenchon qu’à Macron ou Lepen. Qui peut croire qu’ils vont utiliser ce pouvoir pour le bien commun ou selon une démarche raisonnée ? La vérité, c'est qu’ils vont utiliser se pourvoir pour se maintenir au pouvoir, et cela quelles qu’en soient les conséquences pour le pays ou la population.
Et ce n’est pas qu’une théorie, mais ce qui a fini par ce passé et continue à se passer dans les rares pays où la banque centrale n’est pas indépendante. De la même manière que la rente pétrolière est dans la plupart des pays une malédiction finançant la corruption au détriment du système productif, le pouvoir monétaire fini toujours par être utilisé à des fins de manière clientélisme ou démagogique lorsqu’il est confié au gouvernement. Vous me direz qu’il y a des exceptions.
La France sous Degaule ou le régime Poutinien d’aujourd’hui. Mais justement, tout comme les pays comme la Norvège qui sont parvenus à bien gérer leur rente pétrolière sont une exception, les gouvernements qui savent se retenir d’utiliser le pouvoir monétaire à outrance sont rares.
J’ai beau détester Degaule, je dois reconnaître qu’il était un politicien exceptionnellement honnête (en tout cas lorsqu’il avait affaire à des blancs, car lorsqu’il traitait avec les anciennes colonies, il n’avait pas de problème à piétiner les concepts d’intégrité et de légalités). C’est l’un des rares politiciens de l’histoire à avoir accepté par deux fois d’abandonner volontairement le gouvernement juste parce que c’est ce qu’il fallait faire d’après ça moral.
Est-ce que l’on peut vraiment baser le fonctionnement du système sur le fait qu’un tel homme soit à la tête du pays. Et même si vous êtes persuadé que votre candidat lui sera à la hauteur de la tâche, qu’en sera-t-il du suivant ?
Bien sûr, là, la gauche traditionnelle me dira que justement, elle ne veut pas que l’état soit dirigé par un homme providentiel, mais par un parlement représentatif avec une presse libre et indépendante et des corps intermédiaires puissants à même de jouer leur rôle de contre-pouvoir.
À cela, je répondrais simplement que sur plein de sujets se serait génial de passer à un système parlementaire, mais que le parlementarisme ce n’est pas la démocratie.
Même si on arrive à rendre les parlementaires représentatifs idéologiquement, ils ne le seront jamais sociologiquement.
Ça restera des dominants qui n’ont pas les mêmes intérêts que nous et plus susceptibles d’utiliser ce pouvoir, pour préserver leur position et celle de leurs proches plutôt que le bien commun.
Les députés sont tout aussi sujets que les dictateurs aux mesures démagogues, au carriérisme, à l’électoralisme, au court-termisme et au clientélisme.
Et pour couronner le tous les assemblées de ce type sont soumis à toute sorte de paradoxes de la prise de décision comme le paradoxe d'agrégation des jugements , qui les rend très peu susceptibles de prendre des mesures cohérentes et logiques.
Et puis, pour des raisons évidentes, les parlementaires ne peuvent pas tous être des spécialistes des politiques monétaires et de la théorie économique. On peut bien sûr, confier ce sujet à une commission parlementaire et former tous ses membres, mais ils ne vont forcément survoler le sujet étant donné la masse de sujet sur lesquels ils doivent déjà donner un avis et le jus de cerveaux qu’ils doivent consacrer à préparer leur futur réélection et aux jeux de cours, durant le peu de temps où ils sont députées.
2) 5) 3) Le modèle de la droite néo-libéral
Pour moi, c'est mieux de restreindre le rôle des assemblés à ce qu’elles savent tés bien faire : déterminer et hiérarchiser des objectifs. Par contre, il faut laisser à des professionnels le soin de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour atteindre ses buts.
C’est un comme lorsque vous voulez modifier votre voiture et que vous n’y connaissez rien en mécanique. Vous pouvez choisir un garagiste en qui vous avez confiance et lui dire ce que vous voulez, mais c’est lui qui décide comment il va faire et ce que cela coûtera. Vous êtes obligé de lui faire confiance et vous ne pouvez-vous retourner contre lui que si le résultat n’est pas celui promis.
Pour la monnaie, c'est pareil.
Le parlement décide de l’objectif que la banque central doit atteindre (actuellement en Europe c’est maintenir l’inflation autour de 2% par an et si c’est possible sans nuire au premier objectif utiliser la politique monétaire pour aider la commission européenne à atteindre ses objectifs), le parlement devrait décider de qui est nommé à la tête de la BCE, mais là c’est les chefs des états de l’UE.
Mais une fois le mandat donné et le président choisi, la BCE fait ce qu’elle veut. Le seul recours contre elle c’est de déposer une plainte devant la cour de justice de l’Union européenne si on estime qu’elle ne respecte pas son mandat.
Pour moi, c'est un système qui partout où il a été mis en place à prouver sa supériorité face à un contrôle direct par le gouvernement de la banque centrale.
Cependant, ce n’est pas parce que c’est mieux que c’est idéal ou même simplement acceptable. Il faut accepter que le modèle proposé par la gauche à ses limites, mais également que ce modèle proposé par la ‘nouvelle’ droite néo-libéral l’est également.
Déjà, comme souvent avec les modèles proposés par la droite, ce système est extrêmement peu démocratique. Pas beaucoup moins que le précédent tant le parlementarisme est dans les faits un système peu démocratique, mais c’est quand même gênant de confier tant de pouvoir à une technocratie.
Bien sûr, on pourrait me dire qu’avec ce système, l’essentiel du pouvoir est entre les mains du parlement qui fixe les objectifs de la BCE et de la cour de justice qui peut la sanctionner si elle ne le respecte pas. En théorie, c'est vrai. Mais, en pratique le mandat donné à la BCE est tellement large qu’elle peut faire à peu près tout ce qu’elle veut, y compris des actes extrêmement politiques qu’un gouvernement démocratiquement élu n’oserait pas assumer. En fait en l’état, la seule chose que la BCE ne peut pas faire, c’est s’opposer à l'exécutif européen.
Par exemple lors de la crise grecque après l’élection de Syriza le président de la BCE a décidé de couper les banque grecques de leur accès aux liquidités de la BCE avec la bénédiction du gouvernement soi-disant de gauche de François Hollande(source : Comprendre la décision choc de la BCE de fermer une partie des robinets à la Grèce ). Cela qui a contraint le gouvernement nouvellement élus de renoncer à son programme et à accepter le dictât de la troïka.
Même si cela n’enfreint en rien son mandat (ça ne risque pas de créer de l’inflation et ça aidait la commission avait clairement annoncer qu’elle voulait faire plier la Grèce), il est clair qu’un technocrate non élue (ou plutôt un conseil de technocrate non élue étant donné que pour chaque décision, il lui faut l’accord d’une majorité des gouverneurs des banques centrales des pays de la zone euros), ne devrait pas avoir le droit de faire subir un tel chantage à un gouvernement élue.
C’est un peu comme si le général de l’armée de l’air avait le droit de menacer une ville d’un bombardement, pour forcer un maire à renoncer à un arrêté. On considérerait légitimement que c’est un scandale. Et cela, même s’il la fait pour appuyer une décision du gouvernement à laquelle le maire s’opposait.
Dans un état de droit, un désaccord entre un pouvoir local et national doit se régler devant les tribunaux. Dans un régime représentatif, il doit se régler soit par un accord négocié entre les élus concernés.
Mais, certainement pas par une administration qui déciderait de trancher le débat en faveur du national en menaçant de cesser de rendre un service vital si le pouvoir local ne se couche pas.
2) 5) 4) Le modèle que je propose
Donc, si tous les modèles dont nous disposons sont inacceptables, c’est qu’il faut en inventer un nouveau. Ce que je propose, ce n’est pas de confier les clés du pouvoir monétaire aux parlementaires, mais d’introduire au sein de la gouvernance de la BCE des représentants de la société civil. Et aussi de décentraliser la prise de décision.
En effet, même si je comprends très bien pourquoi il faut un minimum d’harmonisation entre les politiques monétaires des différentes banques centrales, pourquoi est-ce que cette politique devrait être identique dans tous les pays, région ou même département. Pourquoi est-ce que les banques centrales sont-elles contraintes de ne racheter que des titres de dette de l’état ? Pourquoi ne pourrait-il pas décider de racheter les dettes de certains projets importants pour l’économie locale ou de leur verser des subventions en utilisant la planche à billet ?
Bien sûr le volume de création monétaire ou de rachat de titre ou de subvention devra continuer d’être décidé au niveau de la zone euro dans le but de garder l’inflation sous contrôle.
Ma proposition n’est pas d’imprimer de l’argent magique à l’infini, mais de créer différemment cet argent. De ne plus s’imposer le respect de règles rigides. D’optimiser l’inévitable besoin de création monétaire pour qu’il favorise des projets jugés utiles par la société et pas seulement par les marchés financiers. Une création monétaire qui ne saurait pas qu’entre les mains des banques privées et n’aurait pas que pour effet de provoqué une flambée du prix des actifs financiers comme les appartements et les actions (attention la flambée des prix de l’immobilier en France n’est que de manière très minoritaire dû aux QE de la BCE, les principales raisons de la flambée des prix sont la métropolisation, à la décohabitation et le vieillissement de la population).
Donc, on décentralise, mais on démocratise également. Pour moi, il faut que la moitié des droits de votes au niveau local reviennent à des représentants de la société civile (syndicat, citoyen tiré au sort, association, chambre de commerce, …).
Et il faut que ses antennes locales des banques centrales envoient des représentants avec un mandat impératif de négocier la politique monétaire nationale et européenne des banques centrales.
Bien sûr, ce ne sera pas parfait et vous trouverez sans peine des centaines de défaut à ma proposition. Il ne fait pas de doute que si on mettait se systèmes en place, des erreurs et des problèmes de corruption impossibles avec le système actuel se produiraient.
Cependant, la question n’est pas de savoir s’il est parfait, mais s’il est meilleur que l’actuel. S’il est temporairement le plus utile.
Tous les modèles sont faux, mais certains sont utiles et tous ne sont qu’une étape vers un modèle encore meilleur.
3) Les IA
3) 1) Préambule
Par facilité, dans cet article je vais employer le terme d’IA. Cependant je tiens à souligner que ce terme est impropre et désigne davantage une réalité marketing que techniques. Voici d’ailleurs la seule définition d’IA qui pour moi tient la route à travers le temps : Type d’algorithme tellement nouveau que personne pas même ses concepteurs, ne sait réellement comment il fonctionne et ce qu’il peut faire (et ne pas faire).
En effet ce n’est pas la première ‘révolution’ de l’IA que l’on vit. Tous les 10 ans environs on fait une percée en algorithmie qui permet de faire des choses que l’on pensait impossible. Les marketeux, les startupeur et autre escroc œuvrant pour le bien de l’humanité hurlent à qui veut bien leur tendre un micro que la singularité est à nos portes et qu’en échange d’un tout petit milliard d’euros d’investissement dans leur pyramide de ponzy entreprise disruptive, on aura l’avènement du paradis sur Terre, la richesse et le retour de l’être aimé.
Puis le temps passe, et ses nouveaux algorithmes sont utilisés pour créer de vrais produits, qui sont vendus à de vrais clients et qui génèrent de la vraie valeur (et de vraies nuisances).
Oui en théorie, on pourrait utiliser ses progrès techniques pour réduire les nuisances et les pollutions sans avoir à diminuer la production, mais en pratique, on ne le fait jamais.
C’est l’une des raisons pour laquelle penser que la technique va à elle seule régler nos problèmes écologiques est une folie. Même si elle en avait la capacité (ce qu’à priori elle n’a pas), encore faudrait-il que l’on décide de l’utiliser à cette fin. Ou même simplement que l’on paye des ingénieurs et des chercheurs pour faire des recherches en ce sens.
Mais, bref, une fois la technologie largement comprise et utilisée, on cesse de parler d’IA et on donne à ses nouveaux programmes un nom qui reflète mieux leur vraie nature. Rien n’indique que les choses seront différentes cette fois-ci. Cependant, j’ignore quel nom sera finalement choisi et je suis moi-même très mauvais pour nommer les choses. Donc, je vais me contenter d’utiliser ce terme impropre.
3) 2) L’utilité des IA
3) 2) 1) Le présent
Déjà, commençons par faire l’état des lieux de ce que peut faire l’IA actuellement.
3) 2) 1) 1) Pour le codage
En codage, ChatGPT aide vraiment à condition qu’on le considère comme un humain avec ses défauts et ses qualités et non comme un dieu omniscient. Et pas n’importe quel humain. ChatGPT est un humain avec une mémoire encyclopédique mais un peu borné, incapable de trouver des solutions innovantes et un yes man. Quand il propose un truc, qu’on lui dit que ça ne marche pas, il propose une voie pour le résoudre, mais si cette voie ne marche pas, il se contentera de proposer de ressayer en boucle cette solution qui ne marche pas.
C’est à vous humain d’imaginer un processus de résolution alternatif. ChatGPT c’est votre collègue de 50 ans qui a une connaissance inouïe, mais un gros orgueil et qui est incapable de s’adapter à de nouvelles façons de faire. Et, surtout incapable d’envisager qu’il pourrait avoir tort, à moins de simplifier tellement le problème qu’il ne restera que cette solution à envisager (et encore).
En un mot c’est un prof (mais un excellent professeur). Travailler avec lui est très utile à condition que l’on sache comment le prendre. Si vous vous attendez à ce qu’il fasse le travail à votre place, il va vous faire perdre votre temps. Toutefois, il peut vous apprendre mieux que n’importe quel tutoriel en ligne comment le faire.
Et bien sûr il peut faire à votre place les taches de codage les plus rébarbatives. A noter toutefois que dans un premier temps, les débutant devrait éviter de trop faire appel à cette fonction, car la répétition de ses petites taches rébarbatives permette d’acquérir des automatismes et des connaissances de base qui sont extrêmement utiles.
3) 2) 1) 2) Pour la traduction
Pour la traduction, c'est juste génial et à moins de s’appeler Disney et de vouloir des traductions avec haut niveau de qualité artistique, je ne vois plus l’intérêt de faire appel à des traducteurs professionnels. Du moins entre l’anglais et le français. Pour les langues moins connues ou très différentes comme le japonais, je ne sais pas.
3) 2) 1) 3) Pour l’écriture
Pour la relecture orthographique, des outils spécialisés comme LanguageTool sont moins chers et fournissent un travail de meilleure qualité. Pas parce qu’il est mauvais en orthographe, mais parce qu’il a une très forte tendance à modifier le sens du texte (même quand on lui demande explicitement de juste corriger l’orthographe et de ne rien modifier d’autre). Et aussi parce qu’il n’existe pas à l’heure actuelle de moyen de l’utiliser nativement dans world ou LibreOffice. Cela implique que l’on ne peut pas l’utiliser sans détruire la mise en forme de son texte.
Pour obtenir un avis sur un texte et des conseils d’écriture, c’est très variable, mais en général, c'est de la merde. De base, il veut absolument que vous modifiiez votre texte pour adopter le style que je trouve particulièrement détestable des journalistes. Vous savez ce style, sans vie qui essaye de faire croire qu’il n’a pas d’opinion propre, qu’il est neutre et objectif. Qui essaye de ne prendre aucun parti et de ne surtout froisser personne.
Personnellement, je trouve que ce style est l’équivalent littéraire d’un yaourt nature industrielle. Ce n’est pas mauvais en soi, mais ça n’a pas vraiment de goût. Bien sûr, vous me direz que l’on peut demander aux chabots de changer de personnalité, mais je n’ai pas trouvé de moyen pour qu’il incarne un rôle de correcteur qui me convienne (mais c’est peut-être moi qui suis incompétent).
Pour des articles parlants politiques, c'est agaçant, mais pour des romans, c'est rédhibitoire.
Par exemple, lorsque, j’ai essayé de lui demander un avis sur le premier chapitre de ma fanfic Harry Dursley, il a été traumatisé que mon Harry de 6 ans traite Dudley de ‘gros qui pue’. Il m’a conseillé de changer les dialogues du jeune Harry de 6 ans pour qu’ils apparaissent moins immatures et vexants, alors que c’était bien entendu volontaire de ma part de le faire s’exprimer comme un jeune enfant.
Ça, c'est pour la forme, mais le plus problématique, c'est qu’il refuse de se prononcer sur le fond. Ou alors il fera une critique basée sur ce que je lui ai moi-même dit.
Cependant, parfois, il a des idées de reformulation ou de réagencement qui améliorent beaucoup la clarté. Mais c’est rare. Par contre je trouve qu’il est très utile pour la recherche de sources. Il permet de gagner du temps sur cette activité. Par contre à moins que vous ne disiez une grosse connerie n’espérez pas qu’il vous dise que ce que vous dite est faux ou illogique. Pour chatGPT le client a toujours raison. Vérifier donc bien les sources qu’il vous donne des fois qu’elles mènent à un site qui n’existe pas ou qu’elles disent l’inverse de ce que chatGPT annonce (et donc que votre article contient une fausse information à supprimer qui vous avait échappé).
3) 2) 2) Pour la génération d’image
3) 2) 2) 1) Techniquement
Pour la génération d’image ou de vidéo, je pense que les graphistes et autres métiers de l’audiovisuel n’ont aucun souci à se faire avant de nombreuses années.
Il génère de bonnes images, mais impossible de lui demander de modifier les détails que l’on souhaite.
C’est un outil qui permet à des gens sans bagages de créer de belles choses et une aide pour avoir de l’inspiration, mais impossible d’avoir une image qui réponde au niveau de détail exigé dans la publicité ou le jeu vidéo (mais ne travaillant pas dans ces domaines, je me trompe peut-être).
Pour moi, dans le domaine de l’audiovisuel, l’IA ne vient pas disrupter un marché existant, mais en créer un nouveau. Un peu comme la photographie qui n’a pas fait disparaitre la peinture, mais à permis à monsieur tout le monde d’avoir de créer des images et a ainsi crée un marché parallèle répondant à des besoins autres que celui de la peinture (même si j’ai conscience que l’analogie marche imparfaitement vu que l’invention de la photographie a beaucoup modifié la manière dont on fait de la peinture).
Petite astuce : ne lui demandez pas directement de générer des images, mais des textes décrivant précisément l’image que vous voulez. La génération d’image prend beaucoup de temps et une fois qu’il l’aura fait, il refusera de changer d’approche. Pour obtenir un bon résultat, il est donc primordial d’échanger avec ChatGPT sur ce que vous voulez.
D’ailleurs, n’hésitez pas à lui préciser le style (peinture, pastel, style BD franco-belges,….)
3) 2) 2) 2) Politiquement
Mais lorsque l’on parle de génération d’image les objections, les plus courantes ne portent pas sur la capacité d l’IA à faire de belle images mais sur des problèmes éthiques. Notamment sur le respect du droit d’auteur
En ce qui me concerne, je suis contre les droits de propriétés intellectuelle et c’est pour cela que tous les contenus (médiocres) que je publie sont sous licence créative Common. Mais expliquer cette position nécessiterait un article entier. Je vais donc me contenter de vous rediriger vers cette vidéo: La propriété intellectuelle #TraitdEsprit 14 et résumer ma position en disant qu’il serait plus juste de renommer les droits d’auteur en droits des producteurs étant donné que la plupart du temps le droit d’auteur est utilisé pour prendre de l’argent aux auteur et non pour leur en donner (C’est d’ailleurs très visible sur YouTube).
Pour moi si on se préoccupe vraiment du sort des artistes il faut combattre le droit d’auteur et non le défendre. Pour moi si on veut défendre les artistes face aux changements bien réels qu’elle va provoquer, ce n’est pas un droit protégeant les droits d’auteur qu’il faut, mais un droit protégeant les artistes.
Et ça c’est un combat qui ne date pas de l’IA. En effet les producteurs n’ont pas attendu l’IA pour sous payer (voir ne pas payer du tout) les artistes. Ou pour leur imposer des conditions de travail démentiel. Pour moi ce n’est pas sur l’utilisation ou non de l’IA qu’il faut se focaliser mais sur le soutien aux syndicats des artistes. Si vous voulez les aider tenez-vous informer des mouvements sociaux via des médias comme : rapports de force ou orig a mi (pour le jeu-vidéo) et soutenez-les (en leur donnant de l’argent ou en suivant leurs éventuels appels au boycott).
Mais cela n’empêche pas qu’à titre personnel, tant qu’il n’existera pas un droit protégeant les auteurs des ravages causés par l’IA, je compte boycotter toutes les entreprises qui utiliserait l’IA (je ne suis pas sûr de tenir cette bonne résolution, mais je vais essayer).
3) 2) 3) Pour le partage de connaissance et la création
Si d’un point de vue écologique la multiplication des créations par IA est négative, d’un point de vue humain c’est magnifique. Ça permet de mettre à porter de tous la possibilité de créer et de s’instruire. Pour moi l’IA va permettre le même phénomène que le développement d’internet ou de l’imprimerie en leur temps : une démocratisation sans précèdent de l’accès à la connaissance et à la capacité de créer et donc de s’exprimer.
Après comme pour le web ou l’imprimerie, ça ne sera pas que du positif, mais je pense que globalement ça le sera (surtout si on compara à l’aire pré-internet ou pour s’exprimer il fallait absolument avoir accès à la télé ou aux grand journaux).
3) 2) 4) Cas particulier : les véhicules autonomes
C’est un peu à part, mais j’aimerais parler du cas des véhicules autonomes et de la critique qui leur est faites : ça ne marcherait pas, car elles provoquent des accidents mortels. Seulement je vais vous choquer mais c’est aussi le cas des humains. La question n’est donc pas de savoir si l’IA provoque des accidents, mais si elle en provoque plus que les humains
Sans tests à grande échelle, avec des données rendues publiques, il est impossible de savoir qui de l’IA ou des humains est le plus mauvais conducteur. Les deux tuent des enfants, mais qui en tue le plus reste un mystère.
À première vue, on est actuellement sur un niveau de morts d’enfants très similaire entre IA et humains. La différence quantitative semble assez faible.
Mais ce constat cache une différence qualitative importante :
-
L’IA tue dans des situations que l’humain aurait facilement évitées.
-
Inversement, les humains tuent dans des situations que l’IA aurait facilement évitées.
En effet, chez les humains, les principales causes d’accidents sont :
-
L’alcool,
-
Les excès de vitesse,
-
Le non-respect des distances de sécurité.
Chez l’IA, à priori c’est plutôt des erreurs comme : Confondre un enfant avec une borne à incendie, et donc ne pas anticiper que l’enfant va traverser la route.
Pour améliorer la sécurité il faut donc supprimer les voitures, combiné les deux.
Par exemple : par défaut, l’humain conduit, mais si l’humain est alcoolisé, l’IA prend automatiquement le relais. De plus, l’IA pourrait imposer en permanence le respect des distances de sécurité et le respect des limitations de vitesse.
3) 2) 5) Cas particulier : la correction de copie et l’évaluation
Un ami qui travaille dans un CFA m’a indiqué que récemment ils avaient viré des gens charger entre autres de corriger les copies des élèves pour les remplacer par des IA.
Personnellement, je trouve ça débile. Outre les économies, l’argument principal avancé, c’est que l’IA serait plus objective qu’un correcteur humain, car elle n’a pas les biais liés à la fatigue (sur la dernière copie, par exemple) ou à l’émotion (si on connaît l’élève). Et que de toute manière un humain continue de vérifier le travail de l’IA.
Mais ce discours me semble fragile. D’abord, soyons honnêtes : un humain, ne va jamais s’embêter à repasser derrière la machine. Bien sûr au début il va le faire mais très vite, il va se contenter de dire que tout est bon sans rien relire (Dans le cas très optimiste où à terme la direction du CFA ne va pas tout simplement réduire les effectifs ne prétextant que dorénavant c’est l’IA qui fait leur travail).
Ensuite sa pose la question de savoir qui contrôle les critères de notation ? Et comment les faire évoluer ? Si on découvre que l’IA donne systématiquement de moins bonnes notes aux copies signées “Mohamed” qu’à celles signées “Jean-Eudes”, ou qu’elle note selon des critères absurdes (comme le nombre de citations ou l’auteur cité), comment pourrait-on le savoir et corriger le problème ? Si ce que l’on attend des apprenties change comment le faire comprendre à l’IA. Pour moi remplacer des correcteurs humains par une boite noire est une folie.
Après cela reste un problème technique qui peut être corriger (en donnant régulièrement beaucoup d’argent à l’entreprise qui développe l’IA), mais le vrai problème est ailleurs : pourquoi diable veut-on automatiser la correction des copies ?
Si le but est juste de classer les élèves, alors arrêtons les dissertations et utilisons des QCM ou des tests de logique, qui peuvent déjà être corrigés automatiquement avec des technologies vieilles de 20 ans. Ça fera économiser à tout le monde beaucoup de temps et d’argent.
Si le but est de voir où en est l’élève pour l’aider, quel est l’intérêt d’automatiser la correction ? Si la correction est automatisée comment le prof, saura qu’elles sont les difficultés de son élève et comment l’aider ?
Et si le but est juste de faire pratiquer l’élève, pourquoi noter la copie ?
En réalité, même si l’automatisation était techniquement bien faite, ça resterait un non-sens. Ça prouve simplement qu’on organise des examens en mode automatique, sans se demander pourquoi on les fait. Ça montre que l’éducation est devenue en grande partie une machine administrative absurde, qui impose aux gens de faire des tâches répétitives sans véritable but. On est loin d’un espace dont la mission serait d’instruire et d’émanciper (si tant est qu’il l’ait déjà été un jour).
3) 2) 6) Cas particulier : l’écologie
Lorsque l’on parle d’IA il est inévitable d’abordé le problème de son coût écologique
En effet, l'IA a un impact écologique immense. Mais, comme toutes nos activités. Pour moi la question n'est pas de savoir si l'IA ou toute autre activité a un impact, mais de si on peut justifier cet impact ou le diminuer.
Générer une image sur IA nécessite autant d'électricité que de recharger un smartphone et autant d'eau que tirer la chasse d'eau des toilettes.
On pourrait dire que c’est à peu près ce que doit consommer un artiste faisant une image avec une tablette graphique ou un ordinateur puissant (et c’est le cas de la plupart des artistes). Et donc que sauf à revenir au papier crayon l’IA ne consomme pas plus(ou pas beaucoup plus) que les moyens actuelles de produire une image.
Seulement se serait oublier que l’IA entraine une multiplication de la production d’image. La production d’image autrefois réservé à une ‘élite’(avec de gros guillemet à devient subitement accessible à tous. En conséquence la production d’image explose et avec elle les dommage causé à l’environnement par cette activité.
On pourrait se dire que c’est négligeable par rapport à d’autre activité comme le transport aérien mais le problème c’est que chaque centième de degré de réchauffement supplémentaire se traduira par plusieurs centaines de millier de mort durant se siècle. Donc tout action aussi insignifiante soit elle compte.
Et puis il faut se méfier de ce genre d’argument. En prenant le bon découpage et la bonne comparaison tout parait toujours insignifiants. La France ne soit pas réduire ses émissions, car elles sont insignifiantes à l’échelle du globe. Il ne faut pas réduire les émissions des jets privé, car elles sont insignifiantes par rapport à celle de la France,… Avec ce type d’argument on arrive très vite à la conclusion qu’il ne faut rien faire. Et la raison en est simple : pour régler le problème du réchauffement climatique il faut une multitude d’actions qui sont à la fois individuellement insignifiantes mais indispensable pour résoudre le problème ; C’est un peu comme sur une chaine de montage d’une voiture où chaque employé ne fait que des taches simples comme serré un boulot ou assemble deux pièces. Individuellement chacun de leur acte est insignifiant mais chacune est indispensable pour avoir en bout de course une voiture qui fonctionne.
Par contre de la même manière qu’il n’existe pas une seule façon de faire une voiture il n’existe pas une seule façon de régler le problème du réchauffement climatique. Celons la solution que l’on choisit il y aura des privations qui seront importantes et d’autre qui seront inutiles. Mais pour le savoir encore faudrait-il qu’une solution soit choisie. Donc tant qu’il n’y aura pas une planification écologique impossible de dire quels sont les actes dispensables et ceux qui sont indispensables.
A l’exception bien sûr du militantisme politique pour défendre l’environnement et avoir enfin une planification écologique socialement juste et décidé démocratiquement.
Après rien n’empêche de mettre en accord votre mode de vie avec la solution que vous promouvez. En soi cela n’aura pas un impact important mais ça vous permettra de militer plus efficacement pour cette solution et de savoir si la solution que vous promouvez est réaliste. A titre personnelle, je suis végan, je ne voyage jamais en avion, je n’ai pas de voiture, je vis dans un petit appartement que je chauffe peu et que je ne climatise pas, je garde mes vêtements le plus longtemps possible (au grand dam de ma mère qui trouve que je me balade en loque) j’ai un ordinateur d’occasion que je n’ai pas changé depuis 6 ans, mais par contre je consomme un max de service informatique comme des vidéos YouTube ou de l’IA. En gros je considère (peut-être à tort) que mes efforts dans d’autres domaines sont suffisants pour compenser les problèmes environnement causé par ma consommation d’informatique si on imposait au GAFAM d’être plus économe (par exemple en imposant que 480p est la résolution maximale d’une vidéo en ligne ou en interdisant les utilisations inutiles des IA)
Et puis beaucoup de mes créations sont du contenu militant. Or si ça me permet de convaincre des gens de voter écolo, alors ce sera un investissement plus que rentable pour la planète. Un peu comme le fait d'utiliser sa voiture pour aller coller des affiches avant une élection.
Pour moi, le vrai problème du recours à l'IA, c'est que l'on nourrit de nos données personnelles et de nos retours des entreprises américaines dirigées par des fascistes qui vont s'en servir pour construire des outils destinés à nous museler. Mais c'est le même problème en puissance 1000 de l'utilisation de réseaux sociaux comme WhatsApp.
Du coup ça vous dirait de passer à signal ou à matrix ?
3) 2) 7) Le futur
Ça, c'est pour le constat actuel, mais qu’en est-il du futur.
À condition d’y investir 10-20 ans de travail supplémentaire des cerveaux les plus brillants de la planète et de commettre un écocide, je pense que les IA deviendront des assistants extrêmement utiles et même remplaceront les humains dans plein de taches.
La question est bien sûr est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?
Et, je peux me tromper, mais je pense que le futur de l’IA, c’est de devenir le moyen numéro un par lequel les gens s’informent, notamment lors d’un achat.Avant, lorsque les gens avaient une question, ils faisaient une recherche sur Google, sur YouTube ou sur un réseau social comme Facebook. Donc, en gros, sur Meta ou Google. Ils cliquaient ensuite sur les 3 premiers liens que Google ou Meta leur avaient donnés. Donc pour une entreprise, ne pas être dans les 3 premiers choix de Google ou Meta voulait dire mourir.
Donc toutes les entreprises donnaient des masses d’argent à Google et Meta pour être dans les 3 premiers résultats.Demain, la plupart des gens ne s’informeront qu’en posant des questions à une IA, et il y aura max 3 IA grand public.
Résultat : si ton entreprise n’est pas mentionnée par ces IA lorsque un client fait des recherches en vue d’un achat, alors tu es mort.Du coup, les propriétaires des IA pourront soutirer des fortunes aux autres entreprises.
Et bien sûr, pour la propagande, ce sera mieux que tout ce à quoi les dictateurs du 20e siècle ont rêvé. Et les oligarques l’ont déjà compris.Musk a par exemple trafiqué son IA pour qu’elle parle en permanence du génocide des blancs en Afrique du Sud (source : Elon Musk’s AI firm blames unauthorised change for chatbot’s rant about ‘white genocide’ ). Bien sûr, il se défend et dit qu’il n’y ait pour rien. Même si c’est vrai (j’ai du mal à le croire, mais pourquoi pas), je pense que cela a donné des idées à certains.
3) 3) Les IA sont-elles une bulle spéculative ?
Au-delà de leur utilité présente et future une autre question qui revient souvent c’est : est-ce que l’IA est une bulle spéculative qui va bientôt retomber, entraînant la ruine les nombreux épargnants ayant placé leurs économies en bourse.
Pour moi, cette question est très mal posée, et cela, pour plusieurs raisons. Déjà parce que ce dont on parle ne peut pas être une bulle spéculative.
La spéculation, qu’elle soit en bulle ou non, c'est acheter un truc non pas pour l’utiliser ou le louer, mais pour le revendre plus cher.
Qu’il y ait de la spéculation sur les titres liés à l’IA c’est une certitude, mais à priori pas plus que sur les autres actions. La spéculation sur l’IA c’est anecdotique et sans conséquence. En tout cas, pas plus à conséquence, que les milliards qui sont misés dans les casinos ou sur les courses de chevaux.
Mais bref, parler de bulle spéculative sur l’IA c’est comme de parler de pyramide de Ponzi pour décrire le système de retraite par répartition. Cela n’a pas de sens.
Ce qui parle de bulle spéculative pour désigner les investissements massifs sûrs l’IA ou les fortes valorisations boursières des entreprises de la tech américaines sont soit des ignorants, soit des menteurs, soit des fainéants (je plaide coupable d’avoir souvent utilisé cette expression par facilité).
La vraie question à se poser c’est qu’elle est le but de ses investissements en IA, qu’elle est la probabilité qu’ils soient atteints, à quel prix seront-ils atteints, qu’elles seront les conséquences connexes et de ses investissements dans l’IA et est-ce que c’est bien d’un point de vue morale, économique, géopolitique,…
On pourrait écrire des livres sur ses questions et des gens bien plus compétents que moi sont en train de le faire.
Je vais donc m’abstenir et juste revenir au sujet en donnant la deuxième raison pour laquelle cette question est mal posée : Dans ce contexte, lorsque l’on parle d’IA on regroupe sous ce terme deux choses complétement différentes.
Et oui, en plus de cacher notre ignorance, le mot IA crée de la confusion.
Les chatbot de type chatGPT n’ont, en effet, que peu de rapport avec les algorithmes utilisés en Ukraine, en Israël ou durant les JO de Paris pour traiter les images issues des milliers de caméras et drone déployé sur ses sites afin de détecter des menaces/cible et éventuellement déclenché automatiquement une riposte adaptée. Or, quand on parle d’investissement massif dans l’IA, on parle en grande partie d’investissement fait dans ses IA à but militaire et sécuritaire.
En Ukraine, elles ont prouvé qu’elles étaient très efficaces pour massacrer son voisin et dans l'avenir, une armée dépourvue de drones pilotés par IA ou de moyen de s’en défendre sera probablement assuré de perdre.
Bien employés, l’IA et les drones ont maintenant le potentiel d’être aussi décisifs sur le champ de bataille que l’artillerie (c’est en tout cas le retour qu’en fond les stratèges français qui s’expriment dans le podcast : le colimateur ).
En Israël ou durant les JO de Paris leur utilité a par contre été très faible. Par exemple, dans cette conférence :L’IA, pour le meilleur ou pour le pire ? , un ingénieur de Tales en charge des essais de ses systèmes durant les JO de Paris a évoqué que le système confondait un spectateur qui levait un doigt avec un terroriste levant une arme. Mais que par contre, il ne parvenait pas à détecter les fusils d’assaut des policiers.
Mais, avec un peu de temps et d’argent (qui aurait été bien mieux employé ailleurs), je ne doute pas que cette technologie sortie des enfers émergera. En tout cas, parler de bulle spéculative qui va s’effondrer d’elle-même pour les investissements réalisés dans les IA militaires et sécuritaires me semble dangereusement à côté de la plaque. En utilisant le même terme pour parler d’un chatbot générant des images rigolotes et ses monstruosités, on permet à ceux qui investissent dans la mort de se donner un vernis de coolitude et de moralité qui empêche de les combattre efficacement.
3) 4) Investir dans l’IA est il une bonne idée
3) 4) 1) Préambule
Mais si on oublie toutes ses considération politique ou sémantique il reste une question : est ce que ses investissement dans l’IA seront rentable ? Est ce que l’on risque d’assister à une krach boursier a cause de l’IA dans les prochaines années.
Avant de répondre je me dois de rappeler que si l’argent investit qu’il est prévus d’investir dans l’IA en 2028 était rajouté à la somme investit chaque année dans la lutte contre le réchauffement climatique alors on aurait presque (et je dit bien presque) suffisamment d’argent pour rester en dessous de 2° C de réchauffement (source : Worldwide Spending on Artificial Intelligence Forecast to Reach $632 Billion in 2028, According to a New IDC Spending Guide et What investments are needed in the global energy system in order ). Chacun fera ce qu’il veut de cette comparaison, mais à tire personnelle je considère qu’il est important de garder ça en tête afin de relativiser ce qui va suivre.
En effet dans la suite je vais juste aborder la question de la stricte rentabilité financière de l’investissement en IA, et arrêter de questionner la pertinence de cette approche.
3) 4) 2) Condition pour que se soit rentable
Si on résume, dans les précédent paragraphe j’ai fait étalage de ma conviction de l’utilité futur de l’IA.
Mais dire que l'IA va ou ne pas être utile ou de si elle va révolutionner le monde ne nous dit presque rien sur l’argent qu’elle va rapporter aux investisseur. En effet dire que l’’utilisation de l’IA va exploser nous renseigne sur l’évolution futur du chiffre d’affaire des entreprises du secteur mais rien sur leur marge bénéficiaire et donc sur les retour futur aux actionnaire.
Pour vous convaincre de l’importance de faire la différence je vais prendre un exemple historiques d’investissement foireux considéré à l’origine par tous comme de bonne affaire sous prétexte que l’utilisation du produit/service qu’il propose allait exploser dans un futur proche.
Dans les année 80/90 on prédisait que le trafic aérien allait exploser. En conséquence plein de fiancer de renom préconisait d’investir dans les compagnie aérienne pour en profiter. Et quand je dit de grand nom je ne plaisante pas. Même l’oracle d’Omaha, le légendaire Waren Buffet s’est laissé tenté par un investissement dans les compagnie aérienne. Seulement comme chacun le sait aujourd’hui la plupart des compagnie aérienne on soit fait faillite au moins une fois ou font des marge ridiculement faible. En conséquence sur le long terme l’intransitivement dans des compagnie ariennes s’est toujours révélé être une très mauvais idée.
Pourtant depuis les année 90, le trafic aérien à plus que quadruplé. La raison de ce paradoxe est très simple : le marché de l’aviation est un marche hyper concurrentiel livré à une guerre des prix sans limite. En effet, n’importe qui disposant de suffisamment d’argent peut acheter des avion, recruter des pilote et obtenir l’autorisation pour exploiter une ligne avec les même coût de production que les acteur historique installé depuis des années. Il n’y a quasiment aucune barriéré à l’entré. Pire pour des raison de souveraineté, les état veulent chacun avoir leur propre compagnie aérienne et subventionne la création de concurrent nationaux au grandes multinational de l’aviation.
Résultat les compagnie aériennes sont souvent sont obliger de vendre à prix coûtant pour survivre. Ce qui fait que les marge et donc les retour au actionnaire sont faméliques. Pire en cas de crise les bénéfices deviennent souvent négatif et les compagnie aérienne doivent demander l'aide de l’état car durant les année de croissance elle n’ont pas pu constituer de réserves pour faire face au crise à cause de ses prix bas (et des dividendes versé aux actionnaires).
La vérité c’est que la création de valeur génère par la hausse du trafic aérienne n’a pas été capté par les compagnie aérienne mais par leur fournisseur comme Airbus, Safran ou Total-energies car pour différente raison eux disposé d’une faible concurrence qui leur permettait d’imposer leur prix.
Et l’on pourrait multiplier se genre d’exemple. Au début des année 2000 tout le monde pensait qu’il fallait investir dans les opérateur téléphonique à cause de l’explosion futur d’internet. Et au début des année 2010 dans les opérateur de maison de retraite à cause du vieillissement de la population.
Ce que l’on peut tirer de tout ça c’est que pour un financier, la question n'est pas de savoir si un secteur va créer de la valeur mais par qui elle va être capté.
Pour que l'IA rapporte des tonne de pognon aux investisseur, il faut non seulement que ce secteur crée de la valeur mais en plus qu'elles soient capté par les entreprise d'IA.
Or j’ai un énorme doute sur le fait que les entreprise créant des IA vont vont en profiter. A priori fabriquer une IA n'est pas très compliqué. Si vous n’avez pas fait une syncope en lisant cette dernière phrase je tient à vous préciser que je sais très bien que c’est compliqué. Ce que je veux dire c’est que si Ubisoft a réussi a faire son LLM maison avec ses propre donnée pour répondre a ses besoin en IA alors je ne vois pas pourquoi les autre grande entreprise en serait incapable. Du coup pourquoi est ce qu'une entreprise filerait de l'argent à Open-IA ou a Google. Et même si effectivement il y a un intérêt à payer des entreprise spécialisé j'ai pas l'impression que la barrière a l'entrée pour devenir une entreprise d'IA soit si élève (mais comme je ne travail pas dans le secteur, je me trompe peut être).
Ça c’est pour un fiancer qui va investir son argent dans la création d’une entremise d’IA mais souvent il s’agit plutôt d’acheter des action ou des part d’entreprise non cote spécialisé dans l’IA. Pour eux ce n'est pas seulement les marge qui détermine si leur investissement va être rentable, mais si elle vont être plus élevé que prévue. Si tout le monde s'attend a ce qu’une entreprise fasse des marge de 30% alors elle va être vendu à un prix très élevé qui ne sera justifie que si entreprise fait au moins 25% de marge. Donc si elle fait 20% de marge le prix de l’action va chute et cette chute ne sera pas compensé par les bénéfices versé au actionnaires. En revanche si tout le monde s'attend à ce que ton entreprise face une marge de 5% et qu'elle fait 15 % Alors le prix va exploser. Donc si les secteur où les entreprise des indice européen sont spécialisé font de mauvais résultat mais moins pire qu’attendu et que l’IA fait d’excellent résultat mais moins bon qu’attendus alors les indice américain ou les entreprise d’IA sont surreprésenté vont faire des performance moindre que les indice européen.
Et moindre idée de qu’elle entreprise ou secteur va dépasser les attente du marche en terme de bénéfice dans le futur. Comme, je l’ai dit je ne crois pas au fait que les entreprise d’IA vont générer des masses d’argent mais en même temps les entreprise comme Microsoft ou Google ne sont pas tant valorise que ça au vu de leur autres activité déjà très profitable. Et puis surtout je sais que je suis très largement ignorant du fonctionnement de se secteur en pleine essor.
C’est pourquoi malgré les promesses des partisan de l’IA, et les critique légitime de ses opposants(que j’ai en partie relayé), je suis agnostique sur le fait de savoir si le NASDAQ-100 ou le S&P500 ou les GAFAM vont sur-performer les indices européen. En conséquence personnellement je resterait investit sur l’ETF monde.
4) Pourquoi je suis contre l’égalité des chances
4) 1) Introduction
Pardonnez-moi, pour ce titre provocateur qui ne reflète pas réellement mon opinion sur le sujet.
En effet, je ne suis pas tant contre l’égalité des chances que contre ses dérives et son instrumentalisation par nos politiques actuelles. Mais, pour en parler, il faut d’abord que l’on se mette d’accord sur ce qu’est l’égalité des chances.
4) 2) Qu'est-ce que l’égalité des chances ?
Pour moi, l'égalité des chances a principalement deux sens :
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D’abord, dans un sens faible, elle signifie attribuer des places dans une société selon une règle qui s’applique de la même manière à tout le monde. Très concrètement, ça veut principalement dire que l’obtention d’un métier ou l’acceptation dans une formation se fera uniquement sur la base des compétences du candidat ou sur la réussite à un concours.
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Mais dans un sens fort, elle désigne quasiment son contraire. En effet, dans un sens fort, elle désigne le fait que notre réussite ne dépende que de nos efforts. C’est-à-dire que l’on ne va pas prendre le candidat qui a les meilleures compétences ou qui a eu les meilleurs résultats au concours, mais celui qui a fourni le plus d’efforts.
Concrètement cela se traduit par le fait de donner des avantages aux catégories dont on sait qu’ils sont défavorisés.
Par exemple on sait que les fils de riches reçoivent de leur parent une éducation qui leur rend plus facile les concours aux grandes écoles. C’est-à-dire que toutes choses égales par ailleurs, un fils de riches aura de meilleurs résultats aux concours tout en travaillant moins.
Pour compenser cela, certaines écoles comme Sciences Po facilitent le concours pour les candidats d’origine modeste. Cette politique est justifiée par l’égalité des chances, mais bien sûr, ce n’est pas la seule motivation. Parmi les motivations, il y a aussi que pour obtenir la paix sociale, il faut que les enfants des classes populaires aient l’espoir de pouvoir s’élever socialement par l’école (aussi illusoire soit cet espoir). Et, aussi qu’un peu de sang neuf ayant connu autre chose que les beaux quartiers apportent beaucoup d’efficacité à l’état.
Mais je m’égare. Revenons au sujet. Que se soit dans son sens fort ou dans son sens faible, le but de l’égalité des chances est de faire en sorte que la réussite professionnelle d’une personne ne dépende pas :
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Du pistonnages. C’est-à-dire que la réussite professionnelle d’une personne ne devrait pas dépendre de ses relations ou de celle de sa famille. Ce qui est amusant lorsque l’on voit la mise en avant du réseautage par des entrepreneurs libéraux qui n’ont que l’égalité des chances et la méritocratie à la bouche. Bien sûr, ils se défendront en disant que ce qu’ils désignent par ce terme, c'est la réputation professionnelle bâtie par ses efforts au cours de sa carrière (ou autre version compatible avec l’égalité des chances). Mais, dans en pratique, ça prend souvent la forme davantage indu obtenue grâce à un entre-soi d’homme blanc et riche (je sais que tu es incompétent, mais tu m’as rendu service et si je ne te rends pas l’appareil, ça se saurait et nuira à ma place dans le groupe, donc je te prends quand même)
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De discrimination (des femmes, des Arabes, des noires, des LGBTQIA+,… )
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De barrière matérielle artificielle. C’est-à-dire que par exemple, la réussite aux concours doit être aussi difficile pour le fils de prof qui as une chambre pour lui tout seul et des profs particuliers que pour le fils d’ouvrier qui doit partager sa chambre avec son petit frère qui crie toutes les 5 minutes : 3,2,1 hyper vitesse en espérant qu’un dinosaure va finir par sortir de sa #$@% de toupie Beyblade.
Les partisans du sens fort et du sens faible de l’égalité des chances ont donc le même objectif, mais pas les mêmes moyens.
En effet, pour les partisans de l’égalité des chances au sens faible, pour que le fils de prof ait les mêmes chances de réussites scolaires que le fils d’ouvrier, il suffit de leur donner tous les deux accès aux concours. Et pour que les noirs aient, les mêmes chances que les blancs lors des recrutements, il suffit de s’assurer que lors des recrutements, les DRH ne choisissent pas en fonction de critères racistes. Pour eux, s’il subsiste des inégalités, c'est soit qu’en secret les DRH utilisent des critères raciaux, soit qu’il y a des différences entre noir et blanc qui justifient cette inégalité de traitement. C’est pourquoi, assez paradoxalement, les partisans de cette égalité des chances ont une tendance à tomber dans des formes de racisme bienveillant.
En revanche, pour les partisans de l’égalité des chances au sens fort, pour que le fils de prof ait les mêmes chances de réussites scolaires que le fils d’ouvrier, il faut donner davantage de cours au fils d’ouvrier ou lui faciliter le concours. Et, pour supprimer les inégalités à l’embauche entre noir et blanc, il faut créer des quotas (ou adopter d'autres solutions accordant un avantage aux noirs).
Personnellement, je pense que ce sont les partisans de l’égalité des chances au sens fort qui ont raison. Cependant, même si je pense que c’est un combat utile, comme le titre de cet article ne l’indique pas, je pense que ses partisant lui accorde trop d’importance.
4) 3) Problème avec l’égalité des chances
En effet, la plupart du temps, on considère que l’égalité des chances est une bonne chose, mais on se demande rarement pourquoi. C’est tellement considéré comme allant de soi que l’on ne se pose plus la question. Et, il y a de bonnes raisons pour cela.
En effet, instinctivement, on va ressentir un profond sentiment d’injustice à l’idée que l’on ne peut pas devenir chanteur parce que l’on est fils de poissonnier. Ou que les meilleures places sont déjà prises par les fils de notables et que l’on devra se contenter de rêves à notre portée.
Et, pas besoin non plus besoin de réfléchir dix ans pour comprendre la perte de compétence que représente pour la société le fait de ne pas profiter des talents naissants au mauvais endroit. Et, c'est bien parce que je le reconnais que je ne suis pas contre l’égalité des chances.
Cependant, si l’objectif est l’efficacité, alors à trop poursuivre l’égalité des chances, on fait plus de bien que de mal. En effet, ça peut paraître injuste (et ça l’est), mais à cause d’un mélange de raison sociale et biologique, les enfants sont programmés pour imiter leur parent.
Obtenir un bon cadre à partir d’un fils de médecin ou d’un fils de prof demandera beaucoup moins d’investissements qu’à partir d’un fils de chaudronnier. Et, même s’il y arrive, il sera en général moins bon (en général). Et inversement, un fils de prof aura beaucoup plus de mal à devenir chaudronnier (car contrairement à l’image que l’on en a, c'est un métier très technique demandant de grandes compétences intellectuelles). Bien sûr, comme déjà dit, même si on ne s’intéresse qu’à l’efficacité, il faut veiller à permettre aux plus motivés d’intégrer des domaines très éloignés de celui de leur parent.
Mais, pourquoi vouloir à tout prix gommer les avantages acquis grâce à la naissance ?
Et surtout, pourquoi uniquement dans certaines professions ? Car j’ai fait l’ingénue en parlant des chaudronniers, mais bizarrement j’ai rarement vu des mouvements se battant pour l’égalité d’accès aux métiers de chaudronnier (alors qu’à ce qui parait, c'est un métier très intéressant et relativement bien payé en ce moment)
Et, si l’objectif c’est le bonheur ou la justice, alors on va arriver plus ou moins au même question. Est-ce que le manque d’égalité des chances est vraiment le principal générateur d’injustice dans notre société ? Est-ce qu’améliorer l’égalité des chances est vraiment le principal levier dont on dispose pour être heureux ? Pour moi, dans la plupart des cas, on est plus heureux en restant dans le milieu social où l’on a grandi, et donc en faisant un travail proche de ses parents (je dis bien dans la plupart des cas). D’ailleurs, les témoignages des transfuges de classe le montrent bien. Par conséquent, dans la plupart des cas, plus d’égalité des chances n’augmente pas énormément notre bonheur. Dans ce cas, pourquoi est-ce que l’on se focalise autant dessus ?
En un mot : est-ce que la place de l’égalité des chances dans le débat public est proportionnelle à l’amélioration qu’elle pourrait nous apporter ? Et si non pourquoi cette différence ?
Pour moi, la réponse est simple : si on soutient l’égalité, autant l’égalité des chances, c'est pour ne pas avoir à remettre en question l’inégalité des places. Et cela, alors que c’est la première cause d’injustice et de malheur dans notre société.
L’injustice qui nous étripe le plus la gorge, ce n’est pas que les femmes soient incitées à devenir prof de maternelle et les hommes prof de lycée. Que les fils de pauvres aient des facilités à devenir éboueur et les fils de riches à devenir ingénieur. L’injustice qui nous rend fou c’est que l’ingénieur soit 2 fois mieux payé et deux fois mieux considéré alors que son métier est deux fois moins utile et dix fois moins dur physiquement.
Ce qui nous a rendu malheureux à l’école, ce n’est pas qu’Antoine de la Fistiniére ait des bonnes notes sans travailler, alors que même en y passant des heures, nous on arrivait même pas à comprendre l’intitulé de l’exercice. Ce qui nous a rendu malheureux, c'est la compétition scolaire dans laquelle on a été plongé de force et les humiliations qu’on y a subies en son nom (alors qu’à la base l’école devait être un endroit agréable qui donne à tous un égal accès au savoir).
Ce qui nous révolte, c'est qu’il y en ait qui gagnent beaucoup plus que d’autres. Ce qui nous révolte, c'est que le prestige et la reconnaissance que l’on reçoit semble totalement décorrélé de l’utilité et de la difficulté de son travail. Ce qui nous révolte, c'est que certains se tuent à la tâche pour recevoir des miettes, alors que d'autres travailleurs ont des conditions de travail et des salaires mirobolants. Et, je ne parle même pas des parasites qui concentrent pouvoir et richesse sans avoir jamais rien fait d’autre dans leur vie qu’hériter (là, je parle de nos chers oligarques comme Bolloré, Dassault, Bernard Arnault…).
Mais, l’injustice qui surclasse toute les autres en inacceptabilité, c'est de savoir qu’on léguera cette situation à nos enfants. Que rien ne changera jamais et qu’il n’y a aucun espoir d’amélioration collective ou individuelle. Et, c'est là qu’intervient l’égalité des chances. La défendre permet de ne pas remettre en cause ses inégalités tout en offrant une illusion d’espoir qu’individuellement, il serra possible de s’en sortir. Que nos enfant eux ont une chance d’avoir mieux. Et en plus, elle masque le caractère fondamentalement arbitraire de cette inégalité en lui donnant un semblant de justification.
Or moi, je ne vois pas en quoi on devrait accepter qu’une personne soit mal payée pour son travail ou contrainte de supporter de mauvaises conditions de travail toute sa vie sous prétexte qu’elle était mauvaise en math quand elle avait 12 ans.
Je ne comprends pas, pourquoi est-ce que le travail d’ingénieur devrait être plus valorisé que celui d’ouvrier? Les deux sont tout aussi indispensables l’un que l’autre et bien que différemment, les deux sont tout aussi durs. Ils mériteraient donc le même respect et la même rémunérationAttention, je ne dis pas que tout le monde doit être payé et considéré de la même manière. L’ingénieur avec 30 ans d’expérience, expert d’un domaine, ne doit évidemment pas être payé et reconnu de la même manière que le junior qui sait à peine comment tenir un balai.
Et, l'ouvrier toujours volontaire pour remplacer un collègue malade, qui fait régulièrement des heures supplémentaires et met une bonne ambiance dans l’équipe, doit être davantage récompensé et valorisé que le tir au flanc qui passe son temps à se plaindre. Je ne dis pas qu’il n’y aucun critère légitime pour différencier la reconnaissance (qu’elle soit symbolique ou financière).
Ce que je dis, c'est que le type de poste que l’on occupe (manager/employé, médecin/infirmier, ingénieur/ouvrier) ne devrait pas faire partie de ces critères. Seule devrait compter l’implication, le talent, l’expérience, la dureté du travail (et d'autre critère que j’oublie probablement).
Par contre, tout le monde, quelles que soient ses compétences ou ses performances, devraient être traités avec respect et tous les postes impliquant de mettre en danger la santé physique ou mentale de ceux qui les effectuent devraient être supprimés.
D’accord, il y a des exceptions comme le métier de soldat, de pompier ou d’égoutier qui sont indispensables et où c'est impossible. Mais, dans ces rares cas, on devrait leur accorder des avantages comme le droit de partir précocement en retraite qui compense le risque pris. Et, tout faire pour réduire au maximum le risque pris (pour les soldats, j'ai une idée : ne pas faire la guerre).
4) 4) Conclusion
Mais, arrêtons cette digression pour revenir au sujet de départ, à savoir : Le combat pour l’égalité des chances, bien que positif (la plupart du temps on est loin d’avoir trop d’égalité des chances) est largement surcoté. En effet, seule une faible part des malheurs et des injustices de notre société peuvent être résolus par plus d’égalité des chances.
Pire parfois il sert carrément à justifier, l’injustifiable et à donner une apparence de justice à la transformation de l’école (voir de toute la société) en un gigantesque battle royale dont le prix est un diplôme vous garantissant une sécurité et un confort qui devrait (et pourrait) être la norme pour tous.
Sans compter que la compétition scolaire de plus en plus rude et de plus en plus précoce au sein d’un enseignement de plus en plus vide de sens provoque bien plus d’abrutissements et de souffrance que n’importe quel smartphone.
Je pense donc qu’il est grand temps que les forces progressistes mettent davantage en avant la seule lutte qui compte : la lutte pour l’égalité des places. La lutte pour l’égale dignité de tous.
On ne veut pas des règles équitables lors de la compétition pour l’accès aux meilleurs postes. On veut la fin de la compétition et que tous les postes soient valorisés de la même manière.
4) 5) Bonus :Le cas particulier des femmes
On pourrait être tenté d’appliquer mes arguments pour minimiser l’importance des combats féministes (et d’autres combats dits sociétaux). Et, dans une certaine mesure, c'est une bonne idée que ne se sont pas privés d’embrasser certains pans du féminisme.
En effet, plutôt que de vouloir que les femmes fassent les mêmes tâches que les hommes, pourquoi ne pas plutôt payer les tâches effectuées par les femmes de la même manière que celle effectuée par les hommes?
Lorsque l’on se pose la question on s'aperçoit que l’on devrait même les payer davantage, car les tâches effectuées par les femmes sont bien souvent plus importantes pour la société que les tâches effectuées par les hommes.
Les enfants sont l'avenir de la nation, notre seul espoir d’un monde meilleur, alors pourquoi considère-t-on que les élever devrait être gratuit et fait en plus d’un travail normal ? Pourquoi est-ce que la prof de maternelle ou de primaire qui leur apprend le vivre ensemble et à avoir des manières civilisées devrait être moins bien payée que le prof qui leur apprendra à résoudre des équations du second degré ?
Il me semble pourtant que le premier est vachement plus difficile et plus important ?
Pourquoi est-ce que les femmes de ménage et les mères de famille qui permettent que l’on vive dans un environnement suffisamment propre pour que l’on ne tombe pas malade sont-elles payées moins cher que le médecin qui nous soignera si on tombe malade ?
La première me semble pourtant au moins aussi important que le second.
A minima, même si pour une raison ou une autre, il n’est pas possible (ou souhaitable) de les payer autant, on devrait au moins leur donner la même reconnaissance symbolique (voire plus).
Cependant, ce raisonnement trouve ses limites dans le fait que beaucoup de femmes n’ont aucune envie d’être assignées à ces tâches ménagères et maternelles. Contrairement aux fils de classe populaires qui se verrait bien faire le même métier que leur parent (si ça n’impliquait pas de subir la précarité et de détruire leur santé à cause de mauvaise condition de travail) la plupart des femmes aimeraient bien partager avec d’autres le fardeau des tâches ménagères, de l’éducation des enfants, du soin aux personnes âgées pour se concentrer davantage sur leur premier travail (ou tout simplement avoir un truc qui s’appelle des loisirs).
Si on appliquait l’égalité des places, une partie de ces contraintes pesant sur les femmes disparaîtrait, mais pas toutes. Il me semble donc important de ne pas accepter cette inégalité-là et de continuer à lutter pour que les hommes et les femmes fassent davantage les mêmes taches.
Quoi qu’il en soit contrairement a ce que certain fachos disent le fait que les inégalité de revenue homme-femmes s’explique en grande partie car les femmes « choisissent » (avec de gros guillemets) des métier moins payé et des temps partielle ne les justifie en rien. N’en déplaise à Manuel Valls expliquer ce n’est pas excuser. Surtout qu’ils oublient la conséquence du fait que les femmes gagne moins que les hommes c'est qu’elle se retrouve dépendante financièrement d'eux. Le maris a temps plein peut quitter sa femme à temps partielle sans avoir de gros problème financier mais l'inverse n'est pas vraie. Bien sur je ne nie pas que de nombreux homme se retrouve sur la paille après un divorce mais l'une des première cause de pauvreté c'est d’être une mère célibataire et non un père célibataire. Autrement dit les homme ruiné par un divorce c’est comme les politiciens honnêtes. Ça existe mais c’est pas représentatif de l’espèce.
Statistiquement il y a bien plus de femmes qui renonce à quitter un maris violent pour des raison financières que l'inverse. Et d’ailleurs dans bien des cas c'est justement parce qu'il savent leur femme dépendante qu'il se permette de la battre. Le problème c'est pas tant que les femme gagne un peu moins d'argent (je gagne un peu moins que ma collègue et j'en fait pas toute une histoire) mais que c'est l'un des levier qui fait que les femme se retrouve contrainte à devoir subir des violence ou tout simplement une vie qui ne leur convient pas. C'est l'un des levier qui permet aux homme de continuer à dominer les femmes (sans qu'ils en ai forcement conscience). Et ce rapport de domination fait souffrir les femmes.
Donc si on veut le bonheur des femmes il faut qu'il disparaisse.
Après en tant qu’homme célibataire je dois bien avouer que le bonheur des femme sa m'en touche une sans bouger l'autre, mais étant donnée l’omniprésence des femmes dans les milieux et action militante depuis des siècles, il me semble est assez évident que l'on ne va pas pouvoir faire l’économie du féminisme si on veut avoir des organisation capable de conquérir des droit qui me concerne plus directement. Et puis merde même si ça fait pas très viril je confesse avoir de l'empathie et aimer que les gens autour de mois soit heureux.
Sur le sujet du féminisme, je vous conseille le blog : Emma .
4) 6) Source :
Voici des sources pour aller plus loin sur ce sujet ou vérifier les faits mentionnés dans ce billet de blog.
insee.fr-reproduction des inegalites entre generations
Parcours professionnels : le poids des origines sociales
Transfuges de classe à des postes de direction : dépasser les codes et préjugés
Reconnaissance de l’utilité des métiers à dominante féminine et transformation sociale
F.Dubet Les places et les chances
inegalite des chances en france en 5 chiffres cles
5) Le PIB
5) 1) Introduction
En général, à gauche, on hurle de désespoir lorsque quelqu’un dit que l’État devrait être géré comme une entreprise. Personnellement, même si je comprends cette réaction, je pense qu’elle est injustifiée et qu’effectivement adopter un point de vue original sur une situation permet souvent d’en apprendre beaucoup sur celle-ci. Mais à la seule condition de le faire sérieusement et avec la sincère envie d’apprendre, et pas superficiellement et dans l’unique but d’avoir un sophisme convaincant à asséner en boucle sur les plateaux télé (comme c’est le cas la plupart du temps).
5) 2) Qu’est-ce le PIB
Le PIB est pour la nation, l’équivalent du chiffre d’affaires d’une entreprise. C’est-à-dire somme que tour les citoyens du pays ont gagné en vendant des produits ou des services à d’autre citoyen durant l’année écoulée.
Comme pour une entreprise, ce n’est pas une information inutile. Mais quel que soit la question à laquelle on veut répondre, ce n’est pas une donnée suffisante.
5) 3) PIB et bien être matérielle des citoyens
Si on veut savoir si les salariés d’une entreprise gagnent bien leur vie, l’évolution du chiffre d’affaires ou même du chiffre d’affaires moyen par salarié ne nous apprend pas grand-chose.Pour connaître le niveau de vie des salariés, ce qui compte, c’est leur salaire, leurs conditions de travail, leur patrimoine (à salaire égal, un propriétaire sans dette n’a pas le même niveau de vie qu’un locataire), leur santé, le coût de la vie là où ils vivent… En fait, plein de choses qui n’ont qu’un rapport très ténu avec le chiffre d’affaires.
C’est pour cela que tous les éditorialistes se plantent en disant que le niveau de vie des gens va bien parce que le PIB augmente, ou qu’il va mal parce qu’il baisse. Le gouvernement espagnol, Macron ou Génocide Joe ont clamé que les choses allaient mieux en montrant leurs bons scores de croissance, mais ça ne convainc personne parce que ce ne sont pas les bonnes métriques.Surtout aux USA où certes, le PIB augmente, mais tous les autres indicateurs sont dans le rouge foncé (le nombre de personnes sans logement augmente, le nombre de personnes touchant des bons alimentaires augmente, le niveau scolaire baisse, …). Que le PIB augmente ne veut pas dire que le salaire augmente. Pire, il peut se faire au prix d’une dégradation du niveau de vie des gens (et c’est ce qui se passe aux USA).
En Espagne, avoir une croissance grâce au tourisme, cela veut dire que l’on transforme des logements d’habitation en résidences de tourisme, et donc que l’on aggrave la crise du logement, et donc que des gens perdent leur logement. En contrepartie, on développe un secteur qui offre des emplois précaires, mal payés, avec de mauvaises conditions de travail, écologiquement insoutenables (je parle bien sûr des avions qui amènent les touristes, mais aussi du fait que l’on prive les gens et l’agriculture d’eau pour pouvoir remplir les piscines des touristes).Bref, le tourisme ne crée aucune richesse qui puisse être redistribuée et améliorer le niveau de vie de la population, mais par contre, il coûte. C’est une croissance destructrice pour le niveau de la population. C’est une activité qui, si on faisait les comptes, augmente le chiffre d’affaires mais diminue les bénéfices, car elle n’est pas rentable.
Il faut arrêter avec le PIB. C’est un indicateur pertinent durant les Trente Glorieuses mais plus maintenant. Il ne faut pas confondre la température et le thermomètre.
5) 4) PIB et richesse du pays
Souvent, on dit que le PIB représente la richesse produite par un pays. Mais de la même manière que le chiffre d’affaires ne représente pas la richesse produite par une entreprise, le PIB ne représente pas vraiment la richesse produite par un pays. Ou plutôt, il représente, comme son nom l’indique, la richesse brute. Or, ce qui nous intéresse pour connaître la richesse d’un pays, c’est la richesse nette. C’est-à-dire la valeur de ce que l’on a produit, moins la valeur de ce que cela nous a coûté de produire cette richesse.
En effet, imaginer une entreprise qui chercherait à maximiser son chiffre d’affaires en se foutant de ses coûts et donc de son bénéfice. Elle irait droit à la ruine. Et pourtant, c’est comme cela que l’on gère actuellement les États. On regarde si un projet va augmenter le PIB, mais on se moque de combien il va coûter.
L’exemple le plus célèbre est celui des catastrophes naturelles. Cela ne fait pas consensus, mais d’après certains économistes, dans certains cas, une catastrophe naturelle provoque une augmentation du PIB, car on compte dans le PIB ce qui a été produit pour réparer les dégâts de la catastrophe, mais pas le coût de la catastrophe.
Mais on pourrait trouver plein d’autres exemples,bien plus concret, comme la santé. En effet, les soins de santé comptent positivement dans le PIB, mais pas la perte de santé du travailleur. Elle ne compte que s’il aurait produit plus s’il avait été en bonne santé, alors qu’en fait, même s’il est retraité, c’est une perte de richesse.Du cout certaine politique améliorant la santé comme la lutte contre le tabac peut provoquer une baisse du PIB.La production de tabac compte dans le PIB et ce qui sera produit à la place aura peut être moins de valeur. Par contre une partie des effets positifs sur la santé de ses politiques ne sera pas pris en compte.
Et on pourrait aussi critiquer la manière un peu bête dont le PIB est utilisé pour décider des politiques économiques. A-t-on déjà vu une entreprise mesurer la valeur de ses activités uniquement à ce qu’elles rapportent en termes de chiffre d’affaires, sans se soucier du lien avec ses autres activités ?
Si c’était le cas, Nintendo arrêterait de construire des consoles, car ce sont les jeux qui lui rapportent de l’argent. Les supermarchés arrêteraient de vendre des produits de base comme les pâtes ou l’essence, car elles font peu de marge ou de chiffre d’affaires dessus.
Le problème, c’est que même s’ils ne génèrent pas beaucoup de chiffre d’affaires ou de bénéfices, ces activités sont nécessaires pour que les autres en génèrent. Il est nécessaire pour un supermarché de vendre des produits de base pour que les clients viennent, et il est nécessaire de vendre des consoles pour pouvoir toucher un pourcentage sur tous les jeux qui y sont achetés ou pousser les consommateurs captifs à acheter les jeux Nintendo plutôt que ceux de la concurrence.
Et avec un pays, c’est pareil. Même si un secteur génère peu de PIB, c’est peut-être grâce à lui que les autres activités peuvent fonctionner.
Par exemple, dans le cadre de l’évaluation des effets du réchauffement climatique, des économistes disent que le réchauffement climatique va juste avoir un impact sur l’agriculture, et que l’agriculture, c’est 3 % du PIB. Donc même si un réchauffement de 4 °C provoque une diminution de moitié de la production agricole, cela ne fera baisser que de 1,5 % le PIB mondial. Alors que bon, il est évident que si on diminue de moitié la production agricole mondiale, le reste du PIB va avoir quelques soucis.
Et c’est sérieusement avec ce raisonnement que certains économistes (comme Nordhaus) soutiennent qu’un réchauffement climatique de 3 °C serait optimal, car les investissements nécessaires pour réduire davantage le réchauffement ne seront jamais rentables.
Tous ces facteurs font que le PIB est, dans les économies développées, un très mauvais indicateur de la richesse produite.
5) 5) PIB et puissance de l’état
Pour connaître la santé d’une entreprise, pareil,le chiffre d’affaires est rarement la donnée la plus pertinente. Pour cela, on va plutôt regarder les bénéfices. Le taux de marge, les besoins en investissement, l’image de marque, les perspectives du secteur, le moat de l’entreprise, sa stratégie à 5 ans, ses parts de marché, … Je pense que tous les gens qui investissent en bourse savent à quel point connaître le chiffre d’affaires et son évolution est utile mais pas déterminant.
Dans un secteur nouveau et donc en phase de croissance, on peut se contenter de regarder le chiffre d’affaires, car la priorité n’est pas les bénéfices, mais d’être le premier à se tailler la part du lion sur un nouveau secteur. Ce qui, pour l’État, est l’équivalent d’être dans un État en cours d’industrialisation, comme c’était le cas en France durant les Trente Glorieuses ou dans les pays asiatiques durant les quarante dernières années.Mais après, le chiffre d’affaires devient secondaire pour une entreprise (et donc le PIB devrait l’être pour un État déjà industrialisé ou qui n’est pas en train de s’industrialiser).
Quand augmenter le PIB d’un pays consiste à attirer plus de tourisme ou à augmenter le nombre de personnes qui travaillent dans des emplois domestiques comme les chauffeurs Uber ou les livreurs Delivery, ou le nombre d’importations de biens en provenance de Chine, en quoi est-ce que cela augmente sa capacité à financer l’armée, la sécu ? En quoi cela augmente sa capacité à faire respecter ses frontières à ses voisins ou ses intérêts dans les négociations internationales ?La Russie a le PIB de l’Espagne, mais qui serait assez fou pour croire que l’Espagne a ne serait ce que le dixième de l’influence de la Russie ? Qui serait assez fou pour prétendre que l’Espagne serait capable de tenir tête militairement à la Russie si elle devait l’affronter seule (c’est-à-dire sans l’aide de ses alliés) ?
5) 6) Conclusion
Et on pourrait faire de même avec toutes les questions auxquelles on prétend répondre avec le PIB, comme la capacité à résoudre le chômage ou à s’endetter.
Le PIB est une donnée utile à condition qu’on la remette à sa place. Les chiffres sont comme les images et les mots. Ce sont des outils qui font ce qu’on leur demande. Entre les mains de propagandistes, ils sont des outils de désinformation massive et avouée, volontairement ce que l’on veut leur faire dire. Mais entre les mains de personnes recherchant sincèrement la vérité, ils sont les plus contraignants des alliés, nous obligeant à faire face aux vérités que l’on aurait préféré ignorer. À nous de bien les interroger.
5) 7) Source
Voici des sources pour ceux qui voudraient aller plus loin ou vérifier que je n’ai pas dit trop de conneries :
The 2023 Annual Homelessness Assessment Report to Congress
takeaways-trends-2023-homeless-assessment-report
Results from the NAEP 2024 Mathematics and Reading Assessments at Grades 4 and 8 are here!
What the data says about food stamps in the U.S.
ESTIMATION DE L’IMPACT DES CATASTROPHES
impact des catastrophes naturelles sur l’activité économique
Catastrophes naturelles et dynamiques économiques : application aux cyclones tropicaux
eloi-laurent-sortir-de-la-croissance-c-est-revenir-la-realite
De la mesure de la richesse économique.
Services : la productivité en question
environnement-les-travaux-de-nordhaus-prix-nobel-d-economie-sous-le-feu-des-critiques
la-crise-du-logement-en-europe-saggrave-en-espagne-cest-un-probleme-a-multiples-facettes
aux-canaries-le-surtourisme-exaspere-la-population
6) Économie durable
6) 1) Introduction
En général à gauche on ne se pose que la question de qui dirige la production et comment elle est repartie. Et même si je pense que ce sont effectivement des questions fondamentales et que j’aime l’idée de passer d’une économie dirigée par une minorité de possédants à une économie gérée démocratiquement, je pense qu’il y a une question tout aussi importante et que l’on se pose trop rarement malgré la crise écologiste : qu’est-ce qu’on produit et pourquoi ?
C’est-à-dire de changer le but même de l’économie.
6) 2) Je ne veux pas d’une économie durable
Bien sûr, ce n’est pas une question totalement ignorée par la gauche et en général on y répond en disant : une économie durable. Or pour moi, une économie durable est une connerie.
Déjà, car c’est impossible.
Le second principe de la thermodynamique indique que tout a une fin dans l’univers. Perso, je suis convaincu que quoiqu’on fasse, nos sociétés, notre espèce et toutes nos réalisations disparaîtront dans le néant et qu’un jour il sera impossible de savoir si les humains ont existé. La seule chose que l’on peut faire, c’est éventuellement repousser l’échéance temporairement, mais on ne peut pas échapper à la mort.
De plus les humains sont des animaux sociaux et culturels. Ils consomment ce que leur culture leur dit qu’il est nécessaire qu’ils consomment.Essayer de les convaincre de renoncer à telle consommation en disant qu’elle n’est pas nécessaire ou inutile, c’est voué à l’échec, en plus d’être moralement discutable et une façon de rendre vertueuse une domination.Ce qu’il faut, c’est changer la culture. Passer d’une culture où on valorise le fait de posséder et de produire le plus possible à une société qui valorise le don, les capacités d’empathie. On pourrait dire que c’est le cas, mais en fait, dans notre société, celui qui donne, c’est surtout le gentil con.C’est pas bien vu de donner ou de se vanter d’avoir donné, mais par contre, c’est bien vu d’exhiber ses biens (dans les classes populaires et moyennes, la voiture ; dans les classes supérieures, ça peut être l’inverse).
Le second, c’est : est-ce que l’immortalité, ou plutôt la longévité, est vraiment le but que l’on doit rechercher ?Au niveau individuel, je réponds non. Même si je prends soin de ma santé, je considère que le plus important, ce n’est pas de rallonger sa vie de quelques décennies, mais d’avoir une vie agréable. Pour moi, prendre des risques si ça nous fait kiffer ou si on estime que le jeu en vaut la chandelle, ça doit être encouragé.
Moi, je préfère une société vivante (et donc mortelle) à une société figée qui ne prend pas de risques, qui renonce à être heureuse. Je ne veux pas sacrifier le présent pour un futur hypothétique. Ou en tout cas, je ne veux pas tout sacrifier ou que le but soit uniquement le futur. Soit c’est le présent, soit c’est un équilibre entre les deux. C’est valable au niveau individuel et collectif.
6) 3) La vraie alternative au productivisme : l’économie du soin
Vous l’aurez compris en lisant mes précédentes objections, pour moi, l’objectif de l’économie devrait être non pas d’être durable, mais de prendre soin les uns des autres. C’est de développer l’altruisme. C’est de s’offrir mutuellement confort, reconnaissance, et moments ensemble. Et après, on verra quel effet cela aura sur les oiseaux et combien de temps on peut maintenir cette société.Cette société aura une fin, elle ne sera pas durable. Pour moi, il ne faut pas renoncer à ce bonheur pour une éternité illusoire, mais faire en sorte que les gens acceptent la finitude des choses.
Après, cette économie ne reposant pas fondamentalement sur la production de biens en plus grand nombre, et donc sur l’extraction en plus grand nombre — et même au contraire, la combattant naturellement —, je pense qu’elle sera bien plus durable que l’ancienne.Mais en tout cas, il faut se demander ce que l’on veut, et ensuite seulement se demander l’effet sur les oiseaux et comment on fait pour que ce soit le plus durable possible.
Dans mon cas c’est une société sans voiture pour que l’on puisse facilement courir et circulé à pied. C’est une société ou les magasins et le travail serait à cote des logement afin de passer moins de temps dans les transport. C’est une société ou les vile serait plus jolie et plus végétalisé. Ou il y aurait plus de lieu de loisir gratuit ou peu cher ou l’on pourrait se retrouver . Une société ou il y aurait plus de temps libre, ou l’on mangerait moins de viandes,…. Bref une société assez compatible avec l’écologie. Sauf que pour moi il ne faut pas la défendre au prétexte qu’elle serait plus durable mais au prétexte qu’elle serait plus agréable pour tous (et surtout pour moi)
6) 4) Inconvénient de cet objectif
Le problème c’est que cette société ne sera pas militairement puissante.Les objets que l’on développe dans nos économies productiviste et consumériste sont souvent duals (à la fois civils et militaires comme les drones), ou facilement transformables pour produire des armes (usines de voitures, de médicaments ou d’avions pouvant produire des armes).
Dans l’économie du soin, le nombre d’emplois produisant des objets utiles à l’armé ou reconvertibles facilement en arme risque d’être plus limité. Et aussi, moins de gens risquent d’être contraints de devenir soldats, ce qui va créer un problème de recrutement.L’idéologie de la non-violence armée que j’ai présentée dans mon article sur la guerre en Ukraine pourrait résoudre le problème, mais comme précisé à l’époque même, si je trouve qu’on devrait davantage s’inspirer des propositions de cette idéologie, je ne crois pas que ce soit une solution réaliste.Le problème de l’économie du soin, c’est que pour moi elle est incapable de résister à un État impérialiste ou fasciste qui serait à ses portes ou à de petits groupes qui voudraient prendre le pouvoir par la force. Après, je pense que ce n’est pas un problème insurmontable. C’est juste que le chemin pour un tel changement est étroit, difficile, et qu’il est illusoire de penser qu’on pourra effectuer ce changement tout seul dans notre coin ou d’aboutir à un système parfait. Il faudra soit avancer avec le reste du monde quitte à ce que ce soit plus lent, soit faire des compromis douloureux avec notre idéal. Ce qui est le lot de toute personne qui a cherché à passer du monde merveilleux des idées à la pratique (avec plus ou moins de succès).
7) Résumé du débat sur le chômage
7) 1) Introduction
Dans les médias, quand exceptionnellement on ne parle pas d’immigration et d’insécurité, on se met à critiquer les chômeurs et les travailleurs.On dit que ce sont des fainéants et des fragiles qui ne veulent pas travailler. On dit qu’ils sont responsables de leur sort, car ils n’ont pas travaillé à l’école ou ont fait de mauvais choix de vie, comme divorcer.Et souvent, on étaye ces allégations aussi stupides qu’insultantes en disant qu’il y aurait des millions d’offres non pourvues.Les rares centristes présent sur les plateaux vont alors dire que si ces offres sont non pourvues, ce n’est pas parce que les gens sont fainéants mais parce qu’ils n’ont pas les qualifications pour ces postes, et donc qu’il faut leur fournir des formations.
Sur Internet, cet argument a souvent été débunké en citant des études qui arrivent à la conclusion qu’il y a au maximum cent mille vraies offres d’emploi non pourvues, mais 4 millions de chômeurs.Donc le problème, ce n’est pas que les gens sont fainéants ou qu’il n’y a pas de formation, mais qu’on manque d’offres.Donc ce qu’il faut, c’est une politique de relance qui créerait des emplois utiles (dans l’écologie et dans le social).
7) 2) La gauche à tort de répondre que le problème c’est le manque de poste
Je suis d’accord avec la conclusion, mais pas avec l’argumentation qui y mène.Déjà, pour moi, les offres non pourvues sont plus nombreuses que les chiffres auxquels arrivent ces études, car pour tout un tas de raisons, il y a des tonnes d’emplois qui sont non pourvus et pour lesquels aucune offre n’est déposée à Pôle emploi.Par exemple parce qu’on sait qu’on ne trouvera pas, parce qu’on dépose une seule offre de recherche d’ingénieur en informatique ou de chaudronnier mais qu’en fait on en veut une vingtaine, parce que certains recrutements comme celui des médecins ne passent pas par des offres d’emploi….
Ensuite, parce que quand un chômeur trouve un emploi, il se met à plus consommer, et cela va entraîner la création d’autres emplois, qui à leur tour vont créer d’autres emplois.
Bon, c’est vrai que c’est un raisonnement un peu simpliste, mais ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut pas aborder la question d’un point de vue statique mais dynamique.En économie, même une action qui semble insignifiante peut avoir un effet d’entraînement important, et on ne peut pas conclure aussi rapidement que chercher à pourvoir ces offres soit une stratégie inefficace. Peut-être qu’en les pourvoyant, on entraînerait un effet domino qui ferait qu’une partie significative des chômeurs retrouverait un travail.
7) 3) La question que personne ne se pose : qui sont les chômeurs et que veulent-ils vraiment ?
Personnellement, je pense que la bonne façon de répondre, ce n’est pas en s’intéressant au numérateur mais au dénominateur.Arrêtons de se focaliser sur les offres et demandons-nous : qui sont ces chômeurs ?Ne répondons pas de façon détournée aux critiques de la droite en disant que ce n’est pas la question et abordons frontalement le sujet : Est-ce que vraiment les chômeurs sont des fainéants ? Pour quelles raisons ne sautent-ils pas sur les offres non pourvues ? Pourquoi ne se sortent-ils pas les doigts du cul et ne font-ils pas de formations ? Pourquoi les employeurs ne se mettent-ils pas eux-mêmes à faire des formations, ou les collectivités locales à proposer les formations s’il y a un manque de main-d’œuvre ?
Déjà, sur les 7 % de chômeurs, 2 ou 3 % d’entre eux (donc presque la moitié) sont des chômeurs structurels. C’est-à-dire des gens qui viennent de se faire licencier ou de démissionner pour diverses raisons et qui retrouveront du travail dans les six mois.
Ensuite, il y a les gens qui sont malades, vieux, qui ont des personnes à charge (enfants, personnes âgées, handicapées, …), qui ont des contraintes incompatibles avec les offres d’emploi disponibles.Une mère célibataire ne peut pas forcément accepter un emploi situé à deux heures de son domicile, et le prix du logement fait qu’elle ne peut pas forcément se rapprocher. Une personne handicapée ne peut pas rester debout toute la journée et devenir serveur, …Et puis il y a beaucoup de ces offres non pourvues que l’on ne peut pas pourvoir, même avec une bonne formation.Par exemple, dans mon domaine (l’informatique), on n’arrive pas à trouver de gens compétents.Et pourtant, on accepte de recruter des gens qui ne connaissent rien en informatique et de leur fournir une formation de plusieurs mois où ils seront payés et en CDI.C’est juste que ce n’est pas n’importe qui, qui peut devenir informaticien, même avec une bonne formation. Et c’est pareil pour des métiers moins valorisés comme chaudronnier ou maçon.
Une autre raison qui explique ce phénomène des offres d’emploi non pourvues, c’est aussi que ce sont des métiers où l’employeur est obligé de mal payer ses employés et d’offrir des conditions de travail dégueulasses. Tellement mal que seul un esclave ou des immigrés accepteraient de les faire.C’est le cas dans l’agriculture, le tourisme et le bâtiment.
Et enfin, dernière raison : certains sont de vrais faux chômeurs. C’est-à-dire des gens qui sont officiellement au chômage mais qui ont en fait un vrai métier, et qui ne cherchent donc pas à se reconvertir. Ce sont les métiers où l’intermittence fait partie du boulot. Ces gens qui enchaînent des CDD dans le tourisme, le spectacle, l’agriculture ou l’industrie, où il n’y a du travail qu’à certains moments de l’année.Dans certains secteurs comme le spectacle, il y a des conventions collectives qui prennent en compte cette caractéristique et qui font que les patrons payent davantage de cotisations, afin que leurs salariés puissent toucher le chômage la moitié de l’année sans que leur caisse chômage ne soit déficitaire (en gros, le patron accepte de les payer la moitié de l’année à rien foutre, car c’est le métier qui veut ça).Mais il y en a d’autres, comme le tourisme, où le patron ne reconnaît pas cet état de fait et compte de manière non avouée sur le chômage pour que ses employés restent disponibles lorsqu’il en aura besoin. En gros, il fait payer à la collectivité une partie du salaire de ses employés.Je suis bien entendu contre cette situation, mais c’est tellement difficile de corriger cette situation, et il y a tellement d’autres chantiers davantage prioritaires, que je considère (peut-être à tort) que c’est un combat secondaire.
7) 4) Conclusion : quelles solutions pour lutter contre le chômage ?
Donc le problème, ce n’est effectivement pas un manque de formation ou de volonté, mais bien un manque d’offres acceptables.
Mais pas seulement. C’est aussi un problème de santé de la population. C’est aussi un problème de prise en charge des personnes âgées et en situation de handicap par d’autres personnes que la famille. C’est un problème de crise du logement, de manque de transports, de prix du pétrole et de métropolisation, qui fait que les emplois sont beaucoup trop loin des endroits où les gens peuvent vivre, ou que les gens ne peuvent pas s’y rendre (pour des raisons de coût ou de contrainte de temps).C’est un problème d’inclusivité du monde du travail qui fait que certaines personnes handicapées, agée ou maltraitées par la vie (ou le capitalisme) ne peuvent juste pas travailler, même si elles en ont envie.
En fait, pour régler le problème du chômage, faire de la relance sera utile, mais pas suffisant.Après, la relance dont parle la LFI s’accompagne de mesures pour lutter contre ces problèmes. La LFI veut dé-métropoliser l’économie. La LFI veut créer des emplois dans les campagnes grâce au développement de l’agriculture bio. La LFI veut recréer des industries partout sur le territoire grâce à la planification écologique et à du protectionnisme. La LFI veut s’attaquer au problème de santé grâce à des normes environnementales plus strictes, des inspections du travail, et un meilleur financement de la santé publique.
Le problème, c’est que les rares fois où les médias parlent des propositions de la France insoumise ou qu’on laisse un représentant de la France insoumise les défendre, on ne met que très rarement en avant que ce sont des investissements très rentables pour le pays et indispensables pour diminuer le chômage.
À la place, on va axer l’argumentation sur des arguments misérabilistes et écolos qui énervent ou indiffèrent une grande partie des personnes qui pourraient être séduites par ce genre de mesures (et pour de bonnes raisons).
Et je m’inclus dans cette critique. Lorsque je parle à l’oral, dans un contexte bien moins stressant que celui des médias, j’ai moi aussi tendance à défendre mes idées avec des arguments misérabilistes, moraux ou écologistes. Et je crois que je le fais car ça me donne une image de personne généreuse, qui s’oppose au patron parce qu’il est trop généreux et naïf — image plus facile à assumer que celle du communiste avec le couteau entre les dents ou de l’égoïste qui défend juste ses intérêts.
7) 5) Source
Voici des sources pour ceux qui voudraient aller plus loin ou vérifier que je n’ai pas dit trop de conneries :
Les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail au 4e trimestre 2024
emplois-non-pourvus-chomage-stigmatisation
Le paradoxe des emplois non pourvus
8) Libre-échange
Je vais vous surprendre mais personnellement je suis favorable au libre-échange. Mais à deux condition :
La première c’est qu’il doit être interdit d’importer à un prix inférieur au coût de production minimal dans le pays. C’est à dire que si en France un T-shirt coûte 10 euros à produire alors une entreprise chinoise serra obliger de vendre ses produit à au moins 10 euros. Si elle a un prix de production bien inférieur alors elle devra augmenter ses marges et non baisser ses prix. Cette clause a 3 avantage.
Déjà elle ne devrait pas être difficile a imposer a nos partenaire extérieur. Ensuite elle empêche aux entreprise étrangère de profiter d’un coup du travail ou de norme environnemental plus faible faire une concurrence déloyal aux entreprise française. Et enfin elle permet aux travailleurs étranger d’exiger plus facilement d’avoir les même droit que les salarié français en prenant prétexte que ses marge élève le permettent.
Deuxièmement c’est d’interdire les délocalisations. C’est à dire de réinstaurer le contrôle des mouvement de capitaux supprimé sous Mitterrand. Si on ne fait pas ça alors même si grâce à la premières condition, rien ne les y oblige, les patrons vont délocaliser à l’étranger pour pouvoir augmenter leur marge.Les home et les marchandise doivent pouvoir se déplacer librement mais pas les usine ou l’argent. Après cette dernière mesure ne servirait à rien si les salarié dirigeant et possédait lu entreprise. Je dit ça je dit rien.
Pour moi cette mesure simple permet à la fois d’avoir les avantage du libre-échange (abondance de bien plus important grâce à une coopération au niveau international pour les fabriquer plus efficacement et augmentation des inter-dépendance permettant de diminuer le risque de guerre) tout en évitant les inconvénient( mise en concurrence des travailleur au profit du patron, course au moins disant environnemental, exploitation néo-colonial par le marché, augmentation des tension entre les nations a cause de la concurrence économique accrus,…). Et c’est plus simple que d’essayer de trouver le bon taux de douane pour chaque produit et chaque pays (et de le mettre à jour régulièrement sans se tromper).
Après en ce qui me concerne, si on veut réindustrialiser et mené a transition écologique je pense que cela ne dispense pas l’état de faire de la planification économique et même de faire certaine choses lui même. Pour moi une bonne politique commercial ne fait pas une bonne politique économique. Pour moi la main invisible du marche ne suffit pas à organise l’économie et à enclencher les bons investissements.
9)
10) Les retraites
10) 1) Introduction
Allez savoir pourquoi, chaque fois que la Bourse tousse, les débats sur la retraite par capitalisation refleurissent sur les réseaux sociaux. Voici d’ailleurs un poste dont les commentaires contiennent à peu près toutes les positions les plus courantes sur le sujet : poste panettonepazzo bsky
Et, comme je suis en désaccord avec toutes ses positions, je me suis dit que j’allais à mon tour, donner mon avis.
10) 2) D’abord quelque définition
Mais tout d’abords, afin que l‘on sache de quoi on parle, je vais brièvement définir ce qu’est la retraite par répartitions et la retraite par capitalisation.
10) 2) 1) Retraite par répartitions
La retraite par répartition est le régime de la plupart des caisses de retraite en France et dans le monde. Il consiste, à chaque année, prélever une cotisation/impôt sur le salaire des actifs afin de financer le versement des retraites de l’année. En fait, dans ce système, la retraite est financée comme n’importe quel autre service ou aide sociale de l’État.
Dans ce système, contrairement à une idée très répandue, on ne paye pas pour sa retraite, mais pour la retraite des retraités actuels (et notamment de ses parents). Il est aussi erroné, de dire que l’on paye des cotisations pour sa retraite que de dire que l’on paye des impôts pour rembourser son éducation. Contrairement à ce que l’on entend souvent les cotisations ne sont pas du salaire différées mais socialisées. Ce n’est pas du salaire que vous allez toucher dans le futur, mais une dépense qui est mutualisée entre tous les salariés.
Au lieu que l’employeur vous verse un salaire et que chacun utilise son salaire pour entretenir ses parents, ses enfants et payer ses soins, il met le salaire dans une caisse commune qui se chargera de fournir des retraites à ceux qui ont des parents, des alloc à ceux qui ont des enfants et des remboursements de soin à ceux qui ont des maladies. Ça veut dire que l’on se regroupe pour payer ensemble certaines dépense obligatoire au lieu de les payer individuellement (après, on peut aussi abandonner ses parents à la misère, mais il paraît que ce n’est pas moral)
Avec ce système, les célibataires orphelin riches et sans maladies sont perdant. Par contre les gens qui ont une famille nombreuse, des maladies et peu de moyens sont gagnants (et au global on est tous gagnant d’avoir la garantie que les vieux, les enfants et les malades ne tomberont pas dans la mendicité ou le crime).
Et c’est un peu le même principe pour les impôt servant à financer le service publiques.
Quand vous étiez enfant vos parents et leur copain célibataire qui déteste les enfants, payaient des impôts pour que vous soyez enfermé toutes la journée dans une école pour qu’ils puissent aller faire la fête sans avoir à s’occuper de vous (les enfants ne croyaient pas ceux qui vous disent qu’en entreprise on travaille ou que le père Noël n’existe pas, ce sont tous des menteurs ou pires des syndicalistes).
Et, pour les remercier pour leur générosité, vous ne manquerez de payer des cotisations retraites pour qu’une entreprise avide d’argent embauche des immigrés sous-payé et contraint de fermer leurs gueules sous peine de se faire expulser du pays les forcer à rester toutes la journée dans une pièce climatisée à -15°C à regarder la télé avec d’autres vieux devenue sénile après leur 50 ièmes heures de BFM télé dans la semaine.
10) 2) 2) Retraite par capitalisation
La retraite par capitalisation quant à elle est un régime présent dans tous les pays du monde de façon minoritaire (y compris en France). Il consiste à financer des retraitées par l’épargne qu’ils auront accumulée durant les années où ils étaient actifs.
Contrairement au précédent, dans ce système, nos cotisations servent à financer notre retraite et non celle des autres. Mais, comme l’immense majorité des salariés français ne cotise pas à une caisse gérée par capitalisation, ça reste faux de le dire (pour l’instant).
Plus concrètement cela veut dire que chaque mois le salarié payera des cotisations obligatoires ou facultatifs qui seront reversés dans une caisse qui se chargera de les faire fructifier en achetant des produits financiers (en général des actions, mais on peut imaginer des caisses qui n’achètent que des obligations ou de l’or). Environ dix ans avant l’âge légal de départ, la caisse commence à vendre progressivement les actifs accumulés, au rythme d’un cent-vingtième par mois. Le jour de son départ en retraite, l’argent ainsi obtenu sera confié à un assureur qui en échange de ce capital, s’engagera à verser une rente mensuelle au salarié jusqu’à à la fin de ses jours.
Vous me demanderez pourquoi ne pas donner directement cette somme au salarié pour qu’il la consomme ? Pour la même raison qu’on prend une assurance habituation au lieu de mettre de côté pour pouvoir racheter une maison au cas où la sienne soit détruite : parce que c’est beaucoup plus efficace d’utiliser la loi des grands nombres pour mutualiser le risque.
Cette expression barbare veut dire que si individuellement il n’est impossible de savoir si un risque va survenir ou non à l’échelle d’un grand nombre de personnes c’est parfaitement prévisible.
Par exemple, il est impossible de savoir si votre maison va prendre feu ou à quel âge vous allez mourir mais à l’échelle de la société on sait qu’en moyenne un mais sur 10 va prendre et qu’en moyenne les gens vont mourir à 87 ans (chiffre inventé pour l’exemple).
Donc au lieu de chacun mettre de côté suffisamment de côté pour pouvoir réparer sa maison après un incendie ou se payer une retraite jusqu’à 150 ans (il faut être optimiste dans la vie), on met collectivement de côté de quoi réparer un dixième des maisons de tout le monde et de quoi payer des retraites jusqu’au 87 ans de tout le monde.
Ça permet à tout le monde de bénéficier d’une sécurité optimale pour une fraction du coup que cela aurait coûté.
10) 3) Débunkons une idée fausses : les deux systèmes sont parfaitement sûr
Nous sommes inondés de discours alarmiste nous disant que le système de retraite par reptation va s’effondrer, que c’est une pyramide de Ponzi.
Et les mêmes nous disent ensuite que le système financier va s’effondrer, que notre épargne ne vaudra plus rien, qu’on va nous confisquer notre immobilier pour payer la dette et donc que la retraite par capitalisation, ne vaut guère mieux.
La seule solution semblerait de faire des gosses pour qu’il prenne soin de vous lorsque vous serez trop vieux, mais au moment d’aller chevaucher mammoun, vous vous rappelez qu’avec la crise, le réchauffement climatique et l’apocalyptique épidémie de punaise de lit, il sera sans doute au chômage ou trop occupé à chasser le mammouth dans les ruines de la civilisation pour prendre soin de vous dépendant de vous pour se nourrir.
Cependant, si vous avez bien lu le paragraphe précèdent, vous n’aurez pas besoin de moi pour comprendre que le système par répartition n’a rien d’une pyramide de Ponzi et n’a aucune raison de s’effondrer.
Ou plutôt que faire s’effondrer le régime de retraite revient à faire s’effondrer l’état. Ou plus réalistement à une décision volontaire de la part de ceux qui gèrent l’état.
Et, c'est là, la vraie faiblesse de ce régime qui explique pourquoi aussi surprenant que cela puisse paraître aujourd’hui, dans les années 20/30, la CGT et les partis de gauche était contre l’instauration d’un régime de retraite général (il voulait continuer avec des caisses gérées localement par les syndicats) : Un régime par répartition implique de donner beaucoup trop de pouvoirs à un état centralisé géré par des gens qui n’ont pas vraiment à cœur l’intérêt des travailleurs. Cependant, s’ils n’ont pas à cœur l’intérêt des salariés cela ne semble pas être le cas de celui des personnes âgées, tant les politiciens de droites sont dépendants de leur vote pour se faire élire et le deviennent davantage chaque année grâce au vieillissement de la population.
Je pense donc peu plausible que les retraites, soient un jour radicalement remises en cause par les politiciens, même les plus libéraux. Attention, improbable ne veut pas dire impossible, mais le risque me parait être de même nature que celui pesant sur les retraites par capitalisation.
En effet, vous aurez compris avec ma petite explication que si elles sont bien gérées, même une crise aussi importante que celle de 29 ne remettra pas en cause un système de retraite par capitalisation.
En effet, même la crise de 29 est anecdotique sur 40 ans et n’a pas un grand impact sur la valorisation finale du capital du salarié. Et, si la vente des produits financiers a bien été étalée sur dix-vingts ans, ce krak ne devrait pas non plus avoir beaucoup d’impact.
En effet, sur une longue période (au moins 20 ans), le rendement des actions (c’est-à-dire d’un indice diversité comme le MSCI world) est égale à la croissance mondiale(3% par an en moyenne d’après la banque mondiale durant les 40 dernières années) + l’inflation (maintenue à 2% par an en moyenne par les banques centrales). Cela donne sur le long terme un rendement de 5 % par an qu’il est difficile de battre.
Enfin, ça c’est pour le passé, me direz-vous, et comme le dit l’adage dont l’omniprésence à tendance à me donner la nausée : les performances passées ne garantissent pas les performances futures. Cependant, cette performance longs terme me semble être liée à des causes structurelles que je vois mal être remises en cause dans les 30 prochaines années.
En effet, je ne vois pas comment il serait possible que les entreprises cotées cessent de s’accaparer l’essentielle de la croissance et de la reverser à leur actionnaire si on reste dans une société capitaliste. Et à part quelques groupuscules d’extrême gauche extrêmement minoritaires, personne ne remet en cause le capitalisme.
Quant à la croissance, durant les prochaines années, la population mondiale va continuer de croitre et une large majorité n’a toujours pas accès à un minimum de confort et n’aspire qu’a s’enrichir. Et à part une guerre mondiale, je ne vois pas ce qui pourrait l’empêcher de parvenir à ses fins. Je pense donc que jusqu’en 2050 la croissance mondiale continuera d’être forte.
Par contre après 2050, je n’ai pas la moindre idée de si on n’aura encore la capacité de croitre et de faire face aux effets du réchauffement climatique, de la destruction de la biodiversité, de l’eutrophisation des sols,… Bref aux facteurs environnementaux. D’ailleurs je tiens à préciser que non seulement la France insoumise n’est pas un parti d’extrême gauche et ne menace en rien le système capitalisme, mais en plus je pense comme de nombreux économistes que si son programme était appliqué à l’échelle mondiale, sur le long terme cela boosterait la croissance mondiale. En effet, sur court terme les politique actuelle qui consiste à diminuer le financement de la recherche (voir à en interdire certaines pour des raisons idéologiques), à sous-investir dans les infrastructures, à détruire la fertilité des sol, à empoisonner l’eau, provoque un boost de croissance à court terme au prix de la destruction des fondements de la croissance futur. Et, je ne parle même pas des effets qu’à la baisse de la confiance envers les autorités que crée leur mensonge répété ou la corruption généralisée. Mais, là-dessus, je crains que les chefs de la France insoumise ne valent gèrent mieux que les Macronistes.
Mais, ce n’est que mon opinion et ce n’est certainement pas un conseil d’investir tout votre argent sur un ETF world. Je rappelle que je ne vois pas le futur et suis donc incapable de garantir un rendement positif pour n'importe quel investissement, quelle que soit la durée (oui c’est une phrase un peu hypocrite pour me dédouaner de toute responsabilité si un de mes lecteurs investit en bourse suite à la lecture de cet article). Mais revenons au sujet.
La vraie faiblesse du système de retraite par capitalisation ne se trouve pas dans la phase de capitalisation et sa dépendance aux indices boursiers, mais dans celle de rente et sa dépendance à la dette de l’état.
En effet, les assurances, pour pouvoir garantir aux retraités de continuer à leur verser leurs pensions, sont obligées d’investir l’argent qu’on leur a confié sur les titres les plus sûrs, c’est-à-dire sur les obligations d’État. Donc, s'il y avait une crise importante qui contraignait l’État à faire défaut sur sa dette, alors les assureurs et donc le système de retraite par capitalisation s’effondrerait.
En conclusion, la seule chose qui pourrait faire s’effondrer un système par répartitions est également la seule chose qui pourrait faire s’effondrer un système par capitalisation : une crise majeure de la dette des états ou une révolution des jeunes qui ne voudrait plus payer pour les vieux. Les deux régimes sont donc aussi sûrs l’un que l’autre.
Et même, si je ne l’argumenterai pas tant ça me semble un truisme, je rajouterai que dans les deux, il est impossible pour un jeune de 20 ans de savoir qu’elle sera le montant de sa retraite et à quel âge il pourra la prendre. Quand on veut être sûr de son coup on ne fait pas des paris sur l’avenir, on cultive son potager et on vit au jour le jour.
10) 4) Viens-en au fait : c’est quoi le meilleur système
10) 4) 1) Préambules
Maintenant que ces idées fausses sont débunkées et que l’on est d’accords que les deux systèmes sont tout aussi viables l ’un que l’autre, il est temps de se demander lequel est le meilleur.
Pour cela, il faut se demander qu'est-ce qu'un système de retraite et à quoi ça sert. Un système de retraite c'est un système donnant à des inactifs le droit de prendre chaque année une partie de la production des actifs (du pain, des télés, des voitures, des services de soin). Certains voudront chipoter et dire que les retraités ne sont pas vraiment inactifs et effectuent malgré leur âge des taches indispensables à la société comme garder les enfants pendant que les parents vont travailler ou s’occuper du syndic de copropriété qui entretient l’immeuble où vivent les actifs. Mais pour simplifier, on va dire que tous les retraités passent leur journée assis sur le canapé à regarder la télé en se plaignant que les jeunes sont des fainéants qui n'ont plus le goût de l'effort.
Donc un système de retraite c'est toujours : une règle qui va concrètement permettre de calculer qui doit contribuer, combien et comment. Et symétriquement, qui va recevoir, comment et combien. Cette règle, on va juger de sa pertinence celons deux critères :
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Les arguments moraux en sa faveur. Autrement l'idéologie qui la soutient.
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Ses effets concrets, autrement ses conséquences si elle est mise en place
10) 4) 2) La retraite par capitalisation c’est de droite et la retraire par répartition c’est de gauche. Vraiment ?
Si on simplifie à l’extrême dans tous les pays du monde depuis deux cents ans, la vie politique est scindée en en deux groupes : gauche et droite en France, républicain et démocrate aux Usa,.. Beaucoup de leurs caractéristiques varient en fonction du lieu et de l’époque, mais les grands traits restent constants (à ma connaissance). Schématiquement, on peut dire que quels que soient le lieu et l’époque, pour la gauche :"chacun doit contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins" alors que la droite veut que :"chacun contribue selon son envie et reçoivent selon sa contribution".
En résumé, la gauche veut que plus tu es riche, plus tu sois obligé de contribuer au système sous forme d'impôt/cotisation/taxe et que tu reçoives une pension permettant d'avoir une vie agréable, et cela quelle que soit ta contribution.
Pour la gauche si tu n'as jamais payé un centime d'impôt, mais que tu as besoin de 2 000 euros par mois pour vivre dignement (par exemple, car tu as une maladie et que tu es locataire) dans un monde idéal, tu devrais recevoir 2 000 euros par mois de la collectivité, alors que dans le même temps une personne qui a travaillé tous sa vie et payés plein d'impôts, mais n'as besoin que de 1 000 euros par mois, car il est propriétaire et est en pleine forme ne devrait recevoir que 1 000 euros.
A l'inverse, pour la droite, on ne doit obliger personne à cotiser s'il n’en a pas envie. En revanche, à la fin sa retraite dépendra strictement de ce qu'il a cotisé. Si tu as cotisé beaucoup, tu recevras beaucoup, et si tu n'as rien cotisé, tu ne recevras rien et tant pis si tu meurs de faim. Pour eux l'individu doit être libre de ses décisions et donc en subir les conséquences.
Dans les faits, chaque camp et même chaque individu a des positions plus nuancées. Par exemple, la plupart des gens de droite admettent que l'on ne peut pas laisser quelqu’un crever de faim, même si c'est un irresponsable qui n’a jamais cotisé. Ne serait que parce qu’il ne va pas se laisser crever de faim et devenir un voleur. Pour la sécurité de tous, la droite admet qu'il faut obliger un minimum les gens à contribuer, afin de pouvoir garantir un minimum de droit. Et la plupart des gens de gauche admettent que ceux qui contribuent plus, doivent recevoir un peu plus. Et il y a à gauche et à droite des idéologies minoritaires, pas du tout d'accord avec ce que je viens de dire. Par exemple, les anarcho-communistes défendent plutôt l'idée que chacun doit contribuer et recevoir selon son envie. Pour eux, on doit laisser les gens contribuer comme ils l'entendent au pot commun et les laisser se servir comme ils le veulent dans le pot commun. Dit comme ça, ça a l'air totalement utopiste, mais en fait, il y a un vrai système derrière qui est loin d'être con, mais ce n'est pas le sujet de ce billet, donc passons.
Le sujet, c'est capitalisation ou redistribution. Et là à première vue on aurait envie de dire que la capitalisation satisfera les gens de droite et la répartition les gens de gauche, car dans un système par capitalisation chacun se fait sa petite épargne et à une retraite qui dépend du montant de cette épargne (on est libre de contribuer et on reçoit selon ce que l'on a contribué). Et, inversement, on aurait envie de dire que la répartition c'est on contribue obligatoirement selon ses moyens et même si on a contribué peu, on reçoit une retraite suffisante pour vivre à partir de l’âge où on considère que l'on n’est trop vieux pour travailler.
Et bien en fait pas du tout. On peut faire un régime par capitalisation qui respecte les principes de gauche.
Par exemple, en faisant que les contributions soient obligatoires et n’abondent pas un fond individuel, mais collectif, et que la proportion des retraites produites par ce fond ne sont pas reparties en fonction de ses contributions, mais de ce que l'on considère être les besoins de chacun. C’est d’ailleurs comme ça que fonctionnent aujourd’hui certains fonds de retraire complémentaires créés et gérés par des syndicats (source : prefon-statuts )
Et, inversement comme la montrée la réforme des retraites voulues par Macron en 2019, faire que le montant de la retraite par répartition dépende exclusivement du montant des cotisations versées par le salarié (l‘individualisation des droits dénoncé par les syndicats) et créer des manières de contribuer facultative (comme le rachat de point à la retraire ou la possibilité de décaler ou avancer son âge de départ à la retraite en échange d’une modification de sa retraite).
En fait le débat répartition/capitalisation ne porte pas du tout sur une question idéologique. Les deux systèmes permettent de répondre aux objectifs de droite et de gauche. Et encore une fois, contrairement à ce que disent les politiques de tous bords, les deux systèmes fonctionnent aussi parfaitement l’un que l’autre.
La différence ne se fera donc pas sur les critères moraux/idéologiques communs à la gauche ou à la droite. Selon le contexte, il y a des groupes de gauche qui préfèreront des systèmes par capitalisation et d'autres par répartition.
10) 5) Les vraies différences entre la retraite par capitalisation et de la répartition
Il est donc enfin temps de voir ce qui différencie vraiment ses deux systèmes de retraites qui sont :
10) 5) 1) Le délai de mise en place
La répartition peut être mise en place tout de suite alors que la capitalisation mettra une génération avant de verser ses premières retraites (le temps de mettre une épargne suffisante de côté). Donc, si l'on doit gérer de manière immédiate une masse de personnes âgées sans ressources, le système par répartition s’impose au moins de manières temporaires.
10) 5) 2) La capitalisation tire ses revenus de tous les actifs de la planète et pas seulement ceux du pays où est instaurée la capitalisation.
La capitalisation permet de prendre de l'argent au travailleur du monde entier pour financer les retraites de ton pays alors que la répartition s'appuie que sur les actifs de ton pays.
Si les autres pays ont une démographie forte, cela permet de régler le problème de la chute du ratio actif/retraité d’un pays sans faire appel à des baisses de pension, à des hausses de l’âge de la retraite ou à l'immigration (on exploite les travailleurs étrangers à domicile).
Le revers de la médaille est que dorénavant ta retraite dépend d’une ponction sur l’économie d’autres pays. Une prise qui peut très vite être qualifiée dans ses pays de pillage néo-colonial à couper urgemment par un gouvernement populiste à la recherche d’économie accédé au pouvoir dans ses pays. Et, même si on arrive à garantir que ses droits ne seront pas remis en question, la retraite reste dépendante de l’économie des pays étrangers et donc de leur décision politique.
Si plusieurs pays représentant une part importante de l’économie mondial élisent de vrais socialistes qui veulent vraiment remettre en cause le partage entre capital ou travail ou des nationalistes qui veulent virer les multinational étrangères de leurs territoires (penser à Trump ou à la junte au Mali), les retraites par capitalisation vont en prendre un coup. Cela favorise les tensions entre les pays et une très forte tentation de politique néocoloniale et impérialiste (voire carrément des guerres).
Et franchement, on a pas besoin que les gouvernants aient davantage d’incitation à ne pas respecter le droit des peuples à décider eux-mêmes de leur destin ou à commettre des massacres immondes en notre nom.
10) 5) 3) La capitalisation fait augmenter le prix des actifs financier
La capitalisation fait augmenter le prix des produits financiers grâce aux achats massifs qu’il implique.
Si ses fonds sont investis exclusivement dans des actions du pays cela fait augmenter le prix des actions et permet donc aux entreprises de lever plus facilement des fonds et pour moins cher et donc leur donne un avantage sur les entreprises des pays concurrents qui ont une retraite par capitalisation.
Et, ça enrichit considérablement les plus riches du pays, car ce sont eux qui détiennent l’essentiel des actions. Ça entraîne donc une hausse des inégalités et du pouvoir des milliardaires
En revanche, si les fonds sont massivement investis dans l’immobilier, cela rend difficile plus difficile pour les jeunes l’accès à la propriété (surtout dans les grandes métropoles). Vous me direz que l’on n’a pas besoin de la capitalisation pour que se loger en ville soit hors de prix, mais je vous répondrais que cela pourrait être pire.
En France, devenir propriétaire, dans les grandes villes, coûtent cher, mais aux USA c’est carrément plus de la moitié des habitants qui sont contraints de rester locataires (sources : etats-unis-toujours-plus-de-locataires-dans-les-grandes-villes ). Les causes de ce phénomène ne font pas consensus, mais pour moi, l’une des causes majeures est l’accaparement des appartements par des fonds d’investissement destinés entre autres à la retraire des Américains qui ne souhaitent pas vendre et achètent à n’importe quel prix. À noter toutefois que ses fonds sont également alimentés par l’argent des nombreux millionnaires et milliardaires que comptent les USA.
Moralité : Vous trouvez que l’égalité coûte cher, essayez l’inégalité.
10) 5) 4) La capitalisation peut être un atout géopolitique
Si l’État a le contrôle du fond, il peut s’en servir comme outil de pression géopolitique. Par exemple, en menaçant d’interdire à son fond d’investir dans un pays ennemi ou au contraire ne l’utilisant pour favoriser ses concurrents.
Il peut aussi s’en servir pour acheter des entreprises étrangères stratégiques ou disposant de brevets intéressants pour les entreprises nationales ou pour faire disparaître une concurrence gênante. Bref je ne vais pas faire la liste à la Prévert de tout ce que l‘on peut faire pour favoriser déloyalement son économie ou emmerder son voisin avec une grosse somme d’argent.
À noter cependant que ce point est largement théorique. En effet, en pratique mêler l’argent des retraites à ce genre de manigance, c'est prendre le risque de perdre de l’argent et donc de devoir annoncer à ses citoyens qu’il va falloir baisser les retraites. Et puis, en général, afin d’obtenir la confiance des citoyens dans le fond, il est nécessaire de le rendre un minimum indépendant.
Et enfin, en général, les entreprises financières ne voient pas d’un bon œil que l’État se mêle de leurs affaires. Surtout quand cela concerne un aussi gros pactole.
10) 5) 5) La capitalisation donne l’illusion aux salariés que leur intérêt est aligné sur celui des actionnaires
La capitalisation donne l’impression aux salariés d’avoir intérêt à une politique favorable aux entreprises et aux détenteurs d’actions.
En gros, ça incite la population à être d‘avantage à droite. On a le même phénomène avec le fait d’être propriétaire de sa maison.
10) 5) 6) La capitalisation donne du pouvoir et de l’argent à la finance
La capitalisation change la structure du pouvoir dans les entreprises et en conséquence la nature du capitalisme.
Cette phrase barbare veut dire que dans un système par capitalisation les sommes gérés par les fonds gérant les retraites sont tellement énormes qu’elles leur permettent de devenir les principaux actionnaires de la plupart des grandes entreprises (voir carrément d’en prendre le contrôle) et d’être les principales sources de financement des entreprises (et parfois de petits États lorsque le fond gère la retraite de pays comme les USA).
Cela donne à leur gérant un énorme pouvoir politique et économique et oblige bon nombre d’entreprises à se plier à leur exigence. Et les gérants se sont ce que l’on appelle les financiers. La montée de la retraite par capitalisation aux USA et dans beaucoup de pays occidentaux est l’une des raisons pour laquelle on est passé dans les années 70/80 d’un capitalisme industriel à un capitalisme financier (ce n’est bien sûr pas la seule cause).
De plus, la gestion de ses masses considérables d’argent permet aux entreprises financières de toucher de juteuses commissions, qui vont également contribuer à leur donner du pouvoir au sein de la société. Et aussi à payer des salaires mirobolants qui vont détourner vers la finance les personnes les plus productives (comme votre serviteur).
10) 5) 7) La capitalisation peut être privée et locale. Et donc géré par démocratie directe localement (pas la répartition)
La capitalisation peut être mise en place par des acteurs privés et au niveau local, alors que la retraite par répartition ne peut être mise en place qu’au niveau national et par un État. Cela a des avantages et des inconvénients.
Mais, la conséquence principale est que la capitalisation permet d'avoir un système de retraite en grande partie géré par le privé sur un marché concurrentiel ou par des associations locales géré en démocratie directe. Ce qui fait que la droite et la partie de la gauche préfèrent la capitalisation (mais une capitalisation très différente de celle voulue par la droite).
En effet, la retraite par répartition pour fonctionner nécessite un grand nombre d’individus répartis sur un grand territoire. Sinon, le risque est trop important qu’il y ait un changement qui rende impossible de payer les retraites. Par exemple, si on fait une retraite par répartition à l’échelle d’une petite ville, alors sur les 30 années où un retraité aura besoin de toucher sa pension, il y a de grandes chances que la plus grosse entreprise du coin décide de déménager ou fasse faillite et que cela entraîne une explosion du chômage ou un départ des jeunes actifs.
Résultat, le nombre de cotisants et le montant des cotisations risque de baisser au point de ne plus pouvoir payer les retraites promises.
Par contre avec la retraite par capitalisation, même s’il y a une crise locale, l’argent épargné pour payer les retraites reste toujours disponible. C’est une contrepartie positive que je n’ai pas évoquée au fait que la retraite par capitalisation permet de s’appuyer sur les revenus de tous les actifs de la planète et non pas que sur ce de la population concernée. Avec la retraite par capitalisation, pour que l’argent disparaisse, il faut qu’il y ait une crise suffisamment grave pour faire s’effondrer le système financier national et dans le cas français, mondial. Une telle chose est très peu probable et si elle se produisait, les retraites seraient le dernier de nos sujets de préoccupation. Dans un tel scénario, il ne sera de toute manière plus possible d’acheter quoi que ce soit avec de l’argent.
10) 5) 8) La capitalisation est un système beaucoup plus complexe à gérer que la répartition
La capitalisation est un système beaucoup plus complexe à gérer que la répartition.
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Donc à des frais de fonctionnement plus importants. Les frais de fonctionnement étant définis comme l’argent qui est collecté, mais qui ne sert pas à verser des retraites. Enfin ça, c'est dans le cas où on a une fonction publique efficace et non corrompue (ce qui quoi que l’on en dise, est le cas en France).
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Donc nécessite une certaine expertise pour être géré ou simplement compris. Ce qui rend la capitalisation plus difficile à être géré démocratiquement et plus sensible à la désinformation et au complotisme. Mais je rappelle que parallèlement, la répartition est obligatoirement nationale et est donc également très difficile à gérer démocratiquement.
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Donc le risque de mauvaise gestion est beaucoup plus élevé. En effet, j’ai défendu jusqu’à présent que la retraite par capitalisation était aussi sûre que la retraite par répartitions. Or, les plus informés m’auront fait remarquer que l’on a de nombreux cas dans l’histoire de faillite de caisse de retraire par capitalisation, alors que l’on en a quasiment pas pour les retraites par répartition (à par la Grèce en 2012, je ne vois pas). Et cela, alors que la retraite par répartition est bien plus rependue.
Exemple de faillite des caisses de retraites par capitalisation : les-pensions-de-retraite-des-fonctionnaires-americains-sur-la
10) 5) 9) La capitalisation est un système potentiellement plus discriminant
On l’a vu, ce dont des assureurs qui décident du montant de la retraite versée en fonction de votre espérance de vie. Or un assureur pourrait très bien décider de ne pas verser la même chose à toutes les populations. Par exemple, afin de s’attirer des clients, un assureur pourrait proposer aux hommes des pensions plus élevées, car ils meurent plus jeunes.
Bien sûr, ce genre de chose pourrait être interdit par la loi et au contraire on pourrait imaginer un système par répartition gérée par un État raciste qui déciderait que les travailleurs non français n’auraient pas le droit à la même retraite que les blancs, mais la particularité avec l’assurance par capitalisation, c'est que les assureurs pourraient être discriminants tout en se défendant de l’être. Déjà, il pourrait cacher la manière dont ils font leur calcul, mais surtout, il pourrait s’abriter derrière le marché pour justifier ses discriminations et argumenter qu’elles n’en sont pas. Et ainsi, elle serait plus dure à combattre.
10) 6) Concluons avec mon avis personnel
Personnellement mon système parfait serait la répartition à 100% car c'est un système beaucoup plus élégant et simple.
Il y a un besoin, alors on lève un impôt pour le financer. La capitalisation demande pour arriver au même résultat de passer par une usine à gaz que personne ne comprend vraiment.
Et pour répondre au problème de la chute du nombre d'actif je propose d'ouvrir totalement les frontières à l'immigration et même de payer les jeunes des autres pays pour qu'ils viennent s'installer en France. Et si ça ne suffit pas de supprimer les travaux les moins utiles pour réaffecter les travailleur sur les production indispensable. Par exemple si on manque d’ouvrier agricole alors on pourrait réduire voir supprimer la consommation de viande. On pourrait aussi améliorer les conditions de travail et réduire le temps hebdomadaire de travail pour que les gens puissent être en meilleur santé plus longtemps et donc travaille plus longtemps et nécessite moins de soin. ce qui ne veut pas dire qu’on ne doit réduire le temps de travail hebdomadaire que si sa permet un gain sur le long terme, ni même qu’il faut faire travailler les gens aussi longtemps qu’il le peuvent sans tomber malade(arrêtons de gérer les travailleur comme s’ils était des ressource dont il faut maximiser l’exploitation).
Mais bon je dit ça mais pour le moment cette situation est très théorique. Pour le moment on est pas du tout en pénurie de main d’œuvre et grâce à l’avènement de l’IA on ne le sera peut être jamais (peut être).
Sinon sur le comment on finance, je pense que l'on devrait tous avoir une contribution identique sur tous les revenus et une retraite unique versé à tout le monde dès le même âge.
Pour moi il n'y a plus d’âges de départ à la retraite, mais un âge à partir duquel tu touches une retraite, que tu continues ou non à travailler.
Et tout le monde a la même retraite. Finis les histoires des dix meilleurs salaires et de toutes ses bêtises. Tout le monde pareil indexé sur le salaire moyen.
À travail égal, salaire égal et tous les retraités font la même chose. Payer plus d’impôt n’a pas à donner droit à plus de droits.
D’ailleurs, pour moi, c'est le critère principal qui doit définir ce qui doit être géré par l’État ou le privé. Dans les cas où il est juste de faire une différence entre pauvre et riche, il faut que ce soit géré par le privé. Par contre, s’il faut une égalité entre riches et pauvres, alors il faut que ce soit géré par l’État (justice, éducation, santé,…).
Ainsi, le niveau des retraites suivra celui des actifs. On aura plus d'oppositions entre les intérêts des retraités et des actifs. Comme ça même si on devient aussi égoïste que les boomers on ne pourra pas se permettre d'être de telle salaud xénophobe.
Quant aux personnes qui font un travail pénible, je pense que dans la majorité des cas la solution ce n’est pas de leur donner droit à partir en retraite plus tôt, mais de rendre leur travail moins pénible.
Il n’est pas normal qu’à 50 ans la plupart des ouvriers à la chaîne soient physiquement à bout. Après, il y a une minorité de cas où ce n’est pas possible, comme les égoutiers ou les pompiers et là bien entendu, je suis d’accord qu'il faut leur donner le droit à une retraite précoce.
Par contre, les danseuses de balais, je suis désolé, mais si ça détruit leur corps au point qu’elles ne puissent plus travailler à partir de 40 ans alors c’est une pratique barbare qui doit être interdite de toute urgence. Ou au minimum profondément réformé afin de pouvoir concilier la poursuite de cette activité et la préservation de la santé des danseuses. Il n’est pas normal que l’on impose à des jeunes filles beaucoup trop jeune pour faire leur propre choix de tout sacrifier dans une compétition à celle qui arriverait le plus à se soumettre leur corps à des demandes inhumaines dans le seul but de satisfaire les désirs sadiques d’une bande de privilégié.
Mais à part, j'aime le balai, je trouve ça très joli.
10) 7) Ouverture sur le salaire à vie et le revenu universel
Sinon, j’aime beaucoup le salaire à vie de Friot que moi, j’appelle du néo-communisme ou les idées de revenu universel qui consiste tous les deux à déconnecter totalement le salaire que l’on perçoit du travail que l’on fait réellement et donc à rendre totalement obsolète l’idée de retraite. Personnellement, si demain, on propose de mettre l’une de ces idées en place, je signe tout de suite, mais en l’état je pense que je ne verrais pas de mon vivant une société française prête à accepter cela. Je me trompe peut-être et j’espère me tromper, mais je pense que la proportion de gens qui trouveraient ça juste ou acceptable que l’on ne soit pas obligé de travailler pour recevoir un salaire (et donc à contrario que ceux qui travaillent soient obligés de payer des impôts/cotisation pour financer le salaire de ceux qui ne travaillent pas) est trop faible.
Dommage, car j’aimerais vraiment savoir ce que cela donnerait. Est-ce que le système s’effondrerait sous le poids des fainéants ? Ou est-ce que tout le monde travaillerait, mais produirait des choses pour se faire plaisir, totalement décoléré du besoin des autres et de la société et donc s’effondrerait ? Ou au contraire, est ce que la masse de travail inutile, nuisible ou simulée disparaîtrait pour être remplacée par un travail beaucoup plus utile et donc que la productivité et la prospérité exploserait ?
On ne le saura jamais. Ou plutôt, je ne le saurais jamais. Si vous n’êtes pas d’accord je vous invite à militer pour ces idées, en en parlant un maximum autour de vous, afin qu’un jour, je sois contraint d’avouer mon erreur en voyant à la télé un premier ministre annoncer l’instauration du salaire à vie. En attendant, si on exclut la possibilité de décolérer travail et salaire, je trouve que ma proposition est la plus juste et la plus efficace. Ou plutôt la plus efficace pour atteindre ce que je considère comme étant juste.
10) 8) Bonus les retraités détruisent le pays
Souvent on entend que les retraité et les retraites détruise le pays et serait le principal responsable de la dette du pays.
Mais pourquoi est-ce que ce serait surtout dû au transfert vers les retraités ?
Pourquoi est-ce que ce ne serait pas plutôt dû aux baisses d’impôt sur les plus riches entreprises depuis 40 ans ? Pourquoi est-ce que ce ne serait pas plutôt dû à la fin de la planification économique et au libre-échange qui ont mené à la désindustrialisation ? Pourquoi est-ce que ce ne serait pas dû aux problèmes écologiques et pétroliers ? Pourquoi est-ce que ce ne serait pas dû aux médecins qui gagnent des salaires dignes de la tech américaine financés à 100 % avec nos impôts (source : https://diploma-sante.fr/salaires-medecins-specialite/ ) ?
Je propose une autre explication : il n'y a pas de cause principale à la dette publique. La dette publique est causée par tous les choix politiques et événements qui se sont produits depuis 40 ans. Le vieillissement de la population et le choix de donner une retraite proportionnelle au salaire touché durant sa vie active sont l'une des causes parmi tant d’autres qui ont mené aux problèmes actuels. Mais plutôt que des causes, ce qui est intéressant, c'est de chercher des solutions.
Personnellement, je pense que le système de retraite est totalement à revoir. Il faudrait diminuer les grosses retraites, interdire toutes les retraites complémentaires et interdire toute forme de rente (on saisit les logements en location sans contrepartie pour les donner aux locataires ou les transformer en HLM, on saisit les actions pour les donner aux salariés, ...). Et parallèlement augmenter les petites retraites et créer un âge de la retraite qui dépend de la pénibilité de son travail. Il y a des métiers où partir à 55 ans, ce n'est pas du luxe, et d’autres où on peut largement partir à 67 ans. En général, un bon indicateur de pénibilité, c'est l’espérance de vie des gens qui font ces métiers.
10) 9) Bonus le système de retraite consiste à prendre de l’argent au pauvre pour le donner au riche
Récemment on m’a objecte sur les retraire que c’est un système qui prend au pauvre pour donner au riches. En effet, il consiste à prendre de l’argent à de jeune actif pour le donner au vieux. Or en moyenne les jeunes actif sont beaucoup plus pauvre que les vieux. Donc c’est injuste de financer les retraite en augmentant les cotisation.
Personnellement, je pense qu’il faut dézoomer du niveau individuel et analyser la situation au niveau de la famille. Les jeunes ne cotisent pas pour payer les soins de santé ou la retraite des vieux en général (oui, j’élargis aux soin de sante, car au fond, c'est la même problématique), mais ceux de leurs parents. En effet, lorsque l’on a entre 20 et 35 ans, en général, on a des parents encore en vie dont on doit s’occuper (ou qui s’occupe de nous, même si on en a pas envie). Et en général, les jeunes pauvres ont des parents pauvres.
Les systèmes de retraites et d’assurance santé (qu’ils soient publics ou privés), sont une mutualisation de la prise en charge des personnes âgées. Au lieu qu’un jeune actif paye tout seul une retraite et des soins à ses parents, on a créé une caisse où tous cotisent selon leurs moyens et qui verse aux parents des actifs ce dont ils ont besoin. Ce n’est pas un transfert d’argent des jeunes vers les vieux, mais des familles aisées (qui ont les moyens de prendre soin de leur parent) vers les familles pauvres (qui n’ont pas autant de chance).
Bien sûr, il y a d'autres facteurs qui entrent en compte pour déterminer les gagnants et les perdants de ce système, comme le nombre d’enfants qu’ont les parents, la bonne santé des parents, le temps qu’ils vont vivres,... Mais en général cela revient à ce que les actifs des familles aisées payent la retraite et les frais de santé des seniors des familles pauvres.
Les cotisations ne sont pas du salaire différé (comme on l’entend souvent) que l’on toucherait lorsqu’on est à la retraite ou malade, mais un salaire socialisé que l’on touche dès maintenant. C’est un salaire en nature que l’on touche maintenant.
Si on réduit les remboursements ou augmente le prix de la mutuelle pour les seniors (que l’on fasse l’un ou l’autre, à la fin du mois, le résultat est le même sur le compte en banque des seniors), l’effet sur les familles pauvres, c'est que les parents ne pourront plus autant aider leur enfant. Ou pires que les enfants vont devoir aider financièrement leurs parents, alors qu’ils peinent déjà à s’en sortir. Bref faire cela, ce n’est ni aider les jeunes actifs pauvres, ni réduire une injustice.
Pour les aider, il y a plusieurs leviers. Certains sont à la main des syndicats comme réclamer des augmentations des salaires au détriment des actionnaires (qui sont souvent des vieux riches). Et d’autre à la main de l’état comme le fait de financer davantage notre protection sociale par des impôts sur le patrimoine des riches (qu’ils soient jeunes ou vieux).
Tu me diras : pourquoi donc s’embêter à analyser du point de vue de la famille.
La réponse est que paradoxalement je pense que c’est l’échelon le plus pertinent pour comprendre les effets sur les individus d’un changement dans le système de retraite ou de santé. En effet l’analyse au niveau individuel et notre intuition nous indique que compenser l’augmentation des frais de santé des personnes âgées par des hausses de cotisation va appauvrir tous les jeunes (quelles que soient leurs revenues) au profit des vieux (qu’elle soit leurs revenues). Alors que l’analyse au niveau des familles que j’ai faites dans mon précédent commentaire indique que compenser l’augmentation des frais de santé des personnes âgées par des hausses de cotisation profite aux plus pauvre (qu’ils soient jeunes ou vieux) et dessert les plus riches (qu’ils soient jeunes ou vieux).