Religion, Science et médecine
Resume
Mes opinions sur les religions, la science et la médecine.
1) Introduction
Malheureusement dans ce début de 21 iéme siècle la religion est devenue un enjeu central. Bon en vraie ce n’est pas tant la religion qui est devenue un enjeu central que son instrumentalisation à des fin mercantile ou politique.
En effet, lorsque le gouvernement ou Cnews parle de religion ce n’est pas pour philosopher sur l’existence de dieux ou du paradis et encore moins pour se demander qu’elle serait les implications morales ou sur la vie de tout les jours. Ce n’est pas non plus pour se demander quelle est la meilleure interprétation de la bible ou du coran ou le sens des miracles.
C’est uniquement pour chercher des excuses à leur racisme et des moyens d’emmerder les musulmans. C’est uniquement pour tenter d’imposer des politiques réactionnaires et pour stigmatiser les minorités sexuelles au nom d’une interprétation aussi discutable que minoritaire de la bible.
Et lorsqu’il parle de laïcité ce n’est pas pour chercher des moyens pour mieux appliquer l’égalité de traitement par l’état, de toutes les organisations religieuse et de tout les citoyens (ce que c’est censé être à la base). Encore une fois c’est uniquement pour emmerder les musulmans avec des arguments qui n’ont rien à voir avec la laïcité, mais avec l’application d’un athéisme ou d’un féminisme d’etat. Mais un athéisme et un féminisme d’état qui ne s’appliquerait qu’au musulman et qui considérerait que le meilleur moyen pour qu’une personne renonce à ses croyances serait de l’insulter à chaque fois qu’il fait quelque chose qu’un chrétien pourrait interpréter comme un acte religuieux. Bref de persécuter les croyants qui n’ont pas la même religion qu’eux.
Au-delà du fait que c’est une technique pas très éthique, l’histoire montre qu’elle n’est pas très efficace. S’il suffisait de persécuter une communauté pour qu’elle renonce à sa religion cela ferait longtemps qu’il n’y aurait plus de juif sur terre.
Quant au féminisme c’est pareil. Depuis quand est-ce qu’empêcher une femme de porter un vêtement religieux, permet-elle de convertir aux idées féministes les femmes nées dans des milieux conservateurs ou d’émanciper les femmes de leur père ou de leur mari ?
S’ils étaient vraiment sincères dans leur démarche d’athéisme ou de féminisme militant, déjà cela concernerait toutes les religions, mais surtout ils emploieraient d’autre méthode et s’intéresserait davantage à l’évaluation de l’efficacité de ses méthodes.
Quelqu’un qui comme moi est moyennement féministe (comme tout le monde j’aimerais que les femmes et les hommes soit égaux, mais je ne vais pas prétendre que c’est le sujet qui me mobilise le plus ou celui sur lesquelles je suis le plus informé même si j’en parlerai dans mon article sur l’économie) est scandalisé que l’on donne le droit a des vieux directeur libidineux d’empêcher une file d’aller à l’école si sa jupe n’est pas assez courte pour qu’il puisse se rincer l’œil de manière républicaine.
Si des femmes sont obligées par leur famille ou leur voisin à se voiler c’est à leur famille et à leur voisin qu’il faut s’en prendre, pas à elle. Ce n’est pas durant les rares moments où elles sont en salle de classe qu’il faut les libérer mais partout et tout le temps. Ce qu’il faut ce n’est pas venir les sauver mais leur donner les moyens intellectuel et matérielle de dire non. Les femmes musulmanes n’ont pas besoin que des hommes blancs viennent les sauver. Par contre si le gouvernement pouvait arrêter de couper dans le budget lié à l’hébergement d’urgence des personnes victime de violence familiale, reformait enfin sa police pour qu’elle soit moins raciste et sexiste envers les plaignantes musulmanes et prenait des mesures pour que les jeunes puissent réussir dans la vie sans avoir besoin d’un soutien financier constant de leur parent jusqu’à au moins leur 25 ans, ça aiderait à ce qu’elle puisse envoyer chier leur père ou leur frère. L’émancipation ça ne se décrète pas ça se paye.
Quelqu’un qui comme moi est violemment opposé aux religions et souhaite les voir disparaître est dégoûté que l’on est adopté la loi de 2003 sur l’interdiction du voile à l’école. Déjà, car c’est totalement immoral mais surtout parce que c’est totalement contre-productif. En effet tout porte à croire qu’elle a eu pour effet de renforcer les croyances religieuses et notamment les plus fondamentalisme. De fait, toutes les études montrent que persécuter un groupe et le meilleur moyen de renforcer ses croyances (d’ailleurs les divers gourous qui créer, dirige et profite des mouvements religieux le savent bien lorsqu’il insiste pour que leur ouaille arbore des signes aussi visibles de leur appartenance religieuse). Et même si on ne peut pas établir de relation de cause à effet entre les deux, on observe après le passage de cette loi une progression des croyances religieuse et du fondamentalisme.
Quelqu’un qui comme moi est violemment opposé aux religions et souhaite les voir disparaître au lieu de se scandaliser à chaque fois qu’un croyant pratique ou expose son appartenance religieuse en public va plutôt se demander pourquoi est ce que les gens croient. À quel besoin si fondamental les religions réponde t’elle pour qu’en tout temps et en tout lieu les hommes croient et invente des religions ? Et cela dans le but de trouver des moyens d’y répondre d’une meilleure maniére.
Et cela va d’ailleurs l’amener à se demander ce qu’est une meilleure maniére. Il va se demander ce qu’il reproche réellement aux religions et pourquoi est ce qu’il les hait autant (désole mais lorsque l’on veut que quelque chose disparaisse c’est qu’on la hait). Si vraiment les faire disparaître est la seul/meilleur solution ou s’il ne serait pas possible de les reformer.
Et c’est justement ce que l’on va se demander dans le premier chapitre (vous avez vu cette transition de ouf). Puis une fois que l’on aura fait son sort aux religions et aux croyances, on s’attaquera à son grand rival de toujours : la science (en bon, gauchiste insupportable je tiens à insulter tout le monde de manière égalitaire). Puis comme j’emmerde les profs de philo et les centristes, on ne terminera pas sur une troisième partie faisant une synthèse molle du style : « la religion et les sciences n’ont aucunes raison d’être ennemis alors faisait vous des bisous partout (en respectant le consentement de chacun) ». À la place on appliquera ce que l’on a vu à un cas très particulier : la médecine. En effet, depuis le covid ça me semble difficile d’aborder ce genre de sujet sans parler des violentes oppositions entre les médecines dites scientifique/institutionnelle/allopathiques et médecine religieuse/alternatives/holistiques. De plus c’est quand même le seul cas ou ce débat a de vrai application pratique (au-delà d’un détournement pour défendre complètement autre chose avec des sophismes).
Pour information vous trouverez plus de détail et des sources sur ma critique des lois contre le voile et plus généralement sur les politiques raciste de laïcité de ses 30 dernières année dans cette vidéo : Pourquoi tout le monde dit N'IMPORTE QUOI sur le voile ?
2) La religion
2) 1) Pourquoi je déteste les religions
2) 1) 1) La religion est une source de souffrance
À gauche, en ce moment, de plus en plus de gens pensent que la lutte contre les religions est un combat secondaire (voire réactionnaire). Et cela en grande partie car comme je l’ai dit dans mon introduction il est instrumentalisé par les racistes pour promouvoir l’islamophobie. Il y a même des chrétiens de gauche qui tentent de faire la promotion d’une relecture progressiste des religions. C’est un peu le cas dans L’Empire n’a jamais pris (je n’aime pas cette émission mais son succès est indéniable).
Personnellement, je ne suis pas d’accord avec cette vision, car je ne vois pas en quoi la religion serait une source de souffrance moins grave que la transphobie, la LGBT-phobie ou le racisme.
Car oui, il faut le rappeler : même aujourd’hui en France, les religions font massivement souffrir des gens. Et je ne parle pas que des fondamentalistes, mais également des modérés. Je répète : la religion n’est pour moi qu’une source de souffrance inutile.
Elles sont aussi parfois une excuse pour des comportements homophobes, transphobes ou réactionnaires, mais ça, je ne leur en tiens pas rigueur, car il y a fort à parier que même s’ils étaient athées, leurs auteurs seraient quand même homophobes, transphobes ou réactionnaires. La seule différence, c’est qu’ils justifieraient autrement leur idéologie de merde. Pour moi, la religion est une excuse facile, et non la cause de ces comportements abjects.
Mais je ne suis pas le plus à même d’en parler. C’est pourquoi j’aimerais vous partager les nombreuses vidéos de témoignages d’apostats français disant à quel point leur religion — même modérée — les a fait souffrir, et à quel point ne plus y croire a été pour eux une libération, et pourquoi.
Cependant, la plupart de ces vidéos ont été récemment supprimées après que leur auteur a subi des vagues de harcèlement de la part de croyants. Je vais donc partager les rares chaînes survivantes après cette épuration de leur contenu :
En très très résumé, ses vidéo disent que le principe des religions c’est de faire croire aux enfants qu’ils sont constamment surveillés par des membres de leur famille décède ou par dieux. Ce qui a pour conséquence de leur faire ressentir de la crainte et divers inconfort notamment au moment de la puberté ou lorsque l’on dévis de la norme (même les hommes les plus conformiste ou bien intégré devis de la norme à un moment de leur vie).
C’est aussi de devoir se conformer à des règles que l’on ne peut pas contester quand bien même on n’en comprendrait pas la pertinence. Et lorsque pour une raison ou une autre on ne parvient pas à si conformer de ressentir de la culpabilité, du dégoût de soit et encore une fois de la peur.
C’est de s’interdire d’avoir certaine pensées qui serait trop éloigné du canon religieux et donc de devoir surveille soit même ses propres pensés en permanence.
Dit comme ça vous me direz que ça n‘a rien d’horrible ou que j’exagère et qu’a part chez quelque extrémiste la communauté religieuse ne bride pas ses membres et au contraire encourage chacun a l’esprit critique, à la réflexion philosophique et à la découverte de lui-même. Mais en fait je ne parle pas de ce que la communauté religieuse inflige à ses membres (qui est également un autre sujet et pas seulement limite à quelque extrémiste). Je parle de ce qu’une personne qui croit sincèrement aux dogmes religieux (même modéré) va s’infliger à soit même dans le secret de son intimité par peur de dieux ou d’être une mauvaise personne.
Et beaucoup d’ancien croyant témoignent d’à quel point c’est quelque chose qui leur pesait et que cela a vraiment été une libération pour eux de ne plus croire.
2) 1) 2) La religion est dogmatique et nuit à l’esprit critique
Mais tout ça ce ne sont que témoignage et cas particulier. On pourrait dire que pour eux la religion a été une souffrance, mais que pour d’autre c’est aux contraires une source de réconfort. Et donc que politiquement on devrait plutôt se battre pour le droit de chacun de croire ou de ne pas croire. Pour le droit réel de quitter sa communauté de naissance si on la trouve toxique (que se soit à cause de la religion ou d’autre chose).
Et c’est totalement vrai. Tant qu’une pratique est librement choisie et qu’elle n’impacte que la personne concernée, alors je ne vois pas de quelle droit est ce que l’état ou le reste de la société aurait son mot à dire dessus. Chacun devrait être libre de faire ce qu’il veut tant qu’il n’emmerde pas les autres. La politique c’est exclusivement la gestion des trucs que certains individu ou groupe voudrait faire (ou ne pas faire) mais qui emmerderait les autres. La politique c’est la gestion des contraintes que l’on fait peser les un sur les autres. Pour être un sujet politique, au-delà de la defense de a liberte de croyance(ou de non croyance), il faut montrer que la religion a des conséquences autre qu’individuelle.
Et ses conséquences sont simples : les religions poussent à être de droite et dogmatiques. En effet les religion poussent tous à accepter qu’il existe une source de croyance objective et toujours vraie (un livre, une histoire) qu’il ne faut remettre en question. Elles poussent à accepter que le monde est comme il est pour une raison et qu’il ne faut pas essayer de le changer. Elles poussent à l’acceptation du monde tel qu’il est dans le but de trouver la paix intérieure, le bonheur ou a finir au paradis.
Raison pour laquelle historiquement se sont les mouvements de gauche qui s’en sont pris le plus violemment à la religion. De plus elles véhiculent des croyances que je pense infondées et néfastes.
Et les religions new-age sont pour moi les religions les plus problématiques, car elles ne se présentent pas comme des religions et sont donc plus difficiles à combattre. Mais, bien sûr, il faut relativiser. La religion n’est pas ce qui a plus d’influence sur les opinions politiques d’une personne.
Par exemple, faire des études d’ingénieur augmente sensiblement plus la probabilité de voter Macron que d’aller à la messe. Et pourtant, je suis la preuve vivante que l’on peut faire des études d’ingénieur et être de gauche. Et ce n’est pas parce que ça pousse à voter à droite que c’est caca et qu’il faut s’en débarrasser. Même si leurs élèves votent davantage pour Macron que la moyenne, ce n’est pas une raison pour fermer les écoles d’ingénieurs. Qui c’est qui va construire de magnifiques centrales nucléaires ou des gros missiles si on n’est pas là ? Certainement pas les ouvriers et techniciens. Tout le monde sait qu’ils sont totalement perdus sans un ingénieur pour leur dire quoi faire depuis leur bureau d’étude climatisé (au cas où vous auriez un doute, c’est du sarcasme).
Bon je m’egare. Ce que je veux dire c’est que pour moi les religions sont une force parmi tant d’autre qui influence l’opinion des gesn. Et pour moi globalement cette force ne les pousse pas dans la bonne direction. Mais je vais davantage détaillé cela dans la prochaine partie où je reviens sur les arguments utilisés pour défendre les religions
2) 2) Argument en défense de la religion
Mais comme c’est insuffisant, je vais répondre aux trois principaux arguments utilisés pour défendre les religions.
À noter que Je ne parle ici que des religions présentes en Europe, à savoir :
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les trois grandes religions monothéistes ;
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le New Age.
Pour les autres religion je ne les connais pas suffisamment pour ne parler, mais je doute que se soit très différent.
2) 2) 1) Argument moral
Souvent on défend les religions en disant qu’elle rendrait moral.
Et des fois c’est vrai. Par exemple dans cet article ne-plus-voir-la-vie-comme-un-jeu-uniquement-nul . On a le récit d’un fondamentaliste chrétien qui est devenu pacifiste grâce à une révélation mystique. Il a refusé de tuer et a converti des gens des deux camps à sa doctrine.
Si tout le monde avait fait pareil, combien de millions de morts et de massacres auraient été évités ? Et à sa petite échelle, combien a-t-il évité de morts inutiles ?
Et tout cela, grâce à la religion.
Mais ceux qu’on appellera plus tard les objecteurs de conscience se trouveront également chez les athées. Peut-être y en a-t-il une plus grande proportion chez les religieux — mais je n’ai pas trouvé de chiffres fiables sur le sujet. (Si ça se trouve, c’est chez les athées qu’il y en a le plus, mais je pense plus probable qu’il y ait à peu près la même proportion des deux côtés.)
Ce qui est en revanche indiscutable, c’est qu’en général au cours de l’histoire, les grandes organisations promouvant des idées pacifistes et internationalistes, ont plutôt été des organisations athées ou laïques.
Au contraire, à quelques exceptions notables comme les Mormons, les organisations religieuses ont plus souvent été du côté des va-t-en-guerre ( mais leur décision n’a pas été motivée par un amour pour la paix ou une envie de préserver de la vie humaine).
Pour moi, au contraire, la religion est un frein à la morale, car lorsque l’on croit on agit par peur et non par conviction.Mais en même temps, cela peut donner confiance dans le fait que la règle sera appliquée, et résoudre le paradoxe du « si personne ne le fait, pourquoi moi je le ferais ? ».C’est une alternative à une autorité centrale qui impose une règle :
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Physiquement, lorsque tu désobéis, cela fait moins mal qu’avec une autorité centrale qui envoie les policiers à la moindre désobéissance.
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Par contre, psychologiquement, cela fait plus mal.
Et comme officiellement, personne ne décide des règles (en réalité c’est un prêtre qui les décide), cela peut rendre plus difficile de contester une règle injuste.Mais en même temps, cela limite aussi la capacité de l’autorité centrale (ici les prêtres) à édicter n’importe quelle règle.
Pour moi, la religion, c’est une sorte d’ancêtre de l’État de droit.Elle permet qu’il y ait une autorité centrale qui impose des règles communes, mais sans que l’autorité centrale ait tous les pouvoirs.
Au niveau individuel, je maintiens que c’est un frein à la morale, mais au niveau collectif, si un État de droit démocratique n’est pas possible, la religion provoque un progrès moral. Mais heureusement nous vision dans des États de droit (certes imparfait et contesté mais des États de droit pour le moment).
Donc je pense qu’actuellement l’intérêt moral des religions est nul, voir négatif.
2) 2) 2) Argument spirituel
Un autre argument est que la religion permettrait de promouvoir la réflexion et la spiritualité (ce qui ne ferait pas de mal dans notre monde).
Mais pour moi, les religions sont au contraire un frein à cette réflexion et à cette spiritualité, en paralysant la réflexion sur l’interprétation de ce qu’a dit un dirigeant il y a 3 000 ans.Car oui, les livres religieux, ce sont des rois ou des empereurs qui les ont écrits :
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Mahomet était un fils de marchand devenue empereur conquérant au gré d’une succession d’événement improbable.
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Ce n’est pas Jésus qui a écrit le Nouveau Testament, mais un empereur en sélectionnant les écrits de gens qui l’ont connu ou qui ont connu des gens qui l’avaient connu.
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Pour la Torah, je n’en sais rien et je m’en fiche, mais je ne serais pas étonné que le processus soit similaire.
Dans le cas du New Age, c’est une simplification et un mélange de vieux concepts philosophiques, qui donne une sauce incohérente visant à faire croire que l’individu peut devenir maître de son destin et accéder au bonheur s’il est un bon croyant et un bon pratiquant.
Être un bon pratiquant du New Age, ce n’est pas réfléchir, mais :
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se couper des gens qui n’ont pas ces croyances
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s’auto-infliger une torture psychologique inutile en espérant qu’elle fasse de vous un être meilleur
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dépenser de l’argent dans des conneries parfaitement inutiles, mais souvent très jolies.
Vous l’aurez compris : si je reconnais quelques valeurs aux religions traditionnelles, j’ai beaucoup plus de mal avec le New Age.Bon, en fait, à petite dose (et la plupart des gens restent à une petite dose), le New Age donne une impression de contrôle sur sa vie, agréable et rassurante lorsque l’on est soumis à des situations stressantes.Mais en réalité, c’est le cas de toutes les superstitions que l’on a tous et que l’on développe naturellement . Qui, avant un événement très stressant comme un examen, n’a pas fait une prière dans sa tête pour que tout se passe bien,ou ne s’est pas dit : « si je donne de l’argent à ce sdf », ou « si je touche du bois », alors je vais réussir ?C’est un truc humain : on a besoin de contrôle.
2) 3) Pourquoi les gens croient
J’ai déjà plus ou moins répondu a cette question mais un récapitulatif ne fera pas de mal. Les principales raisons sont :
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Pour répondre aux questions métaphysiques que l’on se pose tous un jour ou l’autre.
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Pour avoir une réponse aux questions qui n’en ont pas ou pour avoir des certitudes dans un monde qui en est dénué (voir partie sur la science). En effet le cerveau déteste ne pas savoir ou ne pas être certain. Lorsque la science et la raison nous répond : on ne sait pas, le cerveau traduit cela automatiquement en : on est sûr que c’est Dieu, la magie, le cosmos, l’énergie ou je ne sais quelles autres concepts religieux caché derrière un vocabulaire pseudo-scientifique.
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Pour faire face aux situations stressantes. En effet face à une situation stressante dont l’issue ne dépend que partiellement de notre volonté ou de nos actions, note cerveau se sent mal. En conséquence on recherche un moyen pour retrouver plus de contrôle. Et souvent ce moyen c’est la religion ou du moins la superstition. Face à un examen stressant, a une maladie ou à la guerre on se dit que si on fait bien ses prières ou que l’on donne de l’argent à un SDF alors il ne va rien nous arriver de mal.
Durant les derniers siècles on a assisté à un recul spectaculaire de ses 3 causes de la croyance religieuse. En effet, durant les derniers siècles l’homme a eu de plus en plus l’impression de maîtriser son destin. Il a moins été confronté à des circonstances stressantes, comme les guerres et est devenu moins dépendant de circonstances extérieures qu’il ne maîtrise pas comme la météo ou les maladies.
La science a permis de plus ou plus de fournir des explications crédibles aux questions que l’on se pose. Il y a moins de phénomènes où l’on ressent le besoin de dire qu’il est dû à la volonté de Dieu.
Et pour la métaphysique, grâce à l’industrialisation et à l’urbanisation, l’accès à la philosophie et aux explications alternatives à la religion, c’est énormément répandu.
Récemment on a observé une légère recrudescence de ses 3 cause de la religion. Et par conséquente il n’est pas surprenant que l’on observe une résurgence du fait religieux. Mais on reste loin des niveaux d’avants et rien ne dit que la situation ne va pas s’inverser.
Cependant il est illusoire que l’on fasse un jour disparaître ses 3 causes des croyances religieuses.
En effet, quels que soient nos efforts nous seront toujours soumis à des situations stressantes et certaine personne seront soumis a des aléas qu’elle ne contrôle pas. Les humains ne contrôleront jamais totalement leur destin.
En effet, même dans un million d’années la science ne pourra pas répondre à toutes les questions. Et de toute manière la science ne donne jamais de certitude mais des explications probables à ce que l’on observe.
En effet, il est illusoire d’espérer (ou plutôt de craindre) que l’homme ne se pose plus de question métaphysique et que tous les humains choisissent d’y répondre par la philosophie plutôt que par la religion.
En conséquence on arrivera jamais à se débarrasser des religions. Tantqu’il y aura des hommes il y aura des religions (ou du moins des superstitions). Mais par contre on peut les diminuer ses causes et donc diminuer les croyances religieuses, ce qui est le sujet de la prochaine partie.
2) 4) Comment se débarrasser des religions
La conclusion de tout ce long développement c’est que pour moi, si on veut vraiment diminuer les croyances religieuses il faut :
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Donner des cours de philosophie pour tous de la primaire, car sinon c’est la religion qui viendra répondre aux questions métaphysiques que les gens se posent. De plus avec le cours de philo on ne voit pas les réponses d’un seul livre ou d’un seul esprit mais de celle de plein de personnes diferentes. Avec la philo d’ailleurs on n’apprend pas que des réponses, mais on réfléchit sur la méthode pour les trouver soi-même. Avec la philo on se met à comprendre et donc respecté des positions que l’on ne partage pas. Pour moi la philosophie est un moyen de répondre à ce besoin qu’à l’homme de chercher un sens à sa vie ou de se demander ce qui est moral ou non, qui n’a pas les inconvénients que j’ai cités plus tôt de la religion comme l’incitation au dogmatisme ou aux idées de droites.
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Diminuer le temps de travail pour que les gens et d’avantage le temps de s’instruire ou de réfléchir, même à l’age adulte
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Avoir une vraie politique culturelle qui encourage la créatinine et la diffusion de savoir sous forme de film/livre/musique créer par toutes les couches de la societe. La politique culturelle cela ne devrait pas être filé de l’argent à des bourges pour qu’ils fassent des films chiant sur d’autres bourges qui ont leurs crises de la quarantaine ou des comédies raciste. Je parle de dessin anime comme le premier film pokemon, de manga comme Death Note, des fanfictions, de rap, …
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Aller à l’école ou au travail avec de gens qui n’ont pas la même religion, afin d’être obliger de confronter d’autre point de vue et de ne pas être enferme dans sa bulle
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La possibilité financière de dire merde a ses parents et a sa communauté. Cela peut se traduire par un revenu universel, par une politique du logement qui le rende abordable, par une suppression du chômage grâce à la baisse du temps de travail ou à la planification écologique
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Une école qui éduque à l’esprit critique et l’égalité non à la compétition et à l’elitime. Bref une école qui ne sert pas à justifier les hiérarchies et à accepter le monde mais à le remettre en cause
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Davantage d’égalité et de démocratie pour que l’on soit moins souvent confronté a des situations ou on a impression de ne pas avoir le contrôle sur son destin.
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Résoudre les crise écologique et géopolitique afin que l’on ait plus peur du futur.
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Se doter collectivement d’un objectif ambitieux et exaltant.
Vous remarquerez que tout ce ceci (à part les cours de philo dès la primaire) se sont des mesures de gauches que je soutiens pour d’autre raison bien plus importantes que de réduire la religiosité de nos sociétés. Du coup pour moi la lutte contre la religion c’est plus un effet secondaire des politiques de gauches qu’un véritable objectif princiapl. Et c’est sans doute pour ça que la religion est aussi peu un sujet à gauche malgré la recrudescence du fait religieux dans nos sociétés.
3) C’est quoi la science et pourquoi c’est cool
Je vais d’abord faire une digression plus générale sur le scepticisme en ligne. Cette expression barbare, désigne un mouvement né en ligne au début des années 2010 à la suite de l’essor de la vulgarisation scientifique sur YouTube.
Et pour cause, ce mouvement a pour but d’essayer de réfléchir à des critères/méthodes pour déterminer ce qui est vrai ou faux, ce qui est scientifique ou ce qui ne l’est pas. Et ensuite, à militer pour que les chaînes de vulgarisation ou les médias appliquent ses critères ou soient dénoncés comme non-scientifiques/menteurs/faisant de la désinformation.
Vous ne connaissez peut-être pas ce mouvement, car les vidéos YouTube qui en parlent ont rarement dépassé les 500 000 vues (ce qui est déjà pas mal). Cependant, il a très vite débordé en dehors de YouTube et a eu un impact non-négligeable sur la politique en France.
Pour donner quelques exemples, c’est à ce mouvement que l’on doit le déremboursement de l’homéopathie ou les réflexions/directives du ministre de l’Éducation nationale sur l’enseignement de l’esprit critique à l’école et le harcèlement de chercheur qui ont eu l’audace de signaler que les têtes d’affiche de ce mouvement racontaient n’importe quoi sur le domaine dont ils étaient spécialistes.
Il est aussi à l’origine de concepts comme le fact-checking et des maximes qui commencent à m’horripiler à force d’être utilisées n’importe comment par des propagandistes de droite comme : ‘Il faut séparer les faits des opinions’.
Bref, le bilan de ce mouvement est plutôt mitigé et pourtant, je revendique sans honte que je le soutiens et que l’on devrait tous d’avantage si intéresser (si des communistes me lisent, je suis sûr qu’ils me comprendront). Et pour vous en convaincre, je vais vous présenter la version que je pense la plus aboutie de l’idéologie/philosophie portée par ce mouvement.
Pour que mon explication soit plus digeste, je vais illustrer mon explication un exemple simple (voire simpliste).
Imaginons que mon voisin prétend avoir des pouvoirs psychiques et qu’il peut les utiliser pour toujours gagner pile ou face. Je lui dit chiche et je lance 20 fois une pièce en l’air. Il pari à chaque fois sur face et effectivement elle retombe toujours sur face. Est-ce que je dois en conclure qu’il a effectivement des pouvoirs ? Bien sûr que non, mais pourquoi ? Est-ce que ce n’est pas être dogmatique, fermé d’esprit et non scientifique de ne pas le croire dans ce cas-là ? La réponse tient en trois points :
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Il y a d’autre explication possible à commencer par le fait que la pièce est truquée. De plus qu’il triche ou qu’il ait des pouvoirs télékinésiques, la pièce tombera toujours sur face. Donc cette expérience même si elle était répétée 1 000 000 de fois ne me permet pas de savoir quelle hypothèse est la vraie.
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Cette observation/expérience n’est qu’une parmi des milliers d’autres que j’ai faites au cours de ma vie. Et elles tendent toutes à me prouver qu’il est vachement plus probable que mon voisin me fait une blague grâce un tour de magicien quelqu’onque.
Du coup en toute rationalité, je ne peux pas exclure qu’il ait des super-pouvoir, mais pour être gentil, ce n’est pas l’hypothèse la plus crédible. Seulement voilà ça, c’est une conclusion peu satisfaisante.
Moi, dans cette situation, j’ai envie de savoir avec certitude, si oui ou non mon pote a un don. Je veux avoir une démarche scientifique et la science, c’est l’établissement par l’expérience de fait indiscutable. Ben non, justement. Pour un sceptique, la science, c’est tout le contraire. Pour un sceptique, la démarche scientifique nécessite d’accepter que l’on ne pourra jamais exclure ou prouver quoi que ce soit à 100 %. Et donc que l’on ne pourra jamais être sûr de rien. Et cela, quoi que l’on fasse. Tout ce que l’on peut faire c’est :
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Espérer avoir fait la liste de toutes les explications possibles (sans jamais en être sûr)
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Augmenter ou baisser la probabilité que ses explications soient vraies en faisant des expériences dont les résultats possibles ont une probabilité différente d’apparaître si l’un ou l’autre de ses explications sont vraies.
Cette phrase difficilement compréhensible veut dire que contrairement à ce que l’on dit en général à l’école, dans la réalité, il n’est jamais possible de créer des protocoles expérimentaux qui vont tester une seule hypothèse et donc d’exclure à coup sûr une explication avec une expérience.
Par exemple, dans notre cas, si je lui demande de plier une fourchette en deux et qu’il n’y arrive pas, je ne pourrais pas exclure à 100 % qu’il n’a pas juste eu un moment de faiblesse, mais qu’il a de vrais pouvoirs. Cependant, le plus probable, c’est que s’il n’y arrive pas, c’est qu’il n’a pas de don, donc ce résultat augmente la probabilité qu’il n’ait pas de don (mais ça ne le prouve pas à 100%).
Dans cet exemple très simplifié, on pourrait me reprocher de chipoter. Si ça m’arrive en vrai, quitte à passer pour un être fermé d’esprit, si mon pote échoue à plier la fourchette, je ne vais pas m’emmerder à garder ouverte la possibilité qu’il a vraiment des pouvoirs psychiques. Et s’il arrive à soulever à distance un des meubles que j’ai chez moi, je ne vais pas m’entêter a ne pas le croire sous prétexte qu’il y a peut être une autre explication que je ne connais pas.
Mais dans la vie, en général, on est confronté à des problèmes un poil plus complexes et là cette démarche prend tout son sens. Pour le montrer, je vais développer deux exemples, l’un historique (et très célèbre) et l’un très politique. Mais cela s’applique à toutes sortes de problèmes de la vie courante, à commencer par les problèmes que l’on rencontre dans la vie professionnelle (moi en tout cas les enseignements des vidéastes scepticisme m’a beaucoup aidé dans mon travail d’analyste développeur et je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas enseigné à l’école).
3) 1) Exemple 1 : newton et Einstein
Lorsqu’au XIXe siècle, on a observé que l’orbite d’Uranus n’était pas conforme aux prédictions de Newton, la réaction instinctive et conforme à la vision de la science que l’on a traditionnellement serait de conclure que la théorie de Newton est fausse et de chercher une nouvelle théorie.
Mais étant donné les très bonnes performances de la théorie de Newton depuis un siècle pour prédire toutes sortes de phénomènes, les astronomes de l’époque ont plutôt cherché d’autres explications. Et l’une d’elles était de se demander s’il n’existerait pas une planète inconnue qui perturberait l’orbite d’Uranus. Ils ont donc calculé quelle masse et quelle orbite devrait avoir cette planète inconnue pour réconcilier les prédictions de la mécanique newtonienne et les observations. Et c’est comme ça qu’on a découvert Neptune à l’endroit exact où la théorie avait prédit sa présence.
Suite à ce succès impressionnant (et à d’autres), la mécanique newtonienne est devenue dans l’esprit de la plupart des contemporains une vérité absolue. C’est donc tout naturellement que quelques décennies plus tard, lorsqu’on découvrira que l’orbite de Mercure n’était pas conforme aux prédictions de Newton, on imaginera toute sorte d’hypothèses ad-hoc pour sauver la théorie.
Malheureusement, ce coup-ci c'était bien la théorie qui était incorrecte et il faudra attendre Einstein et sa théorie de la relativité pour comprendre la raison des bizarreries de l’orbite de Mercure.
Cet exemple historique montre qu’adopter une approche sceptique est très fécond en termes de découverte scientifique et permet de d’avantage s’approcher de la vérité que si on avait adopté les raisonnements plutôt intuitifs que l’on présente au collège (et qui étaient ceux de beaucoup d’intellectuels dans le passé).
En effet, ces approches conduisent soit à rejeter trop vite des explications pourtant vraies, soit à une attitude dogmatique en rejetant des observations qui pourraient remettre en cause la théorie.
Pour prendre rapidement un autre exemple, c’est ce type de raisonnement qui conduira les responsables de l’URSS qui refusaient d’admettre qu’il pourrait y avoir des Serial Killer en URSS, car la théorie en vogue à gauche disent que la criminalité est produite par les inégalités. Bon, leurs comportements s’expliquent aussi par une sacrée dose de mauvaise foi et une très forte envie de ne pas finir au goulag, mais il ne faut pas oublier que beaucoup y ont cru sincèrement et que beaucoup continu de tomber dans un excès de dogmatisme à cause de ce genre de raisonnement extrêmement intuitif.
Et pas seulement sur des sujets très théoriques ou intellectuels. On a tous croisé au cours de notre vie une personne ayant une attitude dogmatique sur un sujet particulier et à qui ça nuira. Et en fait je suis sûr que vous êtes également tombé dans se piège sans vous en rendre compte, tant ses raisonnements sont intuitifs et tant il est facile de tomber dedans (et moi également).
Pour moi, appliquer le plus possible la démarche sceptique permet de diminuer le nombre de fois où on tombe dans ce piège. Mais pas de les supprimer. Je suis sur que même avec se savoir, vous et moi tomberont a nouveau dans ce piège dans le futur.
3) 2) Exemple 2 : la criminalité
Pour cet exemple, je vais critiquer cette vidéo de cette excellente chaîne : Stéréotype sur la prison : "Les prisons sont pleines d'étrangers" ?!
En résumé, dans cette vidéo, elle dit que :
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D’après des médias de droite, une statistique du ministère de l’intérieur prouve que la criminalité augmente
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Elle dit que c’est faux et prouve que la criminalité est stable en :
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Donnant une explication alternative au fait que la statistique du ministère de l’intérieur augmente.
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Donnant un argument pour dire que son explication à cette augmentation est plus probable.
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Donnant une autre statistique du ministère de l’intérieur montrant une stabilité de la criminalité
-
À titre personnel, je suis entièrement convaincu par ce raisonnement et trouve leur vidéo géniale. Mais, pour un sceptique, son raisonnement est presque autant de la merde que celui des droitardé qu’elle critique. Et cela pour une bonne raison : c’est pratiquement le même (les mots ‘pratiquement’ et ‘presque’ sont importants).
En effet, si je résume les deux argumentaires, on a : ‘cette statistique sur la criminalité monte, alors la criminalité monte’ contre ‘cette statistique sur la criminalité est stable, alors la criminalité est stable’. Or, si vous avez bien suivi pour un sceptique, il faudrait plutôt dire : ‘ je pense plus probable que la criminalité monte, car cette statistique monte’ ou ‘ je pense plus probable que la criminalité soit stable, car cette statistique est stable’.
Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas du chipotage inutile et ça a des effets concrets.
Par exemple, l’absence de ce chipotage, entraîne que sa vidéo ne parlera qu’aux personnes déjà convaincues (ou éventuellement à des indécis qui penchent légèrement à gauche). Si le but est de faire changer d’avis les droitardés, je pense qu’il est complètement loupé, car de la même manière que nous autres gauchistes levons un sourcil d’exaspération et de mépris devant ses médias de droite et imaginons immédiatement des explications alternatives à cette hausse de certaines statistiques sur la criminalité, les droitardés rejetteront immédiatement cet argumentaire en imaginant des explications alternatives.
Au final, on a donc deux camps convaincus de détenir une vérité indiscutable, car prouvée par les faits, et qui pensent que les autres sont des idiots ou des menteurs.
Pour sortir de cette situation peu satisfaisante, la solution, c’est d’expliquer la démarche sceptique et d’inviter l’autre camp à essayer d’appliquer cette démarche à la question de la criminalité. Cela veut dire commencer par admettre que l’on a peut-être tort et que c’est l’autre camp qui a peut-être raison. Et ensuite cela veut dire qu’au lieu de dire que l’on va prouver que l’on a raison, on va exposer pourquoi est-ce que l’on pense que notre explication et plus probable et demander à l’autre pourquoi il pense le contraire. En gros, qu’elles sont les explications alternatives qu’il voit et que nous, on ne voie pas à cause de nos biais (les bais sont un autre concept du scepticisme ou plutôt de l’idéologie sceptique que je ne détaillerais pas ici) et qu’elles sont les observations que l’on aurait loupées.
D’après les sceptiques, à force d’échange, on va finir par avoir la même liste d’explication possible et la même liste d’observation. Donc, si on suit la démarche sceptique, on finira par tomber d’accord sur la même conclusion.
Alors, oui, c’est une vision bien naïve et bisounours du débat public (et même du débat académique) qui convient mieux à un libéral idéaliste qu’à un matérialiste (ce n’est pas un hasard si la plupart des philosophes cités par ce mouvement comme Baye ou Popper se sont politiquement engagés à droite). Dans la vraie vie, la recherche de la vérité n’est pas la préoccupation première de tout le monde et tout le monde n’a pas autant accès à la parole ou n’a les moyens de chercher des observations qui vont dans son sens. L’idée que l’on va pouvoir s’asseoir autour d’une table entre égaux avec les fachos, qu’il faut rester sage et polis avec eux et considérer qu’ils ne vont pas nous mentir et reconnaître qu’ils ont tort si on leur présente les bons arguments, c’est utopique.
En plus, cette démarche demande d’accepter que l’on aurait peut-être tort, ce qui dans certains cas pose des problèmes moraux. Par exemple accepté que l’on a peut-être tort lorsque l’on dit que les Arabes ne sont pas des voleurs est moralement compliqué, surtout pour un Arabe.
Cependant, je pense que c’est ce que l’on a de mieux pour faire changer d’avis des gens et les dés-extrémiser (ça et créer des services publics mieux financés, appliquer sévèrement les lois interdisant les discours de haine à la télé, réduire les inégalités…). Et dieux sait que l’on a besoin de méthode pour réussir à convaincre les gens de tourner le dos à ce genre d’idée.
3) 3) Conclusion
Et il y aurait encore beaucoup à dire.
Par exemple, je pourrais expliquer l’importance dans le scepticisme du collectif et de la diversité dans la recherche.
En effet, contrairement à ce que j’ai semblé dire avec Newton et Einstein, le scepticisme rejette l’idée que la science progresse grâce à de grands hommes ou que l’on peut tout seul dans son coin parvenir à de bonnes conclusions en : ‘faisant ses propres recherches ‘ (comme diraient les complotistes).
Je pourrais parler de comment le scepticisme explique que des gens adhèrent à des théories du complot et de comment les en sortir (même si j’ai déjà donné des pistes lorsque j’ai détaillé mon exemple sur la criminalité).
Néanmoins, par manque de temps, je vais m’arrêter là et passer à la suite.
Cependant, pour les plus curieux qui voudraient en savoir plus, je donne le lien vers la chaîne :Hygiene Mentale et plus généralement l’instance peertube : skeptikon (je précise que je n’aime pas la vidéo d’écologie rationnelle sur le bitcoin qui est hébergé sur cette instance et qui apparaît en bonne place sur la page d’accueil de cette instance).
Mais si vous ne deviez en voir qu’une seule, je vous conseille la vidéo suivante : Terre plate : et si on avait raté quelque chose.
4) La medecine
4) 1) Présentation générale
Tout cela, c’est bien beau, mais maintenant se pose une question : comment appliquer la démarche sceptique pour savoir si les médecines douces fonctionnent (car je le rappelle, c’est le sujet de ce billet).
Intuitivement, vous auriez envie d’acheter ses traitements et de les essayer vous-même dans votre coin pour déterminer avec la démarche que je viens d’expliquer s’il est probable que les médecines douces ont un effet. Cependant, très vite, vous allez être confronté à des obstacles insurmontables. Déjà, le plus évident, c’est le manque de temps et de moyens. En effet, étant donné la variété de médecine douce qui existe et le nombre de maladies qu’elles sont censées guérir, une vie entière ne vous suffira pas à toutes les tester. Et puis de manière plus pratique, lorsqu’on s’intéresse à ce sujet, c’est en général, que l’on est malade et qu’on cherche un traitement qui fonctionne. Donc on n’a pas le temps ou l’énergie de faire des expériences ou de poser plein de questions.
Et quand bien même on l’aurait, tout seul on a rarement assez d’imagination, de connaissances ou de vécu pour juger d’un sujet.
De plus, ça revient un peu à faire abstraction de plusieurs milliers d’années d’accumulation de connaissances scientifiques et à repartir de zéro. Or, si on ne s’appuie pas sur le travail de nos prédécesseurs, on a de grandes chances de juste faire les mêmes erreurs qu’eux. Donc, à part si vous voulez vous retrouver à soigner votre cancer avec des saignées, je vous conseille d’éviter.
Et oui, se moquer de nos ancêtres ou des gens qui actuellement croient à des théories qui au premier abord, nous semblent idiotes (comme au hasard les médecines énergétiques fondées sur des concepts comme les méridiens), c’est rigolo et défoulant, mais c’est très con.
En effet, lorsqu’on arrête de se moquer suffisamment longtemps pour se pencher sérieusement sur le sujet (en général, parce qu’on est atteint d’une maladie que la médecine conventionnelle ne peut pas soigner), on se met à y croire. En effet, les croyants ne sont ni cons, ni fous, ni dignes d’une quelconque moquerie. Pas plus que ne l’étaient les savants grecs ou chinois qui ont inventé ces concepts, il y a 2 000 ans. C’est juste que les explications alternatives sont loin d’être évidentes et ont nécessité plusieurs générations de gens discutant entre eux, lisant ce que leur prédécesseur avait fait et faisant des expériences avec des moyens qui ne sont pas à la portée de tous (même aujourd’hui) pour être découverte.
Par exemple, l’une des motivations de l’écriture de ce billet est qu’une collègue a voulu me convaincre de l’efficacité des médecines douces en me racontant une interminable anecdote. Elle était très bien racontée et dans un autre contexte, je l’aurais beaucoup appréciée. Mais là, intérieurement, je trépignais d’impatience, car j’en connaissais d’avance la conclusion et elle n’était en rien de nature à me faire changer d’avis d’un iota sur le sujet, pour la simple et bonne raison que j’en ai déjà entendu plein de similaires.
En très résumé, elle avait une douleur au dos qui ne voulait pas partir, quels que soient les traitements qu’elle utilisait, puis elle a été chez sa belle-sœur énergéticienne et quelque temps plus tard la douleur à disparu.
Pour elle, c’était la preuve que les médecines énergétiques étaient vraiment efficaces, mais pour un sceptique, il y a plein d’explications alternatives possibles que l’on regroupe en général sous le terme d’effets contextuelleS (avec un grand S). Et ce n’est pas con comme conclusion.
Cependant, essayer de me convaincre que les médecines alternatives fonctionnent avec des témoignages de ce style, c’est comme essayer de me prouver que toutes les pommes de la terre sont rouges en me montrant des pommes rouges. Même après en avoir vu un million de pommes rouges, la probabilité qu’il existe quelque part des pommes vertes restera très élevée. Ben là, c’est pareil, même avec des milliers de témoignages de ce genre, la probabilité que c’est juste dû aux effets contextuels restera très élevée. Il faut un autre type d’expérience pour permettre de changer la probabilité que j’attribue à l’efficacité des médecines douces.
Si vous avez survécu jusque-là vous attendez à ce que je détaille ce que sont ses effets contextuels et ses autres types d’expérience. Le problème, c’est que pour traiter correctement le sujet, il faudrait des heures. Cependant, je doute que vous ayez envie de lire un livre de ma part sur le sujet et moi, je n’ai pas envie de l’écrire.
Donc on va abréger en disant que lorsque l’on est un scientifique qui dispose de moyen illimitée, le meilleur moyen que l’on ait pour le moment de vérifier l’efficacité d’une médecine c’est la sacro-sainte étude en double aveugle randomisée et de faire semblant d’ignorer les nombreux problèmes que cette méthode a et que l’on vit dans un monde où la recherche médicale n’est pas gangrenée par les luttes de pouvoir et les enjeux financiers.
Et que lorsque l’on est un particulier, c’est de consulter les Meta étude sur Google-scholar ou si on est pressé de se fier à ce que disent les organisations scientifiques comme l’OMS. Je répète, il ne s’agit pas de déterminer une source de vérité qui serait à l’abri de toute corruption/erreur ou critique de la part des simples mortelles comme nous qui nous pas eu la chance de naître avec la supériorité intellectuelle des experts, mais juste de faire le pari qui a le plus de chance d’être vraie lorsque l’on est un citoyen lambda.
Formuler les choses comme ça peut paraître inutilement long et compliqué, mais si on prenait davantage la peine de le faire, peut-être que les réseaux sociaux ne seraient pas remplis de sceptique au ton hautain qui traitent d’idiot ce qui croit aux médecines douces ou qui ont la haine contre ceux qui ne voulaient pas se faire vacciner contre le covid (par contre, je comprends ceux qui avaient la haine contre un certain mandarin à cheveux longs qui mentait ouvertement et se torchait le cul avec les règles les plus élémentaires d’éthique de sa profession).
4) 2) Application pratique : l’Acupuncture ça marche ?
Pour que la démarche soit plus claire et que vous puissiez l’appliquer vous-même, on va prendre un exemple simple : l’acupuncture. Pour écrire ce billet, j’ai été parler avec une partisane de l’acupuncture (oui, je souffre pour vous).
Durant cette conversation, elle a mentionné deux arguments en faveur de l’acupuncture qui collent parfaitement avec mes critères. Le premier, c’est qu’il aurait été reconnu par des organisations scientifiques importantes comme l’association américaine de psychologie (de mémoire) et le deuxième, c’est qu’il y aurait des méta-études qui le prouveraient.
Sur le coup, je n'ai pas sur quoi répondre, car je ne savais pas ce qu’était cette association qu’elle était sa compétence sur le sujet (et encore moins ce qu’elle avait dit exactement). Le lendemain, j’ai donc fait une recherche dans Google pour avoir plus d’info et je n'ai trouvé aucune déclaration de l’association américaine de psychologie sur l’acupuncture.
Par contre j’ai eu une pléthore d’articles de site promouvant l’acupuncture prétendant que l’OMS l’aurait reconnu. Mais si c’est vrai, c’est encore mieux comme raison d’y croire. Cependant, aucun de ses sites ne donne sa source. J’ai donc été sur le site de l’OMS et je n’ai rien trouvé non plus.
J’ai trouvé des tonnes de PDF disant comment pratique l’acupuncture sans risquer (en gros, il faut laver ses aiguilles sinon on risque de filer une infection au patient), mais rien sur l’efficacité. J’en ai eu marre et je me suis dit que j’allais plutôt avoir recours à une méthode simple qui prend 5 secondes et qui est normalement la méthode employée par l’OMS pour faire ses recommandations lorsqu’elle à pas trop le temps : lire la conclusion des premières Meta étude sur un sujet qui ressorte sur google scolar.
Là, j’ai encore eu un problème, c’est que ma question est en fait trop vaste.
En effet, je trouvais des tonnes de résultats répondant tous à des questions différentes : acupunctures et obésité, acupunctures et effet secondaire, acupunctures et cholestérol. Bref, de quoi se passer de somnifère pour toute une vie. J’ai donc resserré la recherche sur les effets sur la douleur, car de ce que j’ai lu lors de mes précédentes recherches, c’est la première raison pour laquelle on va voir un acupuncteur dans le monde et c’est principalement de ça dont on a parlé. J’ai ensuite demandé un tri selon la pertinence et voilà les 3 premières meta-etude qui sont ressortis :
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1470211824006390
https://www.bmj.com/content/338/bmj.a3115.abstract
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0304395999003048
En très résumé, pour moi ses méta-étude réalisées durant les années 2000 ont tous la même conclusion : effet positif trop faible pour être différencié d’un biais.
En langage plus clair : on ne peut pas exclure que l’acupuncture a un effet, mais s’il existe, il est trop faible pour être mesuré avec les techniques que l’on possède actuellement (sachant que nos techniques sont très mauvaises et les études de mauvaise qualité en général). En gros, le plus probable est que l’acupuncture est aussi efficace contre la douleur qu’un doliprane.
Perso, j’étais persuadé en commençant mes recherches que l’on était sûr que cela n’avait aucun effet (ou plutôt qu’il était extrêmement probable que cela n’ait aucun effet). Je suis obligé de changer d’avis sur ce sujet.
Avant de finir, je rajoute ce lien que j’ai découvert en faisant mes recherches : https://curiologie.fr/blog/2018/06/26/acupuncture-maj/
4) 3) Complément sur l’acupuncture.
Même si l’acupuncture marche, cela ne veut pas dire que l’explication qui en est donnée à base d’énergies, de méridien ou autre fonctionne. Ça pourrait être expliqué par tout autre chose n’ayant rien à voir avec une énergie intérieure.
Et justement en parlant d’énergie. J’ai un peu menti, même lorsque l’on est sceptique, il y a certaines explications que l’on rejette totalement sans même les considérer : les explications religieuses et je vais expliquer pourquoi avec un exemple simple :
Si je demande 'pourquoi est-ce qu’il pleut?' et que l’on me répond : « parce que dieu l’a voulu », intuitivement, on comprend que ça ne va pas comme réponse. En effet, si on se met à accepter ce gendre d’explication, on arrête de faire de la recherche, on explique tout par : ‘c’est Dieu qui l’a voulu’.
Cependant, c’est peut-être vrai. Si on est logique et pas fermé d’esprit, pourquoi est-ce que l’on repousserait cette hypothèse ? Par réflexe, je pourrais vouloir appliquer ma méthode de tout à l’heure en cherchant des explications alternatives et des faits qui vont à l’encontre de cette hypothèse, mais en fait, je me rends compte qu’il n’y a aucune explication alternative qui soit en contradiction avec cette théorie (à part, peut-être, c’est le diable qui la voulut, mais ça ne nous avance pas). Et aussi qu’il n’y a aucun fait ou expérience dont le résultat rendrait cette explication plus ou moins probable. Cette explication-là, elle ne rentre pas dans le filtre. Le scepticisme et plus généralement la science est muette sur sa validité.
Et pour moi la raison, c’est Einstein qui l’a le mieux résumé : « Définissez-moi d'abord ce que vous entendez par Dieu et je vous dirai si j'y crois ».
Le problème avec cette explication, c’est que ce n’en est pas une, principalement, car ‘dieu’ sans davantage de précisions, est un concept vide qui veut tout et rien dire. On a l’impression d’avoir dit quelque chose de précis, mais en fait on a rien dit du tout. Et l’hypothèse vide, elle n’est ni vraie ni fausse.
C’est comme quand un politicien dit qu’il va ‘défendre la république’. Tu as l’impression qu’il a dit quelque chose, mais en fait non. C’est vide. Ou plutôt, ça peut vouloir dire n’importe quoi. Tu ne peux pas savoir juste avec cette phrase s’il veut dire qu’il va voter une mesure islamophobe ou lutter contre l’extrême droite.
Dire ‘c’est causé par dieux’ c’est comme dire ‘c’est causé par quelque chose’(merci captain obvious). Ce n’est pas une explication mais un mirage littéraire. Ça ne veut pas dire que dieu n’existe pas, mais que lorsque l’on fait de la science, soit on l’évacue de l’équation, soit on précise de manière plus précise ce que l’on entend par dieu. Et en général, quand on essaye de définir dieu, on s'aperçoit que même s’il existe, il n’a définitivement rien à foutre dans les livres de science.
Et si j’ai fait cette longue digression, c’est pour dire que l’énergie vitale invoquée pour expliquer le fonctionnement de certaines médecines alternatives, c’est comme dieu : un concept vide. C’est une explication religieuse qui essaye de se faire passer pour une explication scientifique en empruntant le vocabulaire de la science.
Ayant eu une formation d’ingénieur, je sais que l’énergie en physique, c'est un concept dont on ne comprend pas totalement la nature et que l’on a du mal à définir (à l’instar de beaucoup d’autres comme le temps). Cependant, en physique, ça désigne quelque chose de concret et précis qui n’a absolument aucun sens dans le contexte des médecines alternatives.
Expliquer le succès d’une pratique médicale en utilisant les mots : ‘transfert d’énergie’, ‘énergie vitale', c’est comme si tu me disais que ça s’explique par ‘un transfert de joint de culasse’. Ça n’a juste aucun sens, car dans le contexte médical, ce mot veut tout et rien dire (plutôt rien que tout).
Et c’est la raison pour laquelle, lorsque l’on me parle de médecine expliquée par une mystérieuse énergie vital, magnétique où je nais ne sais quoi, c’est un rejet direct. La pratique peut-être qu’elle marche, mais elle est enrobée dans une théorie qui n’a rien de scientifique et qui est juste de la religion new-age déguisée.
Et justement, les médecines alternatives sont remplies de défauts, mais l’un des plus graves à mes yeux, c’est que c’est la porte d’entrée privilégie des religions new-age (et aussi des sectes, mais ça, c’est plus anecdotique). Et je pense que vous aurez compris que je n’aime pas les religions.
4) 4) Conclusion
D’après leur défenseur, les superstitions autour des religions (notamment dans le New Age) permettraient de soigner des maladies. Là, on retombe dans la critique des médecines spirituelles (les tenants appellent ça médecines douces), qui s’opposent à la médecine basée sur les preuves (que les tenants appellent médecine allopathique).
Pour eux, la médecine basée sur les preuves est une médecine violente, uniquement curative et non préventive. Mais les causes ne sont pas chimiques, elles sont sociologiques, économiques…
Si le docteur homéopathique est meilleur, ce n’est pas parce que ses remèdes sont meilleurs, mais parce qu’il a le temps de vous traiter comme un être humain.Et le problème n’est pas uniquement le capitalisme.
La manière dont on recrute et forme actuellement les médecins ne favorise pas vraiment le développement de capacité d’empathie, d’esprit critique ou la remise en question des clichés sexistes et racistes. Même dans un monde communiste idéal pour régler les problèmes de la médecine, il faudrait revoir de fond en comble la formation, mais cela pose des problèmes, car les médecins actuelles n’en veulent pas pour préserver leur statut. Or pour diverse raison, même dans une démocratie directe parfaite, on n’aurait du mal imposer au médecin une réforme dont ils ne veulent pas tant le rapport de force et en leur faveur.
Et bien sûr, il y a les intérêts financiers, l’idéologie de droite néolibérale actuellement aux commandes…
5) Bonus : Comment avoir une vie saine d’après la médecine scientifique
5) 1) Introduction
En 2016, lorsque j’ai signé mon premier CDI, j’étais obèse et je pesais plus de 120 kilos. Trois ans plus tard (donc en 2019), j’avais perdu 50 kilos et ne pesais plus que 80 kilos. Depuis, mon poids est stable et oscille autour des 75 kilos sans que je ne fasse d’effort particulier pour le maintenir et sans que je me prive particulièrement (tous ceux qui m’ont déjà vu manger peuvent témoigner que quand je me mets à table, je ne fais pas semblant).Étant donné que notre époque voue un culte malsain à la minceur, je me suis senti obligé de donner ce que je pense être les raisons et donc la méthode que j’ai employée pour arriver à ce résultat. Pas parce que ma méthode est renversante d’originalité ou facilement réplicable par tous, mais parce que l’on me demande régulièrement comment j’ai fait, et que j’en ai marre de répondre en bafouillant des lieux communs.
Mais d’abord, un avertissement un peu bateau, mais qui ne fait jamais de mal :Rivaliser en maigreur avec les squelettes photoshopés qu’on voit dans les magazines de mode n’est ni possible ni souhaitable. Ça ne vous rendra ni plus beaux, ni plus heureux, ni en meilleure santé.Et même si vous le faites dans le but, plus réaliste, d’améliorer votre santé, gardez bien en tête que, même en pensant bien faire et en étant très intelligent, il y a un risque que ce genre de démarche mène à développer des phobies alimentaires ou d’autres troubles.
En cas de problème, ou même de simple doute, il n’y a aucune honte à aller voir un spécialiste. Sur le long terme, vous coûterez bien moins cher à l’assurance maladie en allant voir un médecin au moindre bobo qu’en vous disant que « C’est rien, ça va passer tout seul » et en attendant systématiquement le dernier moment pour consulter.
Et je dis ça en sachant que, comme la plupart des hommes, je suis loin d’être exemplaire sur ce sujet. Je n’ai jamais eu de problème médical sérieux, mais je sais que même au fond du trou, il y a peu de chance que j’aille consulter de moi-même. Mais ce n’est pas bien (ni pour soi, ni pour les autres).
5) 2) Première règle : éviter les produits industriels
Déjà, pour maigrir la première chose à faire est de supprimer de votre alimentation tous les produits industriels ou transformés.
Ce n’est pas parce que je considère que les produits naturels ou artisanaux seraient forcément bon pour la santé. Une tarte tatin qu’elle soit faite maison, acheter en boulangerie artisanale ou en barquette au supermarché reste une montagne de graisses et de sucres blancs industriels très mauvais pour la santé. Et dans certains cas très spécifiques, comme le Nutella, que ce soit pour la santé ou pour l’environnement, il vaut certainement mieux manger celui vendu au supermarché que celui que l’on fait soi-même à la maison.Cependant, en général, les produits industriels, même de marque, sont composés d’ingrédients de mauvaise qualité qu’aucun humain sain d’esprit n’utiliserait pour nourrir ses chiens. Par exemple, même dans les produits de marques, ils utilisent systématiquement des sucres de mauvaise qualité comme le sirop de glucose parce qu’ils sont moins chers. Et ils en mettent des doses capables de rassasier un sumo en surpoids. Ils en mettent même dans les boîtes de conserve de petits pois.
Le résultat, au-delà des effets sur la probabilité d’avoir un cancer, un diabète ou une maladie cardiovasculaire (qui ne sont pas le sujet du jour), c’est que lorsque l’on se nourrit de produits industriels (même lorsque ce sont des salades McDo), on a besoin de manger beaucoup plus de calories avant d’atteindre la satiété. En fait, on mange plus sans même s’en rendre compte. C’est d’ailleurs l’une des causes privilégiées par les scientifiques pour expliquer l’épidémie d’obésité qui touche le monde et pour expliquer que cette épidémie touche en priorité les classes populaires.
Donc, nourrissez-vous le plus possible de produits non transformés que vous aurez cuisinés vous-même. Ou de produits artisanaux achetés dans de petits commerces soumis à des normes strictes, comme les boulangeries.
Personnellement c’est ce que je me suis naturellement mis à faire dès que j’ai eu du temps pour cuisinier et un revenu stable et je pense que c’est l’une des principales raisons de mon amaigrissement.
Et ne faites pas trop confiance aux restaurants. De nombreux témoignages sur les réseaux sociaux, ainsi que l’état de mes intestins après y avoir mangé, semblent indiquer que beaucoup de restaurants servent une nourriture industrielle qui n’a rien à envier, en termes de qualité, au premier prix de chez Lidl vendu en promotion parce que la date de péremption est dépassée.
5) 3) Deuxième règle : augmenter l’activité physique
Ensuite bien entendu mon conseil sera : pour maigrir faite du sport. En effet l’un des autres plaies du monde moderne qui entraine toute sorte de problème de santé c’est la sédentarité provoquée par la voiture et la tertiarisation de l’économie.
Vous n’êtes pas obligés de devenir marathoniens, mais essayez de faire au moins 30 minutes de marche à pied par jour. Surtout lorsque, comme moi, on s’est installé juste après avoir signé son CDI dans un coin sympa, comme un bord de rivière bordé d’une forêt, avec un centre-ville disposant de tous les commerces nécessaires juste à côté.Dans ce cadre-là, c’est plutôt une heure de marche à pied que l’on fait tous les jours sans même se forcer. En fait, une fois que j’ai perdu suffisamment de poids, je me suis même mis à courir pour le plaisir — ce que j’aurais cru impossible lorsque j’étais plus jeune.
Note : De plus en plus je vois des gens conteste avec des arguments très convaincants que faire du sport permettrait de maigrir ou que la sédentarise jouerait un rôle dans l’épidémie d’obésité dont le surpoids. Pour le moment je n’ai pas d’avis définitif sur la question mais quoi qu’il en soit même si le sport ne permet pas directement de maigrir il a des vertus incontestables pour le cœur et la santé mentale qui justifie à eux seul de faire du sport.
Et indirectement je pense que son effet sur notre santé mentale et physique permet de maigrir plus facilement que si on ne fait aucun exercice. En effet il est bien plus facile de maigrir lorsque l’on est heureux et que l’on a pas de problème de santé.
5) 4) Troisième règle : Augmenter et diversifier les apports en fibre et diminuer la densité énergétique des aliments
Règle redondante avec la première. En effet, si vous vous mettez à vous nourrir quasi exclusivement de produits de base que vous aurez cuisinés, au fil du temps, vous allez naturellement — et sans effort — vous mettre à manger plus de fruits et légumes, et de façon plus diversifiée. Parce que c’est bon, pas cher, facile à cuisiner, et qu’une fois désintoxiqué de toutes les saloperies que les industriels mettent dans leurs plats pour nous rendre accros, vous allez rapidement en avoir marre du sempiternel steak-pâtes et rechercher de quoi pimenter un peu votre assiette.
En tout cas, je crois que c’est ce qui s’est passé pour moi.Mais je pense quand même utile de dire qu’à ma connaissance — d’après les spécialistes — notre alimentation est en excès de tout, sauf de fibres. Nous mangeons trop de graisses, trop de sucre, trop de sel, trop de produits laitiers, trop de viande… mais par contre, nous mangeons si peu de fibres que cela commence à provoquer des problèmes de santé.
En effet les fibres ne sont pas des aliments que nous sommes capables de digérer, mais c’est la seule nourriture des bactéries qui peuplent notre organisme et qui sont indispensables à notre survie. Elles jouent notamment un grand rôle dans la digestion et dans la création de la sensation de satiété. Si elles ne reçoivent pas des fibres en quantité et en diversités suffisantes (car elles ne mangent pas toutes le même type de fibres), non seulement elles meurent, mais en plus certaines molécules qui devraient nous donner le signal d’arrêter de manger ne sont plus produites. Résultat : on mange plus que nécessaire.
Et encore une fois, c’est redondant, mais il n’est sans doute pas inutile de rappeler qu’il vaut mieux remplacer les aliments denses énergétiquement, comme les pâtes, le pain de mie ou le chocolat, par des produits moins denses comme les pommes de terre, la baguette tradition et les fruits. J’ai l’impression que, quand je me nourris de ce type d’aliments, je suis rassasié en ayant absorbé moins de calories (mais ce n’est peut-être qu’une impression).
Après je vais le répéter dans le paragraphe suivant mais le conseil c’est de diversifier son alimentation. Pas de s’interdire certain catégorie d’aliment. Et surtout il ne faut pas que se soit une contrainte. À la rigueur on peut périodiquement se lancer comme défit de manger des aliments que l’on aime pas, pour essayer de changer ses goûts ou de trouver un moyen de les cuisiner qui feront qu’ils deviendront délicieux. Mais la plupart du temps on doit juste manger ce que l’on a envie de manger. Si vous avez une subite envie de chocolat alors faites-vous en péter le bide tous les jours pendant une semaine sans culpabiliser. Mais attention avec du chocolat de boulanger. Pas avec des chocolats industielles. Vous verrez que la semaine d’après vous n’aurez plus du tout envie de chocolats. Faite confiance à votre corps, lorsqu’il n’est pas hackés par les produits industriels il sait ce qui est bon pour lui.
5) 5) Quatrième et plus importante règle : Il n’y a pas de règle
Ne vous culpabilisez pas d’avoir beaucoup mangé au cours d’une journée et ne vous retenez pas de manger autant que vous le voulez (surtout durant un événement festif ou exceptionnel). À part vous rajouter inutilement des soucis, cela ne sert à rien. La perte de poids, c’est sur le temps long.
C’est pareil pour le fait de ne pas faire votre exercice quotidien parce que vous étiez fatigué ou que vous n’aviez juste pas envie. La perte de poids se fait sur le long terme. Perdre 50 kilos m’a pris 2-3 ans. C’est un marathon, pas un sprint.
Le but, c’est d’adopter un mode de vie qui vous plaise, qui implique une perte de poids et que très vite ça devienne une habitude qui vous manque ou qui ne vous demande plus d’effort pour vous en sortir. Il faut que l’exercice que vous pratiquez soit un plaisir que vous continuerez même lorsque votre objectif de perte de poids sera atteint. Il faut que vos repas soient un plaisir et que revenir à votre ancienne nourriture soit vu comme un sacrifice.
Il ne faut pas que le temps de préparation des repas ou des courses soit vu comme un énorme sacrifice, sinon vous risquez d’arrêter et de reprendre du poids. Ce qu’il faut, c’est par essais-erreurs trouver un régime et un exercice quotidien qui créent un léger déficit calorique (100 kcalories par jour c’est déjà bien). Pour cela, trouvez des méthodes pour augmenter vos dépenses en énergie ou alors mangez des aliments moins denses énergétiquement.
Ne vous privez pas de sucre mais remplacez le chocolat par des pommes en hiver et des abricots en été (qu’est-ce que c’est bon les abricots). En termes de plaisir gustatif, c’est le même mais par contre les fruits rassasient plus et sont moins caloriques au kilo. Remplacez le pain de mie industriel par une baguette tradition. D’ailleurs vous pouvez la manger toute chaude en vous promenant dans votre ville, ce qui vous fait de l’exercice. Si elle n’est pas pourrie par les voitures, c’est quelque chose de très sympa à faire quotidiennement.
Bref, ne vous interdisez rien (pas même le chocolat). Mais essayez de changer votre alimentation progressivement. Et je dis bien progressivement : Rome ne s’est pas faite en un jour. Au fur et à mesure que vous introduisez des aliments nouveaux (et que vous diminuez la quantité de sucre industriel), votre goût va changer et des plats que vous trouviez immondes vont vous sembler délicieux (et inversement, il y a des plats que je ne peux plus manger car maintenant je les trouve trop sucrés).
Par exemple, je me suis mis à manger du tofu pour des raisons plus écologiques que diététiques. Au début, je trouvais que ça n’avait aucun goût, puis j’ai appris à le cuisiner, mon palais s’est habitué, et maintenant je suis comme les Chinois : je trouve ça délicieux et je ne peux plus m’en passer. Pareil pour l’exercice. Au début, 30 minutes de marche vous sembleront beaucoup, mais au bout d’un an vous commencerez peut-être à ressentir l’envie de courir.
Tout ce qu’il faut, c’est faire de petits changements progressivement et valider en vous pesant régulièrement que c’est efficace. Et si ce n’est pas efficace, on ne culpabilise pas, et on ne se dit pas que le mois prochain on fera preuve de volonté et qu’on ne mangera pas autant.
La volonté est aussi utile pour maigrir que l’abstinence l’est pour la contraception : sur le papier ça marche, mais en pratique ça va à l’encontre du fonctionnement de notre corps. Notre libre arbitre et notre volonté ne sont que des illusions. Nous ne sommes que des robots gouvernés par un programme dont on n’a même pas conscience. On n’a pas plus de contrôle sur ce que l’on mange que sur les battements de notre cœur.
Par contre, vous pouvez hacker ce programme qui vous contrôle en modifiant votre environnement ou vos habitudes progressivement. Ce n’est pas au moment du repas que l’on maigrit, mais au moment de faire les courses.
5) 6) Dernière règle : Ne pas se peser plus d’une fois par mois
Ne vous pesez pas plus d’une fois par semaine. Je recommande même de ne le faire qu’une fois par mois. Le but, c’est de savoir si la stratégie employée fonctionne, et de la corriger le cas échéant (par exemple, en décidant de diversifier davantage son alimentation en introduisant des aliments peu courants comme le tofu).
Or, si l’on fait des mesures plus fréquentes, on va simplement mesurer du bruit et obtenir des informations trompeuses. En effet, si vous mesurez votre poids plusieurs fois au cours d’une journée ou même d’une semaine, vous verrez des variations — parfois des augmentations d’un ou deux kilos — qui ne sont pas liées à un véritable changement de poids, mais juste à la vie normale de votre organisme.
Par exemple, entre le matin et le midi, j’ai déjà constaté des différences de deux kilos alors que je n’avais rien mangé et que je n’avais pas fait de sport.
5) 7) Critique
Vous l’aurez compris en lisant ses lignes, ma méthode demande d’avoir le temps et l’énergie pour cuisiner et faire du sport après le travail. De plus, elle demande de vivre dans un endroit où il est possible de marcher, courir… sans être gêné par ces saletés de bagnoles et dans un cadre qui donne envie de le faire. C’est donc une méthode qui n’est applicable que si on appartient aux classes moyennes hautes et aux classes aisées. Ou alors pour des célibataires sans enfant.
Malheureusement la minceur et la bonne santé sont désormais des signes ostentatoires de richesses.
5) 8) Piste supplémentaire
À noter également que des études suggèrent que le bio serait bon pour la perte de poids. Et quand je dis ça, j’ai bien en tête la différence entre corrélation et causalité. En effet, il est bien connu depuis des années qu’il y a une corrélation entre les deux, mais jusqu’à présent la causalité n’était pas établie. Cependant, il semblerait que cela soit en train de changer, même si pour le moment je ne crois pas que le consensus soit total, ni que l’effet mis en évidence soit énorme.
Mais je me trompe peut-être, car j’avoue ne pas avoir pris le temps de faire des recherches ou de vérifier mes sources pour écrire cet article.
En effet, les conseils de cet article se basent plus sur mon expérience personnelle que sur un quelconque consensus scientifique. Si j’ai, ici ou là mentionner des faits scientifiques, ce n’est pas parce que ce sont des faits que j’ai vérifiés, mais parce que ce sont des croyances sur l’alimentation qui ont guidé mes choix, et la mise en récit que j’ai faite à posteriori pour expliquer pourquoi j’ai perdu du poids.
Quoi qu’il en soit, si le bio est trop cher pour vous ou peu accessible, n’en faites pas une montagne. Ce n’est pas un prérequis pour être mince et en bonne santé (ou tout simplement heureux). Mais si on continue à démanteler les normes environnementales pour permettre au 3 % des agriculteurs les plus gros d’augmenter leur bénéfice au détriment des plus petits alors avec ça risque de ne pas durer.
Pour plus de conseil de nutrition, je recommande cette chaîne : violettediet
5) 9) Le rapport avec la choucroute
Après cette lecture vous me direz sûrement que c’était très intéressant, mais vous ne voyez pas le rapport avec le sujet de ce petit essai.
Le rapport c’est que tout ce que je viens de préconiser c’est globalement ce que préconisent les médecines religieuses pendant des années alors qu la médecine scientifique disait qu’il fallait éviter certain groupe d’aliments comme le gras et le sucre. Pendant des années la médecine scientifique a soutenu que les produits industriels ne présentaient aucun problème (avec de bons arguments et beaucoup de mauvaise foi) alors que la médecine religieuse a dès le début tapé juste (avec de mauvais arguments mais beaucoup moins de mensonge et de corruption). Et ce n’est pas le seul sujet sur lesquelles les médecines religieuses se sont relevé avoir raison en avance
Et ce n’est pas un hasard, car les recommandations des religions se basent sur des heuristiques qui ont mis des milliers voire millions d’années à se développer dans nos sociétés pour savoir ce qui est bon ou non à manger, et qui sont donc très efficaces (à défaut d’être logiques).
Et puis, parfois, la propagande transforme des arguments logiques en connerie new age. Par exemple, la promotion par le bio de solutions naturelles en opposition aux solutions chimiques a souvent été perçue par les milieux sceptiques comme un sophisme d’appel à la nature. Ils pensent que cela n’a aucun sens et que c’est la preuve qu’en fait le label bio est une vaste escroquerie. Ils font des vidéos pour tenter d’expliquer que tout est chimique et naturel : le pétrole, c’est naturel ; l’uranium, c’est naturel ; et l’eau, c’est un produit chimique. Un produit non chimique et non naturel, ça n’existe tout simplement pas.
Et même si l’on fait preuve de charité argumentative et que l’on considère que les promoteurs du bio parlent de "chimique" au sens « non présent dans la nature, fabriqué artificiellement par l’homme », alors ils disent que c’est un critère débile de sélection des produits à utiliser, car ce n’est pas parce qu’un produit est présent à l’état naturel qu’il est moins toxique. Ils prennent alors l’exemple de l’arsenic, du tabac ou de la fameuse bouillie bordelaise pour prouver que les produits naturels peuvent être plus toxiques que les pesticides utilisés en agriculture conventionnelle.
Alors que s’ils avaient interrogé n’importe quelle personne ayant travaillé sur le bio, on leur aurait expliqué que chaque année, nous mettons sur le marché des centaines de nouvelles molécules sans qu’il y ait de test de leur toxicité et sans savoir si elles sont biodégradables.
En conséquence, on se rend fréquemment compte, au bout de plusieurs dizaines d’années, que ces molécules sont en fait extrêmement toxiques et qu’elles ne sont pas biodégradables, ou alors seulement en plusieurs siècles, voire millénaires. En conséquence de quoi, il est impossible de les retirer de l’environnement, et elles vont donc y rester et faire des morts pendant des millénaires (le chlordécone et les PFAS sont des exemples très célèbres, mais ils ne sont que le sommet de l’iceberg).
Or, si l’on continue comme ça, on sait qu’il viendra un moment où l’environnement sera tellement empoisonné qu’il ne sera plus vivable pour les humains (probablement la Terre deviendra non fertile avant cela, mais ce n’est pas beaucoup mieux).
Les inventeurs du bio avaient pour volonté de créer une agriculture qui ne participerait pas à ce problème. Mais ils n’avaient pas les moyens ni le temps de faire des études pour savoir quelles molécules étaient vraiment sans danger. Donc, à la place, ils ont eu recours à une heuristique, en se disant que si une substance est produite dans la nature, alors l’évolution a très probablement produit des bactéries ou des plantes capables de les dégrader. Donc il y a de fortes chances que l’environnement puisse s’adapter à une forte présence de ce produit, et que si l’on constate un problème, il soit biodégradable, et donc que, si on arrête d’en épandre, il disparaîtra de lui-même de l’environnement en quelques années.
En gros, c’est un moyen concret d’appliquer le principe de précaution, qui est : on ne répand massivement que des produits dont l’innocuité et la réversibilité ont été prouvées. C’est un peu le même principe que dans l’aviation, où l’on autorise à voler que des avions qui ont prouvé qu’ils n’allaient pas trop se crasher grâce à des tests. On sait que les tests ne sont pas infaillibles, mais c’est ce que l’on a de mieux pour appliquer ce principe, alors c’est ce que l’on fait.
Le bio n’autorise que des produits naturels, car c’est la meilleure méthode qu’elle a pour sélectionner des produits qui ne nuiront pas à l’environnement.
Et je vous vois, les défenseurs du glyphosate. Il a fallu attendre plus de 20 ans après l’utilisation en masse de ce produit pour avoir les premières études sur ses effets sur la santé et l’environnement, et encore aujourd’hui il n’y a pas de consensus sur ce sujet dans le milieu de la recherche (contrairement à ce que disent beaucoup de sceptiques), mais, à priori, il y aurait un effet négatif sur l’environnement et la santé.
Certes, bien moindre que celui de la plupart des autres produits utilisés en conventionnel, mais ce n’est pas une raison pour s’en satisfaire. Il détruit moins vite notre environnement que les autres produits, mais il le fait quand même. Donc son utilisation massive n’est pas acceptable (au contraire d’une utilisation ponctuelle suite à une grosse catastrophe qui survient tous les dix ans).
En conclusion, la médecine scientifique c’est un peu ce bon élève en math qui va donner la bonne réponse après une demi-heure à bien justifier chaque étape de son raisonnement alors que la médecine religieuse c’est celle qui donne directement la réponse mais sans être capable d’expliquer comment elle a fait.
Sauf que l’on est pas à l’école et que les deux sont instrumentalisés pour porter des idées ou les intérêts de certain groupe sociaux. La médecine scientifique est instrumentalisée par les riches et les grandes entreprise pour défendre son intérêt et faire passer ses mensonges pour des réalités. Et la médecine religieuse et instrumentaliser par des escrocs pour gagner de l’argent et par les classes moyenne supérieur pour se distinguer.
Malgré tout je pense tout de même qu’en cas de désaccord entre la médecine scientifique et la médecine religieuse il faut davantage faire confiance à la médecine scientifique. Car si j’ai tant insisté sur les cas où médecine religieuse avait raison, c’est pas parce que je pense qu’elle a plus souvent raison que la médecine scientifique mais parce qu’en général dans notre société on ne remet pas assez en cause la médecine scientifique.
Même si c’est vrai qu’elle en général beaucoup plus efficace et qu’elle est de plus en plus attaquée de manière dégueulasse par des gourous manipulateur, sacralisé la médecine scientifique n’est pas une bonne idée, ne serait parce que c’est le meilleur moyen pour qu’elle devienne à son tour une médecine religieuse. En effet pour moi ce qui différencie vraiment la médecine religieuse de la médecine scientifique ce n’est pas ses traitements, mais le fait que la médecine scientifique soit à tout moment critiquer par ses defenseur. Que l’on reconnaisse ses défauts et que l’on essaye de les corriger (ou à minima que l’on s’excuse pour ceci). Et le premier d’entre eux c’est que contrairement a ce que l’on prétend souvent elle n’est pas neutre et détaché des contraintes matérielles (même si elle essaye).
6) Bonus : Pourquoi je n’aime pas ‘L'empire n'a jamais pris fin’ de Pacôme Thiellement sur Blast
Depuis environ un an Blast , diffuse une nouvelle émission nommée : L'empire n'a jamais pris fin qui connaît un franc succès.
Or, j’ai déjà sous-entendu ici et là que je n’aimais pas cette émission sans jamais dire pourquoi. Voici donc, en exclusivité, les trois raisons pour lesquelles je n’aime pas cette émission.
Déjà, c’est un détail, mais je déteste sa phrase d’introduction : « Je ne suis pas historien mais exégète. Si vous n’aimez pas mon histoire de France, alors écrivez la vôtre. »C’est très joli, mais ça ne veut rien dire. En effet, un exégète, c’est quelqu’un qui va interpréter un livre ou une œuvre d’art qui existe déjà, pour en tirer le sens caché ou le vrai sens. Par exemple, faire l’exégèse de la Bible, c’est essayer de découvrir, en lisant la Bible et éventuellement en se renseignant sur le contexte historique dans lequel elle a été écrite, quel est le message que Jésus a voulu faire passer (ce que Pacôme fait dans un des premiers épisodes de L'Empire n’a jamais pris fin). Mais il n’existe pas de livre écrit une bonne fois pour toutes nommé : l’histoire de France, dont on pourrait faire l’interprétation.Dire que l’on est exégète de l’histoire de France, c’est comme dire que l’on est boulanger pour plante verte. Ça fait illusion parce que c’est grammaticalement correct, mais en vrai, cela n’a aucun sens. Et la phrase qui suit peu après me laisse à penser qu’elle a été placée dans le seul but de ne pas avoir à répondre des critiques qu’il savait inévitables.De lui permettre, comme d’autres personnes engagées dans la même démarche d’instrumentalisation de l’histoire à des fins politiques (comme François Asselineau), de prétendre, quand ça l’arrange, qu’il ne prétend pas à la réalité historique, car il ne fait que de la fiction inspirée de faits réels dans le but de propager des idées politiques (ce qui est une activité tout à fait louable), tout en mettant tout en œuvre pour que la plupart des spectateurs croient avoir affaire à un récit historiquement exact.Et non, il n’y a rien qui l’aurait empêché de dire dès le début qu’il est historien amateur ou même historien tout court. Ce n’est pas un titre protégé par la loi, et cela aurait été plus honnête.Car ce qu’il fait, c’est un travail d’historien. Un mauvais travail d’historien, certes, mais un travail d’historien.
Et justement, la deuxième raison pour laquelle je n’aime pas son travail, c’est que c’est un roman national de gauche, et que je n’aime pas les romans nationaux.C’est-à-dire que son histoire de France est une version simplifiée (voire mensongère) de l’histoire, axée sur de grandes figures, ayant pour but de légitimer et de propager des idées politiques.Bien sûr, tout le monde simplifie lorsqu’il s’adresse au grand public, ou tout simplement parce qu’on ne peut pas tout dire, même dans un livre d’histoire de 1000 pages.Bien sûr, le choix de ces simplifications n’est jamais neutre politiquement.Bien sûr, le travail d’historien, ce n’est pas que de relater une série de faits déconnectés les uns des autres, mais d’expliquer pourquoi ils se sont produits.C’est-à-dire en quoi ils sont les causes et les conséquences les uns des autres, et quelle était la mentalité, le contexte historique et les raisons qui ont poussé les hommes à agir tels qu’ils l’ont fait en réaction à ces événements.Et encore une fois, cette explication n’est jamais neutre politiquement.Mais la plupart des historiens et les bons vulgarisateurs en histoire assument et combattent ces biais idéologiques du mieux qu’ils peuvent, et acceptent (avec plus ou moins de bienveillance) la critique.Par contre, Pacôme Thiellement, tout comme Guillemin et Richard Ferrand, refuse la critique sous des arguments que je trouve fallacieux (voir point 1) et n’est à aucun moment dans une optique de combattre/assumer ses biais afin de proposer le travail le plus historiquement exact.Tout comme eux, il choisit ses citations pour aller dans son sens et faire rentrer au forceps les événements historiques dans son cadre, qui est que, grosso modo, l’histoire serait depuis des millénaires une lutte entre une masse d’opprimés voulant imposer le communisme, contre un petit groupe d’élites malveillantes voulant imposer leur domination par la violence la plus abjecte.Un exemple de ça est sa vidéo : BOURGUIGNONS VS ARMAGNACS : GAME OF THRONES MAIS POUR DE VRAI - ÉPISODE 6 , où il compare l’une des révoltes contre les impôts mis en place par le roi pour financer ses guerres à celle des Gilets Jaunes, en disant que c’est le peuple qui se révolte contre la misère.Or, les impôts dont on parle sont payés exclusivement par les artisans et commerçants.En gros, c’est une des premières révoltes de la bourgeoisie naissante. C’est-à-dire une petite minorité de la population, qui, même avec ces augmentations d’impots, est très loin de la misère et n’a pas grand-chose à voir avec les Gilets Jaunes.Et d’ailleurs, la répression qu’ils subiront et la manière dont ils seront perçus par le reste de la société n’a pas grand-chose à voir avec ce qui est arrivé aux Gilets Jaunes.La France du Moyen Âge, c’est un pays dont la culture, la composition, les modes de production, les groupes sociaux, les rapports de force entre ces différents groupes et leurs aspirations n’ont rien à voir avec ceux de la France d’aujourd’hui. Sur tous ces points, nous sommes plus proches des Chinois que de nos ancêtres d’il y a mille ans.Le travail d’un bon historien est de nous faire percevoir cette différence. De nous permettre de voyager vers ces terres inconnues que nous arrivons à peine à concevoir.
Ce n’est pas ce que fait Pacôme Thiellement. Lui, construit un mythe visant davantage à nous unir dans notre présent pour modifier notre futur, plutôt qu’à éclairer notre passé.Et même si je n’aime pas cela, c’est peut-être une bonne chose.C’est-à-dire,que de la même manière que je n’aime pas la violence mais que j’en reconnais quand même la nécessité (ou le caractère inévitable) dans certains cas, je crois que, même si je ne l’aime pas, le travail qu’a entrepris Pacôme est sans doute nécessaire (ou en tout cas qu’il fait plus de bien que de mal).En effet, beaucoup de gens (surtout dans les classes populaires) ressentent le besoin de faire partie d’une communauté et d’avoir ce type de mythe fondateur qu’est en train d’écrire Pacôme Thiellement.Or, on a vu durant les dernières années l’extrême droite s’engouffrer dans ce domaine en proposant leurs mythes et leur roman national revisité.Leur laisser la place libre sous prétexte que la petite bourgeoisie culturelle de gauche (dont je fais partie) ne peut pas blairer les mythes et le communautarisme n’est sans doute pas une bonne idée.La vérité, c’est que cette série de Pacôme Thiellement fera sans doute plus pour les idées que je défends que moi durant toute ma vie. En fait, il fait le sale boulot que je suis trop snob pour faire.Donc, même si je n’aime pas son travail, in fine je devrais éviter de trop le critiquer. Surtout qu’il est quand même beaucoup plus rigoureux qu’un Richard Ferrand ou un Franck Guillemin. Et surtout, contrairement à eux, il n’attaque pas violemment les historiens ou les couillons comme moi qui les critiquent sur Internet.
Et enfin, troisième raison pour laquelle je n’aime pas ce qu’il fait : ce n’est pas seulement un roman national de gauche, mais aussi un roman national de gauche chrétienne.Or, je n’aime pas la religion, et tout ce qui s’en rapproche de près ou de loin.
Édit 12/11/2025 : Récemment, j’ai vu cette vidéo géniale qui complète bien cet article : La Gauche Youtube .
En très très résumé, elle dit que la plupart du contenu de Blast, BolcheGeek et des streamers de gauche consiste à reprendre la manière de faire de l’extrême droite, sauf qu’au lieu de créer une colère contre les pauvres et les musulmans, ils créent une colère contre les riches et les réactionnaires. En gros, c’est du populisme de gauche. Sur le long terme, elle dit, en se référant à d’autres de ses vidéos, que cela est néfaste pour la gauche.
Et je suis entièrement d’accord avec ce constat. Par contre, à la fin, elle propose une solution et là, je ne suis pas d’accord avec elle. Pour moi, comme dit plus haut, ce contenu, c’est de la merde, mais c’est de la merde efficace et nécessaire dans le contexte actuel. Pour moi, le problème ce n’est pas le contenu en lui-même, mais le fait que ceux qui le produisent sont persuadés qu’il est génial et refusent toute critique à son égard, ne mettant pas en avant d’autres discours complémentaires ou plus intéressants.
Dans le passé, on avait le même problème avec les vulgarisateurs scientifiques ; afin de préserver leur ego, leur position ou leurs revenus, ils réagissaient très violemment à toute critique, notamment lorsqu’elle venait de personnes plus compétentes qu’eux. Et ils encourageaient ou ne faisaient rien lorsque leur communauté harcelait ces voix dissidentes. J’imagine que le problème est toujours présent, mais la plupart des vulgarisateurs que je suis ont remédié au problème en changeant leur discours : ils ne se présentent plus comme des professeurs qui apportent la vérité à leurs ouailles, mais comme des vulgarisateurs et des animateurs. Ce n’est plus leur travail qu’ils communiquent, mais le travail d’une autre personne, et ils encouragent les gens qui voudraient en savoir plus à aller directement voir le travail de gens plus spécialisés.
Et ils font des vidéos pour expliquer leur démarche et ses limites ; en gros, ils nous montrent les coulisses et nous donnent des outils pour critiquer leur propre contenu. Pour moi, il faudrait que les youtubeurs politiques de gauche remplacent le temps qu’ils passent à se moquer de leurs homologues de droite par un temps où ils nous donnent des outils pour critiquer leur contenu. Pour moi, ce qu’il faudrait faire, c’est que cela devienne une norme chez les organisations de gauche, comme Blast, de critiquer leur propre contenu et de laisser une place au débat. Pour moi, des phrases comme « si vous n’aimez pas mon histoire de France, alors faites la vôtre » ne devraient pas pouvoir rester dans la version finale d’une vidéo de Blast. Par contre, « Je ne suis pas historien, je suis exégète » est tout aussi problématique, mais elle est tellement belle que je lui pardonne.
7) Bonus : deux conférence a voir absolument
Pour terminer j’aimerais vous recommander deux conférence à voir absolument sur les sujet très présent chez les charlatant de tout bord : le rapport de l’homme à la nature et les neuroscience. En effet qu’ils soit un dirigeant de startup scientiste et techno-solutionniste qui va révolutionner le monde a lui tout seul si on lui file 50 balle ou le gourou qui a trouve une méthode révolutionnaire pour soigner le cancer avec de la pisse tous vous dise que leur méthode a été validé par les neuroscience ou qu’elle serrait naturelle. Et en plus ses conférence sont méga intéressantes.
7) 1) Nature et préjugés. Convier l’humanité dans l’histoire naturelle-Marc-André Selosse
Lien de la conférence : Nature et préjugés. Convier l’humanité dans l’histoire naturelle-Marc-André Selosse
MA Selosse est un écologue expert reconnu de la symbiose, ce qui signifie qu’il ne s’intéresse pas à une espèce en particulier, mais à des interactions d’espèces. Il connaît évidemment la biologie humaine, un primate comme un autre, et attire notre attention sur les bactéries avec lesquelles nous vivons (dans notre système digestif, sur notre peau, dans nos cheveux et nos cils) et qui nous sont souvent bénéfiques.
Présentée comme cela, cette conférence ne semble pas passionnante. Et, pourtant, il aborde toute sorte de sujets et y offre un angle totalement nouveau. Afin de ne pas gâcher votre écoute, je ne vais que retranscrire l’une des notions qu’il transmet dans cette conférence : celle de mur évolutif.
En général, le grand public (moi compris) voit la théorie de l’évolution comme une théorie intellectuellement importante, mais sans utilité pratique. Or, d’après cette conférence, c'est complètement faux. En effet, on peut se servir de l’évolution comme d’une arme pour se débarrasser des nuisibles qui nous enquiquinent.
Par exemple, la loi de l’évolution dit que si on administre à un patient un médicament efficace contre le virus du sida, alors le virus mutera jusqu’à ce qu’une souche résistante à ce médicament apparaisse et se propage. En conséquence, très vite, le médicament n’aura plus d ‘effet. Par contre si on le soumet simultanément à deux produits, alors si une mutation permettant de résister à l’un des produits apparaît, ce n’est pas grave. Le virus muté disparaîtra, tué par le second produit. Pour que le virus muté ait un avantage et se multiplie, il faudrait qu’il ait une mutation qui le rende simultanément résistant aux deux produits. Et ça, ça a beaucoup moins de chance d’arriver qu’une mutation immunisant le virus face à un seul produit. Et, si on rajoute un troisième produit, les chances deviennent infinitésimales.
C’est ainsi qu’on conçut la trithérapie, qui est en fait un traitement qui consiste à créer un mur évolutionniste pour le virus du sida. C’est-à-dire en créant un obstacle que les règles de l’évolution ne lui permettent pas de franchir et qui le condamne à l’extinction.
Et, ce que l’on a fait pour le virus du sida, on pourrait le faire pour les insectes/champignons/bactéries qui ravagent nos cultures. Au lieu de les asperger de divers d’un pesticide unique jusqu’à ce qu’il devienne inefficace et qu’il faille augmenter la dose (ou mettre un pesticide plus dangereux), on pourrait utiliser différentes techniques pour créer un mur évolutionniste qui empêche les ravageurs de s’adapter.
Mais, ce que l’on ne fait pas dans la lutte contre les nuisibles, on est en train de le faire pour l’homme. L'homme, comme tous les animaux, est capable de s’adapter à la présence de nouveaux produits toxiques dans son environnement. Mais, à notre époque, on introduit tellement de produits toxiques différents dans notre environnement que l’on ne peut plus s’adapter. Et là, on ne parle pas des pesticides qui sont les produits chimiques qui bien que très nocif (il faut insister la dessus) sont les plus inoffensifs et contrôlés auquel on ait affaire, mais au Mercure, au cadium ou au microplastique dont en moyenne, nous absorbons des doses largement supérieures aux recommandations de l’OMS via la viande ou les légumes. Et cela a des effets concrets.
Par exemple, en tant que gauchiste, j’ai toujours cru que la hausse de la mortalité infantile et la baisse de l’espérance de vie en bonne santé dans tous les pays développés (y compris la France) était dû, je vous le donne en mille : à la baisse de financement des services publics et notamment des hôpitaux. Hors d’après lui au minimum, ce n’est pas la seule cause. En effet, d’après lui, on a une multiplication, et même une apparition de maladies mortelles chez les enfants. Par exemple durant les 40 dernières années, le nombre de cancers chez les enfants se sont multipliés. Et, cela ne peut pas s’expliquer par le recul de la mortalité lié à d’autres maladies que l’on soignerait mieux ou à un meilleur dépistage.
Ceci est un bref résumé qui pourrait laisser penser qu’il a un discours un brin réactionnaire promouvant le retour à la nature et le rejet de la technologie. Ou un brin perché comme celui du physicien Aurélien Barrau. Mais, ce n’est pas du tout le cas et je vous encourage à écouter cette conférence pour avoir les détails de son travail qui est vraiment passionnant.
7) 2) Laissez le cerveau tranquille - Albert Moukheiber à l'Eurêkafé
Lien de la conférence : Laissez le cerveau tranquille - Albert Moukheiber à l'Eurêkafé
ll n’y a qu’un seul moyen de résumer cette conférence sans lui faire insulte : « On ne comprend rien du fonctionnement du cerveau et tous ceux qui prétendent le contraire mentent ou se trompent »
En effet, cette conférence est pour l’essentiel un debunkage savoureux des idées que l’on entend couramment sur le fonctionnement du cerveau et une dénonciation de l’instrumentalisation des neurosciences à des fins politiques ou marketing.
Cette fois, je ne donnerai pas d’exemples, car je pense qu’il est important d’écouter cette conférence en entier, pour bien comprendre les idées qui y sont développées.